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L’ennemi commun des peuples

Syrie : les Etats Unis reconnaissent
la défaite de la coalition internationale
par Karine Bechet-Golovko

dimanche 24 septembre 2017, par Comité Valmy


Syrie : les Etats Unis reconnaissent
la défaite de la coalition internationale

Avec l’échec militaire de Daesh, l’incompétence des groupes d’opposition dits "démocratiques" et le renforcement de l’Etat syrien, les bruits du départ des Etats Unis de la Syrie commencent à circuler. En effet, qu’y faire de plus, militairement, c’est la défaite de la coaltion américaine et de "leur" opposition. La Russie est devenue une force incontournable dans la région.

Les troupes régulières syriennes, aidées par l’aviation russe, ont traversé l’Euphrate pour prendre les dernières forces de Daesh à rebours. Ce qui sonne la fin de cette organisation dans le pays. Mais pas uniquement, cela annonce aussi le vide du projet d’une opposition "pro-occidentale" artificiellement soutenue, armée, financée et entraînée par la coalition américaine, flirtant sans trop se cacher avec les terroristes. Elle aussi perd du terrain et donc de son poids politique pour la construction de la paix.

Il reste encore certains sursauts. La coalition accuse la Russie d’avoir bombardé à proximité de Deir ez-Zor certains de leurs hommes de l’opposition démocratique, qui, certes, se trouvaient à proximité de terroristes ... La Russie dément. Mais elle remarque un phénomène étrange : le cours de l’Euphrate a très vite monté lorsque les troupes devaient le franchir. Il semblerait que ces forces "démocratiques" aient voulu laisser du temps à Daesh.

Plus violemment encore, suite à une contre-attaque massive par les forces d’oppositions autoproclammées "démocratiques" et des forces spéciales américaines faisant feu sur les militaires syriens à proximité de Deir ez-Zor et portant une "aide médicale" aux terroristes, le ministère de la défense russe a demandé aux Etats Unis, au minimum, de ne pas gêner la lutte contre le terrorisme.

Evidemment, les Etats Unis veulent garder cette zone de "désescalade" sur l’Euphrate, pour garder une influence dans la région et préserver ses forces d’opposition, comme l’explique un responsable américain :

Dans l’est syrien, deux offensives distinctes sont actuellement en cours pour chasser le groupe Etat islamique (EI) de Deir Ezzor, la dernière province qu’il contrôle majoritairement dans ce pays. Les forces prorégime soutenues par les Russes se concentrent sur la ville même de Deir Ezzor, dans l’ouest de la province, alors que les FDS appuyées par l’aviation de la coalition internationale progressent dans l’est de la province.

Or, l’armée régulière avance ... car elle est justement l’armée régulière et qu’elle est chez elle. C’est ce que le ministre russe des affaires étrangères russe a rappelé à New York à son homologue américain :

"Nous maintenons notre position selon laquelle, malgré toute la réalité de la présence de la coalition américaine en Syrie, il n’en reste pas moins qu’elle n’y a pas été invitée"

Toutefois, la démarche russe est pragmatique : puisque cette coalition est là, qu’elle coordonne ses forces pour lutter contre Daesh et qu’elle se concentre sur la lutte contre le terrorisme. Cette remise en place n’a étrangement pas été particulièrement médiatisée dans la presse occidentale, un oublie certainement.

La conclusion est intéressante : des bruits courent sur le départ prochain des Etats Unis de leur base militaire de Al Tanf, qu’ils utilisaient notamment pour former l’opposition et à proximité de laquelle ils ont plusieurs fois attaqué l’armée syrienne régulière qui s’en approchait trop. En attendant, selon les médias iraniens, il y aurait déjà eu un accord pour le départ des américains de Al Zakaf, non loin d’Al Tanf. Tout cela sonne la fin du plan des Etats Unis pour occuper le sud-est de la Syrie, qui se portait déjà mal cet été avec l’offensive continue de l’armée syrienne.

La présence militaire américaine, officielle du moins, ne semble plus, en effet, nécessaire, les Etats Unis ont reconnu leur défaite et celle de la coalition. Le combat va se reporter sur le plan politique et ici leur expérience et leur savoir faire sont redoutables.

Karine Bechet-Golovko
mercredi 20 septembre 2017

Russie politics


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