COMITE VALMY

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Domina domino philippot
par Marc Gébelin

lundi 25 septembre 2017, par Comité Valmy


Domina domino philippot

Fille dominée par son père, mère abusive et sans doute abusée, elle est obligée d’éliminer le fils homosexuel qu’elle avait séduit et qui l’avait séduite. Patiemment, des années durant, elle s’est nourrie de la vision politique et de la substance intellectuelle d’un homme issu de l’élitisme républicain. Ce fils inverti a joui de voir que sa substance plaisait à maman, à cette maman-chienne dont l’affection et la complicité a peut-être compensé l’originelle en défaut, celle par laquelle il était venu au monde et qui ne lui avait sans doute pas suffisamment offert l’occasion de montrer son savoir. Mais une chose désormais est sûre, malgré son expulsion du Front, Florian Philippot a le bénéfice de cette longue expérience auprès de maman-bouledogue. Il devrait pouvoir la faire fructifier. Pour cela, il faut qu’il comprenne la raison profonde qui lui a fait monter si rapidement les marches du parti : le soutien subconscient de sa mère dévoreuse. Il a dû rapidement détecter les manques de sa matrone-patronne et comprendre qu’il pouvait à la fois insuffler un certain savoir à maman et, par la reconnaissance qu’elle ne manquerait pas de lui témoigner, en tirer profit. Il est vraisemblable que leur complicité, leurs affinités, ont été réelles, que le sentiment, l’affection, ont joué un rôle important dans la genèse de leur relation. Marine a imaginé que le contact avec son brillant second allait faire d’elle une politicienne hors pair, que ses diplômes, sa visibilité médiatique, rejailliraient sur elle et sur son parti. A un autre niveau, la présence de Florian à ses côtés lui a donné peu à peu la certitude qu’elle pouvait se passer du vieux Père puisqu’elle avait le jeune Fils. Et, de toute façon, il fallait bien que le Vieux dégage, pas seulement à cause de ses boutades osées mais parce qu’il était vieux et mortel et que la Vie tue. C’était pas si mal conçu comme démarche. Ça aurait pu marcher si Marine avait vraiment reçu l’onction paternelle en 2011, je veux dire si son père lui avait vraiment remis le bâton de commandement, le Phallus. Or le Vieux ne le lui a pas remis, il a fait semblant, par perversion narcissique. Marine n’est devenue ni Roi ni reine, seulement régente du royaume paternel et comme le vieux diabolique n’avait pas de fils, il était bien naturel qu’à la longue il finisse par haïr cet énarque qui en plus était homo, chose qu’un "fasciste" parachutiste ne pouvait digérer. Si au vieux fasciste on ajoute le bon monsieur Aliot, né sur les terres autoritaires du bas Languedoc, pour pas dire de Catalogne, que Marine a comme concubin – sorte de papa avec qui on peut avoir des enfants –, on comprend que la relation Marine-Florian ne pouvait durer éternellement malgré ses bases de feu. Et si, à un autre niveau, plus profond encore, on observe la nymphe Marion, belle jeune fille rivale, profondément catholique et machiste en diable, tout en se faisant croire qu’elle est féministe, on a l’arrière-scène, la coulisse, qui permet de saisir le jeu subtil des acteurs éblouis par les feux de la rampe. Marine a osé tromper son Père Le Pen et son père Aliot avec un jeune homo. Ça a dû être jouissif mais c’était risqué. Le malheur, si on peut dire, c’est qu’elle n’aura pas vraiment réussi à sucer la substance Philippot, à s’en rendre intelligente, à en nourrir son âme damnée. Car elle n’est pas intelligente Marine, elle est juste capable de dérober, d’exploiter l’homme que le destin met sur son chemin. Ça rappelle Nietzsche et ses mots anti femmes : Raub dir das Weib, für das dein Herz fühlt. So denk der Mann ; das Weib raub nicht, es stiehlt. Sentence périlleuse à traduire qui joue sur ravir, enlever, piller (rauben) et voler, dérober (stehlen). Sous la forme un peu ironique d’un commandement biblique je proposerais : Tu violeras la femme, (comme ton désir d’homme t’y pousse) parce que elle, (de toute façon après) elle te volera !... Ça a l’avantage de faire résonner violer et voler en français, puisque violer c’est voler le consentement avec violence, tandis que voler quelqu’un, le dépouiller, c’est se passer de son consentement, passer outre à sa volonté libre, le violer, mais en douceur ! On retrouve l’idée connue de tous que pour se débarrasser d’un quidam, l’homme usera du poignard (mort violente qui en principe évite une longue souffrance), la femme du poison, mort lente, qui fait beaucoup souffrir. Marine a usé des deux avec une certaine retenue qui témoigne de son humanisme. Le poison de chaque jour ne suffisant pas, le raspoutine de Croix se révélant plus coriace que prévu, elle donne le petit coup de canif final.

Philippot, à l’insu de son plein gré, s’est d’abord fait sucer son savoir et en a joui. Intuitif, il sent ces derniers temps, que le poison est en coction dans l’athanor lepénien. Lorsque de son côté la marâtre, après son duel raté avec macrophage, comprend qu’elle n’avait pas su sucer avec profit l’Enarque du Nord, parce que tout simplement elle en était incapable, elle l’immole pour se venger et se protéger elle-même (*) . En même temps, cela lui offre l’avantage de revenir en grâce aux yeux du Vieux et de tous les Vieux du Front, c’est-à-dire ceux de Pétain, de la guerre d’Algérie, de la torture et de la Ménardière biterroise. Enarque de son côté, tout en finesse, bon stratège, sent venir l’éviction et se prépare une position de repli avec une association loi 1901 et… une Sophie Montel. La question étant de savoir maintenant si l’intelligence homosexuelle* de Philippot sera suffisante, s’il saura la mettre en œuvre pour rebondir, voire même bondir. Pour qu’il puisse retrouver les forces qui l’ont fait grandir au Front, il lui faudrait une nouvelle maman, une vraie, pas une marâtre. Ça sera pas facile, mais pas impossible. Qui vous savez, est bien devenu maire de Paris pour, discrètement, y recaser sa matrone hidalgo autoritaire, non ? Le vingt et unième siècle sera LGBT…i ou ne sera pas.

Marc Gébelin
Dimanche 24 septembre

Note

(*) L’astérisque indique que celui disserte sur les intelligences respectives de Philippot et Marine n’a pas l’arrogance, ne tombe pas dans l’illusion, de pouvoir jauger (avec quel instrument ?) les intelligences. Pourtant, des indices me laisse penser que Marine n’est pas très intelligente, n’a pas l’esprit de finesse et guère celui de géométrie. Sa force est dans le demi-phallus que son père lui a donné, dans sa mâchoire. Philippot, de son côté, n’a pas pu, dans le cadre du Front où les beaufs en tout genre pullulent, donner toute la puissance intellectuelle que l’on suppose acquise par le passage dans les grandes écoles de la République. Mais cela serait secondaire au regard de son calme et de sa pédagogie dans les médias. Dans ce happening branché où l’on dîne, il a su, récemment, résister à l’insulte, au mépris et à l’hystérie de la prétentieuse Lapix. Il était le seul à savoir le faire. Défendre la ligne du Front sans tomber dans l’urticaire émigrationniste et le cantique à l’identité nationale, il savait. De ce point de vue, il manquera au Front.

A cela j’ajoute une remarque externe : Mélenchon, sur une chaine de radio, a pu traiter l’autre jour, Philippot de fasciste. Cette remarque montre bien par contre les limites intellectuelles d’un homme prétendument philosophe qui n’est capable de penser qu’avec des schémas de son pauvre passé trotskyste.


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