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Billet du jour : pourquoi veut-on que les femmes
aient tellement peur d’être des femmes ?
par Karine Bechet-Golovko

mercredi 10 janvier 2018, par Comité Valmy


Billet du jour : pourquoi veut-on que les femmes
aient tellement peur d’être des femmes ?

Toute société, pour fonctionner, a besoin d’harmonie et d’équilibre. Si les termes de l’équilibre évoluent avec le temps, le résultat doit rester le même, sinon la société chavire. Et notre société chavire sous la dérive destructrice d’un féminisme, qui n’a plus rien à voir avec les femmes. De Wonder Woman à Carmen, elles détruisent un monde, notre monde, parce qu’elles ne se sentent pas à la hauteur.

Les soi-disant "féministes" nous donnent l’image d’un monde où l’homme est un dangereux prédateur et la femme une éternelle victime. Pour rétablir "son" équilibre, la femme devient prédateur, réduit l’homme à l’état végétatif ou à celui de monstre.

Et ces "stars" décalées ont défilé en noir en "soutien" à ces femmes-victimes. Quelles autres femmes sont encore dignes d’intérêt : les victimes et les vengeresses. Les autres n’existent plus. Doivent être bannies.

Dans cette société, la femme ne peut être sexy, car elle deviendrait ainsi la complice de l’homme. L’on se battait avant pour la mini-jupe, maintenant il faut ressembler à une grand-mère. Comme l’exprime parfaitement le Huffpost :

can a woman be sexy and a feminist at the same time ?

Question dramatique. Dramatique de devoir poser cette question, mais pas surprenant. Simplement parce que l’on est entré dans l’époque du post-fémnisme. Evolution logique des déstructurations, puisque nous sommes dans l’époque des "post" : post-modernisme, post-démocratie, post-libéralisme. Chaque mouvement n’est que la caricature de ce qu’il était. Incapacité de notre époque à construire et penser quelque chose de positif. L’on détruit, mais l’on ne sait pas par quoi le remplacer.

Ainsi de très graves questions philosophiques se posent :

Quel est le rapport ? Mais oui, la grotte, le bison ... ça y est, j’y suis. L’homme allait à la chasse et à la pêche pour ramener la nourriture. Heureusement qu’il ne faisait pas la cueillette, sinon, terminées les fraises. Au fait, il ne faisait pas la cueillette ? En passant, maintenant, les femmes vont aussi au magasin chercher leur nourriture, mais c’est en passant. Rien de tel qu’un bon fantasme Cro-Magnon pour vous tenir chaud la nuit.

Autre question fondamentale : comment une femme peut-elle s’épiler ? La question fut très sérieusement posée à l’occasion de la sortie du navet Wonder Woman, montrant évidemment l’héroïne sans poils sous les bras. En effet, quelle idée de s’épiler sous les bras et de ne pas montrer à la caméra une belle petite touffe transpirante, c’est tellement plus esthétique.

Et puis, les hommes ne s’épilent pas sous les bras ... ils se rasent, mais c’est un détail. Le poil, c’est l’homme. Et les féministes regrettent tellement d’être des femmes, qu’elles veulent nous transformer en parodie d’homme.

Caricature, toutjours et encore. A la limite, tant qu’une telle dérive reste dans l’ordre du privé, si nos chères compatriotes ont besoin de tirans, ici féminins, si elles ont tant besoin de se sentir faibles, c’est leur problème. La situation devient plus dangereuse lorsqu’elle s’institutionnalise.

Que ce soit à l’ONU lorsqu’il est décidé que ce personnage de Comics qu’est Wonder Woman devienne ambassadrice officielle pour l’émancipation des femmes. Il est vrai qu’une réaction saine des gens à permis de mettre fin par anticipation à son très officiel mandat. Cette bulle totalement décalée de la réalité ne fait même plus la différence entre une personne vivante et un personnage. Ils ont totalement glissé dans le virtuel et tentent de nous y entraîner à leur suite.

La culture est évidemment aussi sous le feu : comment peut-on applaudir la mort de Carmen ? En effet, quelle idée ! Qu’à cela ne tienne, on réécrit. Comme personne n’est capable de faire une oeuvre de la taille de celle de Bizet pour exprimer les dogmes contemporains, on la prend et on la déforme. Ce manque de génie est bien le signe d’une élite desséchée, en pleine dégénérescence, qui incapable de créer par elle-même ne peut que rabaisser le niveau général à son propre niveau. Les héros sont virtuels. Les combats sont virtuels. Mais ils se heurtent encore à la vie réelle, qu’ils infiltrent inlassablement. Heureusement, l’absurdité de leur comportement les discrédite aux yeux du plus grand nombre.

La plus grande peur n’est manifestement pas celle de mourir, mais celle de vivre. Avec tout ce que la vie implique d’obligations, d’efforts, de renoncements, de dépassement. Face à cela, la fuite en avant et l’abandon sont la solution la plus simple. C’est ce que les post-féministes proposent : un monde fantasmé de et par la peur. Peur d’être femme. Peur de séduire. Peur de vouloir. Quel est le rapport avec les femmes ? Elles ne s’assument pas, elles interdisent donc aux femmes de s’assumer. Effectivement, c’est la culmination de la liberté ...

Karine Bechet-Golovko
mardi 9 janvier 2018

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