COMITE VALMY

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Emmanuel Macron : "Veiller aux intérêts de son pays : ce n’est ni le sens, ni l’esprit du projet européen"
par Jean LEVY

samedi 30 septembre 2017, par Comité Valmy


Emmanuel Macron : "Veiller aux intérêts de son pays :
ce n’est ni le sens, ni l’esprit du projet européen"

Chacun connaît l’existence de la Commission européenne. Dans le langage familier, pour évoquer ses activités, on la nomme "Bruxelles", le lieu où elle siège. Ainsi le ’gouvernement’ de l’Union européenne qui traduit en "directives" les lois qu’elle édicte et qui sont appliquées à l’ensemble des Etats qui composent l’Union. Pour faire accepter celle-ci à l’ensemble des citoyens, en votant OUI au traité de Maastricht en 1992, ses initiateurs français avaient promis que l’ensemble politique qui devait naître, apporterait bonheur et prospérité aux peuples qui la composerait, au nôtre en particulier. Et que le traité, une fois ratifié, renforcerait notre pays, qui connaîtrait un nouvel essor en tant que nation.

Cette littérature à trois sous pour faire accepter par les citoyens la constitution de l’Union s’est avérée frelatée, confrontés à la dure réalité de la politique menée à Bruxelles : chômage de masse en constante augmentation, misère galopante, protection sociale saccagée en voie de disparition, structures d’Etat, SNCF, hôpitaux, écoles, industries de pointe - poumons de notre économie - mises à mal et bradées aux intérêts privés étrangers.

La France se délite dans l’ensemble européen.

Où sont les verts paradis promis,hormis ceux des salles de marché ou des îles Caïmans et autres lieux ?

C’est le moment choisi par le Président de la République pour dévoiler le but réel de l’Union européenne : ainsi, à la Sorbonne, ce 26 septembre, paraphrasant le Tartufe de Molière, croyant son heure de triomphe arrivé, Emmanuel Macron déclare à propos du rôle dévolu aux commissaires européens (la fameuse "Commission de Bruxelles") : "comme si chacun devait veiller aux intérêts de son pays : ce n’est ni le sens, ni l’esprit du projet européen".

Merci, monsieur Macron de nous rappeler aussi crûment que le gouvernement de l’Union européenne n’a pas vocation à "veiller au intérêts" de la France. On le savait déjà, mais rappeler cette vérité du haut de sa fonction présidentielle, donne du poids aux arguments de ceux - dont nous sommes - qui ne cessent de répéter que la construction de l’UE répond aux seuls intérêts des multinationales européenne. Celles-ci, leurs actionnaires en fait, ont besoin de disposer d’un espace le plus large de "libre marché", libéré des ’contraintes’ des Etats et de leurs législations sociales. Celles-ci freinent leurs profits et l’accumulation rapide des dividendes. De même le capital financier veut gommer les frontières, obstacles à" la libre circulation des capitaux, des hommes et des marchandises".

Que le "projet européen" ne soit pas de veiller aux intérêts de notre pays, comme le confirme Emmanuel Macron, et que ces paroles émanent d’un Président de la République, devrait conduire tous les Français, soucieux de l’avenir de la France, à prendre conscience du péril qui menace notre pays.

Jean LEVY
27 Septembre 2017


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