COMITE VALMY

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"Déoccupation" du Donbass :
l’état de guerre est reporté
par Karine Bechet-Golovko

samedi 15 juillet 2017, par Comité Valmy


"Déoccupation" du Donbass :
l’état de guerre est reporté

En juin, nous avions parlé de ce plan de "Réintégration" du Donbass ( lire notre texte ici), lancé par Tourchinov afin de "régler" la question de l’Est de l’Ukraine en y lançant une grande opération militaire. Il semblerait que la nouvelle Administration américaine ne l’entende pas ainsi, la "grande guerre de libération" devra encore attendre. En attendant, il faut s’occuper du pays ...

Le Conseil de sécurité et de défense ukrainien a lancé dans la presse le fameux plan de Tourchinov pour "régler" la question du Donbass, autrement dit pour déclarer l’état de guerre, suspendre les élections, etc.

Rappelons que Poroshenko est allé le présenter à Washington, enfin au vice-Président M. Pence, car Trump n’était pas trop disponible et l’a reçu entre deux rendez-vous. Ensuite, Tillerson est venu à Kiev, calmer les "amis" ukrainiens après la rencontre entre Trump et Poutine au G20.

Alors que le texte devait, selon le Président ukrainien, être très rapidement présenté au Parlement pour être adopté, finalement, il est reporté ... à plus tard. Le Conseil de sécurité et de défense a analysé la question et décidé qu’il fallait, vue l’importance du projet, encore consulter des experts internationaux.

En traduction, la nouvelle Administration américaine, si elle a bien intérêt à maintenir un statut quo en Ukraine pour garder un moyen de pression sur la Russie, n’a pas du tout l’intérêt de permettre une véritable guerre qui risquerait d’entraîner la Russie et de rendre la situation incontrôlable.

Il est vrai que le vice-ministre ukrainien pour les territoires temporairement occupés, G. Touk, a déclaré que pendant toutes ces années, ils n’ont toujours pas réussi à trouver une preuve valable de l’occupation de ces territoires par la Russie.

En attendant, l’UE, lors de la visite de Junker et Tusk à Kiev après la signature de l’accord de partenariat, insiste sur la nécessité pour le pouvoir d’enfin lutter contre la corruption endémique dans le pays.

Autrement dit, l’heure n’est pas à la démonstration de muscles, il faut s’occuper du pays. Ce qui serait plutôt une bonne nouvelle pour les ukrainiens, si ce gouvernement en était capable. Mais comme tel n’est pas le cas, des surprises sont à attendre.

Karine Bechet-Golovko
vendredi 14 juillet 2017

Russie politics


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