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Libye : Seif al-Islam Kadhafi accable Sarkozy
et lance un appel à Macron
Par Alain Chemali

mercredi 21 mars 2018, par Comité Valmy


Image d’archive du fils du défunt dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam, le 18 août 2007, lors d’une cérémonie marquant l’arrivée de l’eau de la Grande rivière artificielle dans la ville de Ghiryan, au sud de la Libye. © Mahmud TURKIA/AFP

Libye : Seif al-Islam Kadhafi accable Sarkozy
et lance un appel à Macron

Dans un entretien téléphonique exclusif avec la correspondante d’Africanews à Tunis, Seif al-Islam Kadhafi félicite la justice française pour la garde à vue de Nicolas Sarkozy. Il affirme avoir « des preuves solides » contre l’ancien président français dans l’affaire du financement libyen de sa campagne et souhaite le voir traduit devant la justice internationale pour ses « crimes contre la Libye ».

Le fils de feu Mouammar Kadhafi, le guide disparu de la révolution libyenne, fait ces jours-ci un retour surprenant sur la scène médiatique.

Seif al-Islam persiste et signe contre Sarkozy Après l’annonce de sa candidature à une hypothétique élection présidentielle, prévue par le plan de l’ONU pour sortir le pays de la crise, Seif al-Islam Kadhafi a réagi à la mise en garde à vue de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l’enquête sur un financement libyen de sa campagne électorale de 2007.

Joint par téléphone dans sa retraite quasi clandestine par la correspondante du site Africanews à Tunis, Zineb ben Zita, le fils Kadhafi s’est réjoui du sort de l’ancien président français et a « félicité la justice française pour (sic) l’arrestation de Nicolas Sarkozy ».

Un des premiers à avoir révélé sur Euronews depuis Tripoli, en 2011, un financement de ce dernier par son père, Seif al-Islam persiste et signe.

« Je précise que j’ai encore des preuves solides contre Sarkozy. Et je n’ai pas encore été entendu comme témoin dans cette affaire, ni Abdallah Senoussi, l’ex-directeur des services de renseignements libyens qui détient encore un enregistrement de la première réunion de Sarkozy et Kadhafi à Tripoli avant sa compagne électorale », a-t-il affirmé à la journaliste d’Africanews.

« Il y a aussi Bachir Salah l’ex-PDG de la Libya Investment qui est prêt à témoigner malgré les menaces de mort », a-t-il ajouté, omettant de préciser que l’ancien argentier du régime libyen avait fait l’objet d’une tentative d’assassinat en Afrique du Sud.

Il est d’ailleurs, depuis le 23 février 2018, en réanimation à l’hôpital après avoir reçu six balles dans la poitrine alors qu’il rentrait chez lui à Johannesburg où il vit en exil.

Un appel à Emmanuel Macron Même si Seif al-Islam estime que cette garde à vue intervient tardivement, il salue ce coup d’accélérateur à l’affaire et souhaite qu’elle n’en reste pas là. Il veut voir Nicolas Sarkozy traduit devant la justice internationale pour « ses crimes en Libye », a-t-il martelé.

L’entretien intervenant au lendemain de l’annonce de sa candidature à une élection présidentielle en Libye, mais dont la date n’a toujours pas été fixée par l’ONU, le fils Kadhafi en a profité pour attirer l’attention du nouveau président français, Emmanuel Macron.

« Je tiens à vous dire que l’ex-président Sarkozy est responsable du chaos et de la propagation du terrorisme et de l’immigration clandestine en Libye et dans la région. J’appelle donc le président Macron à prendre des mesures pour soutenir les élections en Libye qui pourraient corriger ce qu’a fait son prédécesseur », a-t-il conclu.

21 mars 2018


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