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A propos du livre de Charles Xavier Durand , « Une colonie ordinaire du XXIe siècle »
Geneviève Blache

mardi 26 octobre 2010, par Comité Valmy


L’auteur nous précise : « Ce livre a pour but la prise de conscience de notre état de fait et de provoquer le nécessaire sursaut salutaire aboutissant in fine à notre affranchissement. »

L’esclave ne parle-t-il pas toujours la langue du maître ?

Très riche en informations et réflexions sur la démarche mortifère que représente l’abandon du français que les « élites » promeuvent par snobisme, cette mode est aujourd’hui portée à son paroxysme. De mode elle est devenue obligation pour certains, à cause de l’exigence qu’imposent les Anglo-saxons à faire de leur langue, la langue universelle... tandis que l’UE veut imposer aux Etats de se transformer en régions européennes, donc d’avoir une langue véhiculaire, se substituant aux langues maternelles.

Cette Europe supranationale, Tour de Babel manigancée par l’empire atlantiste, venu chercher les « dividendes de son investissement » dans la Deuxième guerre mondiale, favorise cette soumission de plus en plus suivie, annihile les esprits, toutes catégories sociales confondues.

L’utilisation du « globish » devient naturelle dans les médias, -publicité comprise, espérons au moins que cela sera contreproductif-, la vie professionnelle, l’administration, la Défense et l’Éducation « antinationales », certaines Ecoles, dites supérieures, la mode vestimentaire, les enseignes de magasins ou de sociétés, etc., au point d’organiser la totale colonisation états-unienne de notre culture, développant ainsi de plus en plus leur hégémonie.

Depuis lors, le dollar et l’anglais sont les armes employées par les États-Unis pour gagner « pacifiquement » cette guerre économique en « Occident », tandis que dans le monde, ils mènent de réels et cruels conflits armés, de façons abusives et le plus souvent illégales.

« Si les États-Unis deviennent consciemment maîtres du monde, vous verrez jusqu’où ira leur impérialisme. » (De Gaulle à Malraux).

Cette « a-culture » a permis la mise en place de l’UE, instrument supranational, destiné à gommer l’existence des souverainetés nationales, et par la même celle des Peuples européens. L’UE n’est pas européenne, elle ne fut jamais envisagée indépendante, elle est une colonie : Washington est une Rome... barbare ! Et surtout, il faut arrêter de croire au mythe de l’UE, créée en contrepoids nécessaire à la puissance états-unienne, elle n’en est qu’un outil.

Voilà ce que développe avec brio C-X Durand tout au long de ses chapitres, ou il égraine de multiples arguments et exemples étayant sa thèse.

Il explique que pour l’intelligentsia tout ce qui n’est pas écrit en anglais ne présente aucun n’intérêt, et ne mérite même pas d’être lu, particulièrement lorsque l’on traite des sciences exactes, de technologies, d’économie, de finance, etc. L’obligation faite aux chercheurs de produire leur résultat en anglais est une des principales raisons de notre appauvrissement en découvertes fondamentales ; sans compter combien le handicap de ne pouvoir utiliser sa langue maternelle pour produire, peut amoindrir le résultat des travaux pour cause de traductions, plus ou moins réussies, qui les dévaluent.

La domination de l’empire a sclérosé les intelligences, la vie culturelle, la pensée... La langue n’est pas seulement un instrument de culture, elle est une arme de dissuasion massive redoutable, de conquête des esprits, de suprématies politique, économique, de domination. Ce combat de défense de la langue nationale n’est pas un gadget dérisoire pour puriste démodé, passéiste, luttant contre quelques expressions émaillant des textes.

Nous sommes en guerre, une guerre sans morts apparents, le dollar et l’anglais en sont les armes les plus insidieuses. Avec l’emploi du « globish », comment prôner l’intérêt du « parler français », à des jeunes issus de l’immigration, si nous-mêmes le boudons ? Comment convaincre les immigrés et leur descendance de s’intégrer à fins d’assimilation, si nous-mêmes, nous renions notre identité en reniant notre langue ? Comment condamner alors le communautarisme ? Sans compter la mode qui consiste à donner aux nouveaux-nés, des prénoms entendus dans les séries télévisées nord-américaines dont la télévision nous abreuve, ou appartenant aux acteurs de la « star-ac » !

Pour finir de vous convaincre de lire ce livre passionnant bien que pédagogique, essentiel à l’argumentation de la défense de la langue française, nous pouvons l’illustrer par ce que disait Jules Michelet, parlant de la langue, toutes les langues, riches et indispensables dans leur diversités, à l’instar les Peuples :

« La langue est la représentation fidèle du génie des peuples ».

Alors « aux armes citoyens »... lisez, informez-vous et résistons !

G B - oct. 2010 - Comité Valmy / Résistance et Renouveau Gaulliste

Une colonie ordinaire du XXIe siècle -

Charles Xavier Durand - éd. belge E.M.E. - coll. Société -


Charles Durand est ingénieur de formation et informaticien par profession. Il a vécu et travaillé plus de 25 ans à l’étranger. Il a été professeur d’université en informatique durant 20 ans et a travaillé également dans l’industrie et en consultation. En 2005, alors qu’il est directeur de l’Institut de la Francophonie pour l’informatique de Hanoï (IFI), il est brusquement et paradoxalement congédié par l’Agence universitaire de la Francophonie, pour avoir tenté d’interdire aux étudiants de l’IFI d’effectuer des stages en anglais dans les pays francophones du Nord.

Dans les quinze dernières années, il s’est intéressé aux possibilités de conditionnement social et à la manipulation des masses par le biais des modifications imposées à la langue, indépendamment de son évolution naturelle. Il s’intéresse actuellement à la “guerre de représentation” et plus généralement à la “guerre cognitive” et à l’utilisation de la langue comme levier stratégique de puissance. En 1996, au Quai d’Orsay, il reçut de Margie Sudre le grand prix international de la Francophonie Charles-Hélou pour un mémoire esquissant les réformes à mettre en œuvre par la Francophonie institutionnelle pour en améliorer l’efficacité mais ses recommandations ne furent jamais mises en application.

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