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PHILIPPE SIMONNOT :
UN SIECLE DE MALEDICTION BALFOUR
par Richard Labévière

mardi 3 avril 2018, par Comité Valmy


PHILIPPE SIMONNOT :
UN SIECLE DE MALEDICTION BALFOUR

Evénement – Le centenaire de la Déclaration Balfour – signée le 2 novembre 1917 – est passé complètement inaperçu. Pourtant, cette simple lettre de cent-vingt-deux mots adressée à un certain lord Rothschild, tapée à la machine sur un papier sans en-tête officiel et signée simplement Arthur James Balfour (son titre ministériel n’est même pas indiqué) va servir de fondement au mandat que la Grande Bretagne va exercer sur la Palestine de 1920 à 1948. « Il a été la cause de centaine de millions de morts et en causera probablement bien d’autres, car nul ne voit la fin du drame qui en est issu. Nous en subissons encore aujourd’hui les conséquences », écrit Philippe Simonnot dans son dernier livre1 dont chaque page est une leçon d’histoire, d’intelligence et de courage.

Pour s’attaquer à un tel sujet, il ne faut pas être un perdreau de l’année. Philippe Simonnot ne l’est pas ! Journaliste puis chroniqueur au Monde, docteur ès sciences économiques, il est l’auteur de nombreux ouvrages traitant des différents aspects de l’économie contemporaine – dont Chômeurs ou esclaves – Le dilemme français – aux éditions Pierre-Guillaume de Roux en 2013, et Nouvelles leçons d’économie contemporaine chez Gallimard en 2017, ainsi que d’essais touchant à différents sujets historiques, tel Le Secret de l’armistice – 1940 (Plon, 1990). Depuis quelques années, il publie des analyses de l’actualité dans l’hebdomadaire Le Nouvel Economiste. Il est, en outre le créateur du site « Observatoire des religions » (www.obsefvatoiredesreligions.fr).

En trois chapitres denses et d’une implacable clarté pédagogique, Philippe Simonnot déconstruit méthodiquement le contexte historique de l’événement que constitue la Déclaration Balfour, en s’appuyant sur d’innombrables sources et commentaires de première main. Au fil des pages, se révèlent tractations sordides, combines politiciennes et alliances contre nature qui vont précipiter les Proche et Moyen-Orient vers un abîme sans fond qui n’est pas près de se refermer.

UN ECHEC PATENT

Un an après leur signature, les accords Sykes-Picot sont foulés au pied par une Grande Bretagne qui veut faire de la Palestine un Buffer State – un Etat-tampon – pour sauvegarder le canal de Suez, le cordon ombilical de la Route des Indes impériales. Sans exonérer les autres constructions impériales et leurs conséquences historiques, il faut bien constater que l’héritage du colonialisme britannique a généré et continue à nourrir les foyers les plus profonds et les plus meurtriers des crises internationales : Apartheid Sud-Africain, partition Inde/Pakistan, Arabie saoudite/Qatar, partition de l’Afghanistan, implosion de l’Irak et de la Libye, guerre des Malouines et, last but not least, le conflit israélo-palestinien !

Les diplomates britanniques – au premier rang desquels Winston Churchill dont la résistance sans concession à l’Allemagne nazie a occulté tous les coups politiques les plus tordus – n’ont eu de cesse d’instrumentaliser les minorités ethniques et la religion musulmane au service des intérêts de la Couronne. Avant que Washington n’en comprenne et n’en détourne toutes les ruses, Londres est l’un des principaux sponsors de l’Islam politique et de son revers consubstantiel : le sionisme !

Et c’est l’un des grands apports de la leçon magistrale de Philippe Simonnot de rappeler comment cette idéologie politique s’est élaborée initialement contre les Juifs eux-mêmes. A la fin du XIXème siècle, nombreuses furent les communautés juives d’Europe qui combattirent résolument les mots d’ordre des premiers sionistes et de leur chef de file, le journaliste autrichien Theodor Herzl. C’est à lui, traumatisé par l’affaire Dreyfus, que l’on doit la formule mortifère – « un peuple sans terre pour une terre sans peuple ». Adossé à cette ineptie ethnographique, Theodor Herzl mise sur l’antisémitisme pour conforter les chances de réussite de son futur Etat juif. Comme il l’écrit à son confrère de la Neue Freie Press, Ludwig Speidel « l’antisémitisme, qui représente parmi les masses un courant puissant et inconscient, ne portera pas tort aux Juifs. Je le tiens même pour un mouvement utile du point de vue de la formation du caractère des Juifs. (…) L’éducation s’accomplit seulement par des coups durs. Il se produira un processus de sélection à la Darwin. Les Juifs s’adapteront eux-mêmes. Ils sont comme des phoques que la nature jette dans l’eau. Ils prennent l’apparence et les habitudes des poissons, ce qu’ils ne sont certainement pas. Une fois qu’ils seront retournés sur un terrain sec, et qu’on leur permettra d’y rester pendant quelques générations, ils transformeront de nouveau leurs nageoires en pieds »2.

Philippe Simonnot en tire une première conclusion : « pour nous, la Déclaration Balfour est non pas un succès, mais un échec du lobby juif. Corollaire : ce n’est pas la pression du sionisme qui a enfanté la Déclaration Balfour, c’est la Déclaration Balfour qui a fait du sionisme un authentique mouvement politique du fait que la plus grande puissance de l’époque validait son projet. Auparavant, ce même projet n’intéressait qu’une minorité juive venue principalement d’Europe centrale et orientale et de Russie, rencontrant une forte opposition partout en Europe occidentale et et aux Etats-Unis ».

UNE HISTOIRE DE PETROLE

Dans son implacable quête du réel, l’auteur met à jour l’épistémè – la connaissance en acte, aurait dit Michel Foucault – de la déclaration britannique : une histoire de pétrole d’un intérêt stratégique qui précède la révolution de l’automobile, à savoir la décision prise au début du XXème siècle par l’Amirauté britannique de convertir au fuel la Royal Navy, qui jusque-là alimentait ses vaisseaux au charbon.

« Premier Lord de l’Amirauté en 1911, Churchill, toujours lui, fait valoir que ce mode de propulsion donnera un avantage marqué sur la flotte de guerre allemande, la Kaiserliche Marine en pleine expansion, qui marche encore au coke. L’Angleterre cherche à tout prix à conserver son monopole dans la maîtrise de mers que menace la formidable montée en puissance de la marine allemande », explique Philippe Simonnot ; « le seul inconvénient du choix pétrolier est qu’il n’y a pas une seule goutte du précieux liquide dans le sous-sol anglais (non seulement les gisements de la mer du Nord sont inconnus, mais leur exploitation éventuelle n’est même pas imaginable). D’où l’importance devenue vitale du pétrole perse et des voies pour l’acheminer. En juillet 1913, le même Churchill déclare à la Chambre des communes : « sans pétrole, l’Angleterre ne recevra plus ni maïs, ni coton, ni tout autre matière nécessaire au fonctionnement de son économie. L’Amirauté doit pouvoir contrôler le pétrole à la source ; elle doit pouvoir extraire, raffiner et transporter le pétrole. Bref, l’Empire britannique sera pétrolier ou ne sera plus ».

Les Etats-Unis retiendront la leçon, lorsque qu’à partir du milieu des années 1920, ils lanceront leurs grandes compagnies pétrolières. Mais c’est surtout aux lendemains de la Seconde guerre mondiale – l’encre des accords de Yalta n’est pas encore sèche – que Roosevelt s’empresse de convoquer le roi ibn Séoud à bord du croiseur lourd l’USS-Quincy pour signer un premier pacte « pétrole contre protection ». En effet, le premier Pacte du Quincy (14 février 1945) accorde l’exploitation des plus grandes réserves d’hydrocarbures du monde aux sociétés américaines en échange de la protection d’une dynastie bédouine qui n’a aucune légitimité pour prétendre à la gestion des lieux saints de l’Islam que sont La Mecque et Médine.

Le Pacte du Quincy est signé pour 60 ans. Il sera reconduit en 2005, pour une même durée par George W. Bush sans que l’événement ne suscite une seule ligne dans la presse parisienne… Toujours est-il que ce marchandage fondateur de l’Arabie saoudite moderne repose sur une première révolution de palais, sinon sur un coup d’Etat dont les bases ont été jetées par l’Intelligence Service britannique.

L’ASSASSINAT DE LAWRENCE

Depuis le début de la Première guerre mondiale, Londres avait misé sur le chérif Hussein. Hachémite, c’est-à-dire descendant du Prophète, Hussein a été chargé par les Turcs de la garde des lieux très saints de la Mecque. Il a épousé la fille d’un haut fonctionnaire turc et reçu force subsides d’Istanbul. Le voici maintenant stipendié aussi par les Anglais qui cherchent à l’utiliser contre l’empire ottoman. Londres va jusqu’à lui promettre que lui-même et ses fils Ali, Abdallah et Fayçal régneraient sur des entités indépendantes (Hedjaz, Syrie, Irak, Jordanie), réunies dans une grande fédération arabe gouvernée depuis La Mecque ou Damas. La suite est connue…

Les 300 000 Arabes combattant dans l’armée ottomane demeureront loyaux envers l’Empire. En comparaison, le nombre de ceux qui rallieront la bannière du chérif de La Mecque sera extrêmement faible, tout au plus quelques milliers d’hommes – souvent des déserteurs qui ne savent où aller – faiblement motivés à l’idée de combattre des coreligionnaires. Tout le contraire de la légende hollywoodienne d’un certain Thomas Edward Lawrence, plus connu sous le sobriquet de Lawrence d’Arabie.

Dans ses mémoires, il écrit : « je voyais bien que si nous gagnions la guerre, les promesses faites aux Arabes seraient un chiffon de papier. Si j’avais été un conseiller honnête, j’aurais dû renvoyer mes hommes chez eux au lieu de les laisser risquer leur vie pour ces histoires douteuses. Mais l’enthousiasme arabe n’était-il pas notre meilleur atout dans cette guerre du Proche-Orient ? J’affirmais donc à mes compagnons de lutte que l’Angleterre respectait la lettre et l’esprit de ses promesses. Rassurés là-dessus, ils se battirent vaillamment. Pour moi, loin d’être fier de ce que nous faisions ensemble, je ne cessais de remâcher une amère honte »3.

Londres lâchera les Hachémites pour se tourner progressivement vers les Saoud, plus dociles et malléables. Et la honte ce cette nouvelle manipulation ne quittera plus Lawrence jusqu’à son « accident » de moto. Mort suicidaire ou provoquée, plusieurs sources dignes de foi estiment que l’Intelligence Service ne pouvait pas laisser vivre ce témoin capital de toutes les facéties orientales de la Perfide Albion… Près du lieu de l’accident, quelques minutes avant la chute mortelle, on vit disparaître un fourgon noir qui n’a jamais été retrouvé. Les historiens enquêtent toujours…

DU MASSACRE DE DEIR-YASSIN A LA BOMBE

Dans la logique de la Déclaration Balfour, les morts de la Révolte arabe devaient en annoncer d’autres ! Deux mois avant la naissance d’Israël – le 14 mai 1948 – la Haganah conçoit le « Plan D » (D comme Daleth en hébreu : la porte). Ce document prévoit une large campagne d’intimidation – pur euphémisme – allant d’attaques des groupes armés de la Haganah et des terroristes de Stern, à des bombardements en règle. Il est aussi prévu de mettre le feu aux habitations ou de les dynamiter ! Les directives de Ben Gourion sont claires : « l’objectif principal de l’opération est la destruction des villages arabes (…) et l’évacuation des villageois, afin qu’ils deviennent un poids économique pour les forces générales arabes ».

Le premier fait d’armes du Plan Daleth est le massacre de Deir-Yassin, perpétré le 9 avril 1948. Philippe Simonnot : « ce village, dont les trois quarts des habitants furent sauvagement massacrés, était condamnés à disparaître, « parce qu’ils se trouvaient dans une zone que le plan Daleth avait décidé de nettoyer ». L’« Oradour israélien », comme le nomme Rodinson4, est si connu qu’on n’y reviendra pas ici. Menahem Begin, juif polonais très pieux et très respectueux des rites juifs, qui sera Premier ministre d’Israël de 1977 à 1983, était à l’époque chef de l’Irgoun, une organisation terroriste juive. Même s’il nie la réalité du massacre, il en vante les effets : « les forces juives avançaient dans Haïfa comme un couteau dans du beurre. Les Arabes s’enfuirent en criant Deir-Yassin »5.

L’étape suivante est la « purification ethnique », la « désarabisation » de Haïfa. Philippe Simonnot : « de fait l’opération a débuté la veille même de Pâques, le 21 avril 1948. Mordechai Maklef, l’officier chargé du nettoyage, lance des ordres clairs et précis : tuez tout arabe que vous rencontrerez, incendiez tout ce qui est inflammable, ouvrez les portes à l’explosif ». Maklef deviendra plus tard chef d’état-major de l’armée israélienne…

Philippe Simonnot : « ce ne sont pas seulement ces villes qui sont « nettoyées », c’est aussi tout l’arrière-pays rural. Généralement, les « hommes », c’est-à-dire les mâles de 10 à 50 ans, sont séparés des femmes, des enfants et des vieillards. Des « meneurs » sont exécutés sur-le-champ. Des femmes sont violées, des enfants massacrés. La population ayant été évacuée, des mines sont placées dans les décombres pour dissuader un éventuel retour des habitants. La machine de purification est lancée, elle fonctionne toute seule à plein régime : en tout temps et en tout lieu, la soldatesque n’a pas besoin d’ordres précis, d’instinct elle sait ce qu’il faut faire.

« Une fois que la décision a été prise, assure l’historien israélien Pappé, la mise en œuvre a pris six mois. Quand ce fut terminé, plus de la moitié de la population palestinienne d’origine, environ 800 000 personnes, on l’a dit, avait été déraciné, 531 villages détruits, 11 villes vidées de leurs habitants ». La moitié du « travail » avait été accomplie entre le 30 mars et le 15 mai, alors que la Palestine était encore sous mandat britannique. L’auteur nous décrit la passivité, proche de la complicité, des troupes anglaises devant lesquelles des atrocités sont commises. De fait, elles n’avaient plus qu’un seul souci, sécuriser leur retraite, opération toujours délicate et périlleuse on le sait. L’Angleterre a écrit là l’une des plus horribles et des plus honteuses pages de son histoire – le solde sanglant de la Déclaration Balfour ».

Autre avatar emblématique de la Déclaration Balfour, la bombe israélienne6. Celle-ci « reste dans la clandestinité et ses détenteurs n’ont pas à subir la surveillance et les contrôles des organes que la communauté internationale a institués pour les puissances nucléaires ou cherchant à le devenir, notamment l’Agence internationale de l’énergie atomique. De plus, Israël peut se permettre le luxe de ne pas signer le Traité de non-prolifération nucléaire, ce qu’en tant que puissance atomique il serait obligé de faire. Enfin, les Etats-Unis peuvent continuer officiellement à appuyer Israël sans être accusés d’abandonner leur politique officielle de non-prolifération », conclut Philippe Simonnot.

ZEM-MOUR MAIS PAS TEMERAIRE

Dernièrement, Eric Zemmour a rendu compte du livre de Philippe Simonnot dans Le Figaro. Courageux, mais pas téméraire, le polémiste – qui doit parfois donner des gages – écrit des choses bien curieuses : « Simonnot s’émeut avec raison des exactions et des massacres commis par les Israéliens, et les accuse de « nettoyage ethnique ». Mais il reconnaît que ce concept est anachronique, et qu’à l’époque les transferts de populations – Allemands expulsés d’Europe centrale ou échanges entre Musulmans et Hindous, lors de la naissance du Pakistan – étaient monnaie courante. En fait, il plaque une sensibilité moderne sur des gens qui, justement, veulent s’arracher à la modernité pour fonder un État et une nation, et qui regardent comment les autres – les Américains avec la conquête de l’Ouest, les Allemands avec les guerres de Bismarck – ont fait dans un passé plus ou moins lointain ».

Quelle salade niçoise, ou plutôt quelle confusion entre mézzé et falafel !!! L’histoire comparée, c’est comme le ski en neige profonde. Sa pratique ne permet pas la moindre faute de carre. Les « transferts » de populations de Zemmour ne tombent pas du ciel par une corde à foin, mais résultent, avons-nous dit, de politiques délibérées… coloniales, sinon néo-coloniales. Les « échanges entre Musulmans et Hindous », provoqués par le Foreign Office lors du retrait britannique et de la création du Pakistan ont fait plus d’un million de victimes. Eric Zemmour – qui commet lui-même les anachronismes historiques qu’il reproche à Philippe Simonnot – devrait relire les grands auteurs.

Pour ne pas conclure sur cette sinistre séquence, du massacre de Deir-Yassin à la bombe atomique israélienne et aux Intifada successives jusqu’au sinistre Netanyahou, citons le grand historien Arnold Toynbee, que Philippe Simonnot reprend dans son livre : « si la noirceur d’un péché doit se mesurer au degré d’intensité avec lequel le pécheur a péché contre la lumière que Dieu lui accordé, les Juifs ont encore moins d’excuses d’avoir chassé en 1948 les Arabes palestiniens de leurs demeures que n’en eurent Nabuchodonosor, Titus, Hadrien et les inquisitions espagnoles et portugaise lorsqu’ils expulsèrent , persécutèrent et chassèrent les Juifs en Palestine et ailleurs, dans le passé. En 1948, les Juifs savaient, par expérience, ce qu’ils faisaient ; et ce fut leur suprême tragédie que la leçon tirée de leur affrontement avec les Nazis les ait conduits non à éviter, mais à imiter certains des crimes commis par les Nazis contre les Juifs »7.

Cela, c’est de l’analyse historique, et pas de la critique littéraire à la petite semaine. Inutile d’ajouter que l’ouvrage de Philippe Simonnot s’impose, d’ores et déjà, comme l’un des grands classiques nécessaires à tout essai de compréhension de l’Orient compliqué. A lire et diffuser absolument !

Bonne lecture, et à la semaine prochaine.

Richard Labévière
2 avril 2018

1 Philippe Simonnot : Le Siècle Balfour – 1917/2017. Editions Pierre-Guillaume de Roux, mars 2018.
2 Theodor Herzl : The Complete Diaries of Theodor Herl (2 vol.) – Thomas Yoseloff, 1960, vol. 2, p. 278.
3 T. E. Lawrence : Les Sept piliers de la sagesse. Editions Payot, 1936.
4 Maxime Rodinson : Peuple juif ou problème juif ? Editions La Découverte, 1997.
5 Menahem Begin : La Révolte d’Israël. Editions Plon, 1953.
6 Selon les experts militaires les plus sérieux, Israël disposerait actuellement de 200 à 300 ogives nucléaires, engageables sur trois vecteurs : missiles moyenne et longue portée, avions de chasse et sous-marins.
7 Arnold J. Toynbee : A Story of History. Vol. VIII : Heroic Ages. Contacts between Civilisation in Space (Encounters between Contemporaries). Oxford University Press, 1954, page 290.

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