COMITE VALMY

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Une infirmière à Macron :
« Moi, je ne vous serrerai pas la main »
billet d’humeur par Bruno Adrie

dimanche 8 avril 2018, par Comité Valmy


Une infirmière à Macron :
« Moi, je ne vous serrerai pas la main »

En visite à Rouen dans un hôpital, Macron s’est fait bousculer par deux infirmières qui ont rué dans les brancards. À l’une d’elle qui lui a lancé un «  moi, je ne vous serrerai pas la main », l’élu président a reproché son manque de courtoisie. La tactique n’est pas neuve, Édouard Philippe en avait usé devant un représentant syndical lors d’une visite chez Sanofi.

Au-delà du fait que l’exigence de courtoisie semble bel et bien être le dernier refuge de la Macronie en costard lorsqu’elle se trouve piégée par la colère de ceux qu’elle agonise, il y a quelque chose d’indécent à entendre des enfants gâtés asséner des leçons de bonne tenue à ceux qui leur reprochent d’être des agents du capital et de pratiquer la politique des caisses vides. Il est remarquable de constater avec quelle candeur ces causeurs-bullshit osent dispenser des leçons de morale à des gens qui, contrairement à eux, travaillent pour de bon. La colère ne peut que croître devant la cruelle niaiserie de ceux qui nous coupent les vivres tout en se goinfrant à nos frais sous les lambris couverts de chancres d’une République roulée dans les draps syphilitiques de l’Argent. Je pense à Léon Bloy qui écrivait, il y a plus de cent ans, que la France était devenue « la salope du monde ». S’il revenait aujourd’hui, il trouverait le pays bien maquereauté par le Profit.

Elle est drôle cette France dans laquelle des élus ont fait de la goujaterie économique un mal dont on ne doit pas parler et qui détournent l’attention en exigeant de ceux qui souffrent de rester « courtois » lorsqu’ils s’adressent à eux.

Ce qui me rassure, c’est que le temps les précipitera tôt ou tard dans les dépotoirs de l’oubli.

Bruno Adrie
7 avril 2018

Photographie : Léon Bloy


In cauda venenum


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