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Macron, le tueur d’ALSTOM
Comité Valmy

dimanche 15 octobre 2017, par Comité Valmy


Macron, le tueur d’ALSTOM

En 2014, en tant que secrétaire général adjoint à l’Elysée puis en tant que ministre de l’économie à partir d’août 2014, Emmanuel Macron avait soutenu puis finalisé, le démantèlement d’Alstom, et le bradage de sa partie énergie, défense et satellite, au géant US General Electric. Ce démantèlement et ce bradage avaient été refusés par le précédent ministre. Alors qu’il avait la possibilité de nationaliser (ce que firent d’autres gouvernements avant lui) et de protéger cette industrie notamment par le « décret Alstom » de Montebourg, il refusa, fidèle à son idée que « la France n’est pas le Venezuela ».

Ce démantèlement et cette braderie étaient, selon de nombreuses voix (C2FR et Jacques Myard notamment) une forfaiture, une trahison, accompagnées de délit d’initié et de corruption. Elle détruisait un fleuron de l’industrie, démantelait un outil fondamental de notre indépendance, et livrait à la précarisation des milliers de salariés.

Aujourd’hui M. Macron, en tant que président, récidive, persiste, finit le « bon boulot ». Il vend Alstom à Siemens. Selon le « Sud Ouest » du 27 septembre 2017 il aurait même « persuadé Merkel » de l’opération !

Le prétexte de l’alliance avec Siemens pour contrer le chinois CRRC est d’autant plus absurde que c’est le même Siemens qui vendit la technologie des TGV à la Chine. De toutes façons, on imagine très bien qui, dans le cadre d’une concurrence libre et non faussée, entre les entreprises ferroviaires publiques chinoises qui ont construit 13000 km de lignes de TGV en 5 ans, et la France et l’Allemagne qui peinent à en construire quelques centaines, qui des deux remportera les appels d’offre. De toutes manières, les besoins français en matière ferroviaire – wagons, TGV, réseau et signalisation – permettraient dans le cadre d’une politique nationale d’investissement programmé – de fournir à Alstom des années de travail.

Entre Siemens de 85 millards de Chiffre d’affaires, avec une rentabilité double, et ayant gardé toutes ses activités et sa synergie entre les activités électroniques, électriques, mécaniques, de transport, etc, et Alstom réduite à sa partie ferroviaire, on sait d’avance qui mangera qui.

A terme, c’est le bradage et le démantèlement de tout notre système de transport ferroviaire qui est mis en place, les réseaux, les trains, les lignes, les créneaux. Ceci est inscrit dans le marbre des directives et traités européens.

Les lignes de chemin de fer et les trains ne seront plus soumis qu’à celle des actionnaires allemands ou autres.

Beaucoup de lignes, de gares, de trains, seront supprimés, au profit des bus, des camions, des avions.

Le Comité Valmy dénonce cette nouvelle forfaiture, expression caractéristique de la politique de trahison nationale d’Emmanuel Macron et de son régime vassalisé germano-américain.

Comité Valmy
Paris le 27 septembre 2017


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