COMITE VALMY

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Walter Hallstein, un nazi
devenu président de la commission européenne
La Gazette Française

mardi 30 janvier 2018, par Comité Valmy

Nous reproduisons un article de la Gazette Française qui démontre que, loin d’être un rempart contre le fascisme, l’Union européenne a été en partie conçue par des fascistes.

Un aspect souvent passé sous silence du fascisme historique, qu’il soit proprement fasciste, nazi, ou pétainiste, fut en effet le programme de construction européenne. Goebbels, chargé par Hitler de développer un « programme européen », écrit : « Le but de notre combat doit être, toujours et encore, de créer une Europe homogène. Mais l’Europe ne peut connaître une organisation claire que par les Allemands. » (Journal, p.157, éd. Tallandier, 2005). Les unités de Waffen SS étaient d’ailleurs européennes (belges, hongroises, albanaises, néerlandaises, françaises, baltes...).

Pierre Laval, chef du gouvernement français, a toujours été un partisan de la Nouvelle Europe (Das Neue Europa). Le 22 juin 1942, il prononce le discours suivant : « De cette guerre surgira inévitablement une nouvelle Europe. On parle souvent d’Europe, c’est un mot auquel, en France, on n’est pas encore très habitué. On aime son pays parce qu’on aime son village. Pour moi, Français, je voudrais que demain nous puissions aimer une Europe dans laquelle la France aura une place qui sera digne d’elle. Pour construire cette Europe, l’Allemagne est en train de livrer des combats gigantesques. Elle doit, avec d’autres, consentir d’immenses sacrifices. Et elle ne ménage pas le sang de sa jeunesse. Pour la jeter dans la bataille, elle va la chercher dans les usines et aux champs. Je souhaite la victoire de l’Allemagne, parce que, sans elle, le bolchevisme, demain, s’installerait partout. » Le 20 avril 1943, il est reçu par Hitler, avec Ribbentrop et l’Italien Bastianini, afin de participer à l’organisation de la Nouvelle Europe. ( http://gallica.bnf.fr/ark :/12148/bpt6k662949s/f1.texte)

Sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Bastianini avait proclamé le « programme Europe » qui fut massivement diffusé en Italie. Il s’agit d’un plan de future union ou confédération européenne, repris par Ribbentrop et relancé en avril par Musolini et Laval lors de leurs entrevues avec Hitler. (Journal, Goebbels,p. 174)"

Comité Valmy


Walter Hallstein, un nazi
devenu président de la commission européenne

Walter Hallstein était le premier président de la commission européenne. Concepteur de la construction européenne, il fût aux yeux de l’histoire un des pères fondateurs de cette Europe de la paix et a toujours été associé aux remarquables Robert Schuman et Jean Monnaie. Le problème c’est que c’était un Nazi. Est-ce vrai, comment est ce possible et si c’est le cas pour quelle raison l’opinion publique l’ignore ?

1/ Walter Hallstein

L’ensemble du processus européen ne peut être compris que si l’on s’intéresse à la vision des concepteurs de ce projet qui s’avéraient être tout sauf des démocrates. Parmi les « pères fondateurs » Walter Hallstein est sans doute l’un des principaux concepteurs ou plutôt le concepteur en chef de cette construction européenne. Cet Allemand né en 1901 et mort en 1982 était professeur de droit en Allemagne. Il était également un juriste nazi comme le prouve sa lettre datant du 30 septembre 1935 adressée au représentant du gouvernement nazi de l’université de Rostock. Il a d’ailleurs été nommé doyen de la faculté de droit et d’économie de Rostock par le gouvernement du IIIème Reich comme le prouve la lettre 18 mai 1936 signée par le chancelier de l’université de Rostock et d’un « Heil Hitler ». Walter Hallstein profite donc de l’ascenseur social du IIIème Reich lui permettant d’accéder aux plus hautes fonctions de l’Allemagne nazie.

2/ « Das Neue Europa »

Deux ans après, Adolf Hitler rencontre Benito Mussolini à Rome le 9 mai 1938 afin de créer « une nouvelle Europe » : une dictature européenne qui serait sous leur contrôle. Une équipe de juriste est alors constituée pour concevoir cette « nouvelle Europe » qui a vocation à supprimer les frontières, ligoter les pays dominés et créer un vaste Empire où l’axe Berlin-Rome appliquerait sa politique. Walter Hallstein est donc nommé personnellement par Adolf Hitler comme représentant nazi pendant les négociations d’Etat avec l’Italie fasciste entre le 21 et 25 juin 1938 afin de mettre en place un cadre juridique pour la « Nouvelle Europe ».

3/ La collaboration française favorable au projet

Dès 1941 les journaux français titrent « 1941 sera la grande année du regroupement de l’Europe a déclaré le führer« (Paris soir publié le 1er février 1941). Cette « nouvelle Europe » conçue par le juriste allemand Walter Hallstein est alors montrée aux français comme une solution de paix en Europe alors que la France est occupée. Le gouvernement de Pétain inaugurera avec les autorités nazies l’exposition intitulée « La France européenne » le 6 juin 1941 à Paris au Grand Palais. Les tracts et affiches qui doivent faire la promotion de cet événement mettent en avant le projet d’une « construction de l’Europe ». Le gouvernement de Pétain collabore avec le gouvernement nazie dans l’objectif d’instaurer une « Pax Germania » à travers toute l’Europe. L’occupation du IIIème Reich sur le continent tout entier est donc présenté à la population comme un espoir de mettre fin une bonne fois pour toute à la guerre en Europe. Une propagande de grande ampleur sera mise en place afin de préparer les consciences à cette « nouvelle Europe ».

L’objectif de cette exposition est de sensibiliser les français sur l’importance de construire une Europe de paix sans frontière comme le montre une comparaison entre la carte de la vieille Europe d’hier et la carte de la nouvelle Europe de demain.

Le projet est donc présenté de la manière suivante :

•« Hier, l’Europe cloisonnée des démocraties inefficaces »

•« Demain, la Nouvelle Europe sans frontière dessinée par Adolf Hitler. »

« Il n’y aura plus de frontières, les communications seront faciles, il y aura des grands axes de communication qui permettront d’avoir enfin un sentiment européen et favoriseront le commerce »

4/ La propagande de Vichy entre 1941 et 1942

« Pour Vichy, il faut « imiter l’Allemagne » qui est un exemple à suivre. L’argument économique est utilisé en affirmant que cette nouvelle Europe permettrait de libérer le marché ce qui à terme favoriserait les échanges commerciaux. Pour le régime de Vichy, la France est trop petite pour faire face au monde extérieur. Pour peser, elle doit occuper une place importante dans cette nouvelle Europe.

« Les français ne pouvaient qu’être favorable à ce projet selon le régime de Vichy considérant que seul ce dernier était capable de comprendre les réels problèmes que la France rencontrait à l’époque. Pour Vichy, la France devait faire partie de la Nouvelle Europe pour pouvoir peser. Pour la propagande de l’époque, le régime estimait qu’être contre cette construction européenne, c’était s’enfermer, et vouloir une nouvelle fois la guerre avec l’Allemagne. « Connaissez-vous mieux que lui les problèmes de l’heure ? »

5/ La rhétorique du IIIème Reich

« Toute la propagande allemande avait pour but de faire croire aux peuples que seul l’Europe pouvait rendre les pays plus fort en raison de leur union. L’Allemagne qui se tenait comme occupant promettait la paix et la prospérité comme pouvait le faire croire un certain Empire Romain proposant la Pax Romana. « Si vous être contre l’occupation de Rome, vous êtes contre la Pax Romana et donc pour la guerre ». Suite à « la der des der » qui fût le dernier drame humain pour l’époque, cette rhétorique qui se propageait à travers des affiches, tracts, radio occupait l’esprit des gens quotidiennement dans tous les territoires occupés par l’Allemagne nazie.

•« La nouvelle Europe est invincible »
•« La nouvelle Europe est l’avenir »
•« La nouvelle Europe se bat pour ton bien être »
•« Les soldats nazis se battent pour la liberté de l’Europe »

6/ Rupture temporaire du projet

« Walter Hallstein fût officier nazi durant la deuxième guerre mondiale. Lors de la bataille de Cherbourg il est fait prisonnier par les américains en uniforme nazi. Libéré à la fin de la guerre, il fait son entrée en politique au sein de la CDU en RFA. En 1951, il devient le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères du chancelier Konrad Adenauer. A ce poste il élabore la « doctrine Hallstein » et négocie au nom de la RFA les modalités de la construction européenne en reprenant ses travaux qu’il avait produits en juin 1938 à Rome à la demande d’Hitler. Il co-signe le traité de Rome le 25 mars 1957 avec Adenauer comme le prouve cette photo historique qui marque officiellement le début de la construction européenne.

« De 1958 à 1967, il devient le premier président de la commission européenne que l’on appelait la commission Hallstein. En 1965 il présente le plan Hallstein où il préconise de créer une Europe fédérale sans frontière pour libérer le marché et empêcher une bonne fois pour toute une guerre en Europe. Ce projet suscite immédiatement un veto du Général de Gaulle qui pratique la politique de « la chaise vide ». A l’époque toute la presse qui soutenait très largement le projet Hallstein reprochait la position du général De Gaulle d’aller à l’encontre de la paix. A l’époque Walter Hallstein était perçu comme un des pères fondateurs de la paix en Europe et donc comme quelqu’un d’intouchable. Le général De Gaulle quant à lui était, l’homme de l’enfermement, l’homme des frontières cloisonnées et du siècle dernier… Ainsi toute la rhétorique du IIIème Reich avait été adoptée suite à la reprise du projet de « la nouvelle Europe ». La différence était que la propagande exercée était accompagnées de deux nouveaux concepts de communication importés des USA : le marketing politique et le story telling. Cette nouvelle force de communication était facilitée par le soft power, développé par l’américain Joseph Nye. La propagande se transforme alors en communication.

7/ Pax Americana

« Il est de notoriété publique qu’à cause du danger communiste, les USA n’ont jamais hésité à retourner un certain nombre de dignitaires nazis possédant des compétences variées et qui pouvaient servir l’intérêt des Etats-Unis. Ainsi, ce sont des scientifiques, certains SS spécialisés dans la traque des communistes, des ingénieurs, des juristes… qui sont arrêtés, retournés et libérés au profit de la puissance américaine. Walter Hallstein fait ainsi parti de ceux qui autrefois était au service de l’aigle Hitlérien et qui devient serviteur de l’aigle américain. Il deviendra président du mouvement européen dont on sait de façon certaine que c’était un mouvement soutenu et financé par la CIA à partir des années 50 comme le prouve l’article du Daily Telegraph datant du 19 septembre 2000. On retrouve dans des documents déclassifiés des personnages comme Walter Hallstein, Jean Monnet ou encore Robert Schuman considérés comme des employés par la CIA.

L’Europe des ethnies. Carte des waffen SS (1944) - Elle préfigure l’Europe fédérale des Länder construite patiemment aujourd’hui par les dirigeants allemands actuels. Comité Valmy

Conclusion

« Le projet européen a été voulu par Hitler et Mussolini et conçu par Walter Hallstein. Lorsque les américains ont « libéré » l’Europe de l’ouest, ils se sont efforcés de relancer ce plan en retournant Walter Hallstein afin de vassaliser l’Europe de l’Ouest conformément à ce qui était convenu avec Staline sur le partage de l’Europe lors des conférences de Téhéran, Yalta et Potsdam. (à noter l’absence d’un représentant français légitime lors de ces événements. Et pour cause, De Gaulle en cohérence à l’appel du 18 juin a toujours souhaité l’indépendance de la France en refusant catégoriquement la nouvelle Europe d’Hitler et la construction européenne portée par les USA. Faute de na pas avoir de majorité politique pour sortir de la CECA il tentera l’idée du couple Franco-Allemand ; sans succès => cf : traité de l’Elysée et son préambule d’interprétation) Le traité transatlantique qui se négocie en catimini a vocation à créer un espace de libre échange entre USA et Europe créant ainsi une zone de 850 000 000 de consommateurs. C’est aujourd’hui la pierre angulaire de cette stratégie qui a pour but de neutraliser les puissances d’Europe afin de conserver une hégémonie sur le monde qui repose sur une thalassocratie (anglo-saxons) et non une terrassocratie (allemands ou russes => cf : travaux du géographe britannique Mackinder) . Il est également intéressant d’étudier la relation entre l’Allemagne et les Etats-Unis depuis la capitulation allemande du 8 mai 1945 en montrant du doigt un certain « pacte germano-américain pour le 21ème siècle » qui lie celui qui a capitulé sans condition à son dominant jusqu’en 2099… (cf : site officiel de la Maison Blanche)


« Bien entendu, je traite avec Darlan, puisque Darlan me donne Alger ! Demain, je traiterai avec Laval si Laval me donne Paris !


Franklin Roosevelt

 De Gaulle, dites-vous bien que quand nous aurons à choisir entre les Français et les Américains, nous préférerons toujours les Américains !
Winston Churchill

 Et vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il était le prélude à une seconde occupation du pays ? Non, non, ne comptez pas sur moi !
Charles de Gaulle
 M’associer à la commémoration d’un jour où on demandait aux Français de s’abandonner à d’autres qu’à eux-mêmes, non !
Charles de Gaulle

 Vous croyez que les Américains et les Anglais ont débarqué en Normandie pour nous faire plaisir ?
Charles de Gaulle

 Les Américains ne se souciaient pas plus de libérer la France que les Russes de libérer la Pologne.
Charles de Gaulle

 Roosevelt était un type qui voulait dominer l’univers et, bien entendu, décider du sort de la France. Alors, de Gaulle, ça l’embêtait ; il ne le trouvait pas assez souple.
Charles de Gaulle

 Roosevelt, c’était pareil, il ne traitait qu’avec des gens qui étaient mes ennemis. Il avait autour de lui, à Washington, des types comme Chautemps.
Charles de Gaulle

 La politique de Roosevelt, c’était exactement celle qu’ont aujourd’hui les Américains dans le Sud-Est asiatique. Ils ne peuvent pas en imaginer d’autre. Des marionnettes, c’est ça qu’ils veulent en face d’eux. »
Charles de Gaulle

Source : La Gazette Française


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