COMITE VALMY

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NATION, PEUPLE , CLASSE OUVRIERE Par Georges Gastaud

Georges Gastaud est secrétaire politique du PRCF

vendredi 26 septembre 2008, par Comité Valmy


Qu’y a t’il de commun entre un ouvrier de Renault menacé de licenciement , un professeur de philo dénonçant la liquidation de sa discipline dans le cadre de la « réforme » Darcos du lycée, un militaire contraint de renoncer à l’idée qu’il se fait de la défense nationale au nom du livre blanc sur les armées, un étudiant en agrégation privé de sa bourse d’études en plein mois d’Août, un marin pêcheur désespéré par les conditions insupportables qui sont faites par l’Europe à la pêche artisanale, un travailleur immigré sans papiers qui trime depuis 10 ans pour notre pays, en payant des cotisations sociales, sans autre merci que la perspective à tout moment d’être expulsé vers son pays de misère ?

En apparence rien de commun si ce n’est que tous ces êtres humains sont inquiets, dorment mal et serrent les poings contre un adversaire qui en outre, dispose 24 h sur 24 des grands médias pour accuser ses victimes, les diviser entre elles et présenter SES « solutions » comme l’unique issue aux difficultés du pays.

En réalité, il y a un lien très fort entre toutes ces situations de souffrances, vécues dans la rage, l’humiliation et souvent dans le désespoir. Ce lien c’est la CASSE DE LA FRANCE par un pouvoir ultra réactionnaire, le plus anti-social , anti-national et anti-républicain que notre pays ait connu depuis la défaite de 1940. C’est le même pouvoir, celui de l’Union Maastritchtienne Patronale (UMP) qui continue de délocaliser nos industries, de privatiser et d’asphyxier nos services publics, d’araser « l’exception française » héritée de 1789, 1905, 1936, 1945… Cette exception française faisait que notre pays, celui de l’encyclopédie, de la révolution, de la commune, de la résistance antifasciste, ménageait une certaine place au progrès social, aux « lumières » (1), aux libertés syndicales et démocratiques, bien que notre pays n’eut jamais cessé (hélas) d’être un pays capitaliste et même impérialiste malgré les efforts du mouvement ouvrier pour qu’il en soit autrement.

Mais cette exception française est devenue intolérable pour l’aristocratie de Neuilly et de Monté Carlo. Intolérable pour l’union européenne qui veut aligner tous les salariés d’Europe sur le moins-disant social des ex pays socialistes de l’Est en proie à la brutale restauration de l’exploitation capitaliste. Intolérable pour les Tatcher, les Blair, les Bush et compagnie qui voient dans la France officielle, bourgeoise, mais marquée par l’héritage gaulliste, un obstacle à la sanglante hégémonie nord américaine sur le monde.

Telle est alors la signification réelle de la « rupture » sarkoziste : Il s’agit d’un plan d’ajustement structurel visant à aligner la France, à tous les sens du mot, sur les normes régressives de la mondialisation capitaliste et de son pôle européen, l’UE de Bruxelles. Pour donner tout pouvoir aux féodalités du capital il faut détruire tous les états constitués par l’histoire. Après l’URSS et la Yougoslavie, c’est au tour de la Belgique… et de la France sur laquelle pèse un danger de décomposition nationale sans équivalent depuis l’occupation et la trahison pétainiste.

Comme le disait le philosophe communiste Georges Politzer, peu avant d’être fusillé par les nazis : « la nation, c’est le peuple » ; et la haute bourgeoisie financière qui dicte sa loi au pays sous un masque « démocratique » de plus en plus trompeur , veut aujourd’hui infliger au peuple français et d’abord à sa classe ouvrière, une DEFAITE décisive,analogue à celle que tatcher infligea à la classe ouvrière britannique en brisant la grève des mineurs de 1984/ 1985. « Plutôt Hitler que le front populaire » martelait un éditorialiste du Figaro à la veille de la « Drôle de guerre ». Plutôt fasciser le pays en détruisant le droit de grève et en bâillonnant les médias , plutôt le priver de défense nationale en le réintégrant dans l’OTAN, tête basse et en envoyant nos jeunes gars crever pour « debeliou » en Afghanistan, plutôt laisser le « tout anglais » envahir l’espace officiellement dû à la langue de Molière et d’Aimé Césaire, plutôt violer le référendum de mai 2005 en chargeant les députés de défaire en douce le NON du peuple à la constitution européenne , en un mot, plutôt TUER LA FRANCE que de manquer cette revanche sur le peuple de la haute aristocratie que représente l’élection de Sarkozy de Nagy-Bosca : Grands bourgeois à châteaux, allons y gaiement, c’est le moment de nous accorder des milliards détournés des impôts, de re-cléricariser l’état, de saquer la sécu, les nationalisations, les statuts publics, le droit et la durée légale du travail, de « démanteler le programme du CNR » (conseil national de la résistance), ce « compromis entre gaullistes et communistes mis en place en 1945 » (c’est de ce démantèlement que l’ex numéro 2 du MEDEF , Denis Kessler , félicite Sarkozy dans le journal « Challenges » de novembre 2007).

Bien entendu le pouvoir ne peut pas dire ouvertement aux français qu’il veut dissoudre le pays dans l’euro mondialisation capitaliste. Alors, pour donner le change, le président qui rosit de plaisir quand on l’appelle « l’américain », ordonne l’expulsion annuelle de 25000 ouvriers étrangers, pendant que les bons européens « friqués » du nord peuvent mettre la main sur des départements entiers peu à peu privés de tout développement économique et cela au détriment de l’unité du territoire national.

Alors oui, plus que jamais, il faut saisir la dimension nationale du contrat social. A la classe ouvrière, à ses militants les plus conséquents, les communistes, de réclamer sans relâche, au nom de la lutte contre le grand capital, la restauration de l’indépendance de notre pays, quitte à sortir la France de ces colliers étrangleurs que sont l’Union Européenne de Maastricht et l’OTAN de Bush ; à chaque patriote républicain non communiste, de saisir à son tour la signification sociale de la défense de la France en faisant en sorte qu’en lui « le citoyen parle plus fort que le bourgeois » comme le réclamait Robespierre , le fondateur de notre 1ère République et le vrai vainqueur de l’Europe féodale.

« La nation c’est le peuple »… En unissant le drapeau rouge des ouvriers du monde entier au drapeau tricolore de Valmy et de la Résistance, construisons autour des travailleurs et de la jeunesse de plus en plus révoltée par ce régime odieux et pré-totalitaire, un large Front de Résistance et d’Alternative Progressiste, Patriotique et Populaire, unissant tous ceux qui ont au cœur, non le profit d’une caste de parasites, mais l’avenir de la France et de ses forces vives.

(1) Par exemple , à la laïcité de l’école et de l’état ou à l’enseignement de la philosophie à tous les élèves de terminale

2 Messages de forum

  • NATION, PEUPLE , CLASSE OUVRIERE Par Georges Gastaud

    2 octobre 2008 14:18, par TOUSSAINT L’OUVERTURE
    Avec cette crise financierre généralisée la bourgeoisie au pouvoir essayera de faire payer le peuple ,il ne faut pas laisser faire les Patriotes communistes gaulistes doivent se rassembler pour infliger un nouveau VALMY au capitalisme apatride.
    • NATION, PEUPLE , CLASSE OUVRIERE Par Georges Gastaud 13 octobre 2008 15:55, par Chantal

      Crise financière, économique, crise du démantèlement social, manif du 7/10 et grève du 10/11/2008 CNR.. REFLEXION DE VENT DANS LES STEPPES Femmes, hommes, noirs, violets, blancs, athées, chrétien, juif, musulman, arabe, français, européen, russe, américain, chinois, asiatique, cadres, ouvriers, techniciens, fonctionnaires, commerçants etc.

      La grève a été un moyen utilisé pour des avancées sociales notables, mais restons toutefois lucides : les acquis ne sont, —en regard d’un déséquilibre Nord-Sud et d’un niveau de vie fluctuant en fonction de paramètres qui sont ceux-là même de l’instabilité du matérialisme,— que précaires, comme le furent ceux des civilisations antécédentes (Egyptiens, Grecs, etc). Inciter à la grève générale demande de bien peser les choses ; il serait sans doute plus juste d’entrevoir des conséquences, parfois graves, que cela engendre. Par exemple, pouvons nous accepter qu’une personne qui doit aller aux soins d’urgence ne puisse y parvenir parce que l’ambulance serait bloquée dans un gigantesque bouchon résultant d’une grève générale ? ! Arrêt de la production alimentaire et des assiettes vides donc plus de chômage (pour illustrer avec une image simple) ; etc. Cette réflexion n’est pas une critique mais une manière d’amener à voir comment déterminer l’axe de la désobéissance civile : frapper l’Etat ou une bonne partie des gens. Un simple rappel, l’histoire française, depuis les rois en passant par la révolution et mai 68, nous apprend malheureusement que l’histoire se répète constamment. Combien de fois le peuple s’est il révolté contre les abus des pouvoirs, leurs arrogances, leurs privilèges, la liberté … …. Et rien ne change !!! Que ceux qui parlent de liberté, de défense de liberté, de libéralisme, religieux ou politique, n’ont plus impitoyablement saisi, enchaîné, enregistré, fiché, minuté, réprimé, taxée la vie. Aucune révolution ou insurrection ne sont la solution. Les révolutions dans le monde n’ont rien changé pour preuve il y a toujours des opprimés et des oppresseurs, des spoliés et des spoliateurs. La disparition des hiérarchies des biens, de jouissances, de privilèges n’a pas eu lieu. Parce que les révolutions ont abouti à une vengeance sans fin, elles se sont appuyées sur l’envie des pauvres d’hier de devenir riches et s’organise à l’imitation de la vie des riches. Comme le disait Piotr Kroptkine qui, rentrant en Russie en juin 1917, après quarante ans d’exil, se voit offrir le ministère de l’instruction publique ; atterré, il refuse par ces mots : « La révolution, ce n’est que ça ? Remplacer un ministre par un ministre, une instruction d’état par une autre instruction d’état, imposée ! Au lieu de libérer l’imagination, les dons, le génie peut-être, de l’élève et du maître, leur joie de se lancer à la recherche de toutes les richesses possibles de la création comme de la connaissance. Vous enterrez déjà la révolution ». Notre libération de cette prison sans barreaux se trouve en nous, ne soyons pas des moutons parqués par des lois, des dogmes, des pouvoirs illusoires, des superstitions, l’état providence etc, parce que c’est nous qui leurs en donnons de l’importance, ils ne sont pas indispensables. Ne soyons pas des humains en paroles ou bonnes pensées, changeons les en actes (Comprenez par là que la notion de pouvoir est en nous tous et qu’il ne suffit pas d’éliminer des chefs pour que tout soit résolu, car si l’homme ne change pas de fond en comble on ne fait que perpétuer sous d’autres formes le système de pouvoir). La liberté est en nous, parce que nous devons croire en nous, dans une transformation humaine ou spirituelle personnelle et collective sociale. Ne perdons pas le sens de la vie en tant qu’être humains, nous avons la possibilité de construire l’espérance dans la main, la tête et le cœur qui sont notre seul devenir. Construisons un monde où il y a de la place pour tout le monde, toutes les mentalités, tous les visages, toutes les couleurs, toutes les ethnies, toutes les pensées, toutes les philosophies etc. Nous ferons surgir ainsi une nouvelle lumière ou espérance dans cette société de haine, de sang, de mensonge, de pensée unique …. Contre toutes ses armes, nos armes sont la vérité, la justice, l’amour qui nous guériront de cette société en crise. Par conséquent, il s’agit de redistribuer toutes les richesses, tant matérielles qu’humaines ou spirituelles nécessaires au bien-être de tous. Ainsi, nous pouvons suggérer ”sans rien imposer” d’aménager les jardins publics pour y trouver un espace maraîcher collectif (modalités d’usage à définir) ; une aire de détente et de jeux ; des arbres fruitiers, de prendre possession de la place publique (payées par nos impôts) de créer, prendre possessions de nos biens. Il y a donc deux voies possibles d’évolution de l’histoire :
      - pacifiste : par la transformation volontaire et consciente de tous les hommes (même les opulents et nantis, les oppresseurs de tous bords) vers une société juste et plus humaine ;
      - non violente : par la reprise de l’Héritage terrestre aux voleurs dans des actions qui leur sembleront violentes. Ce texte est une façon d’interpeller notre vigilance/bienveillance pour que les actions aillent dans le sens d’une désobéissance civile constructive. Résister, c’est créer l’Utopie ici et maintenant. C’est déjà créer une contre-société en nous avec les outils de l’amour et de la liberté pour une nouvelle civilisation. Pour plus d’informations sur notre façon de voir les choses, pour échanger (mentionnez ce texte "Insurgeance : à chacun d’agir ! " : écrivez à ventsteppes@free.fr et visitez le site http://ventsteppes.free.fr Pour toutes infos tél : 0661721692 pour mobilisation place publique voirhttp://convergenceluttes.ning.com/profile/1ono2erej4sjf

      Voir en ligne : crise capîtaliste


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