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Dimanche, à 20heures, il sera trop tard !
par Jean LEVY

dimanche 7 mai 2017, par Comité Valmy


Dimanche, à 20heures, il sera trop tard !

Toutes les pseudo élites de la politique, des médias, du monde syndical et de la sphère économique, les uns badigeonnées de rouge, les autres de rose, de bleu et , bien sûr, de jaune, se pressent pour vous faire voter Macron.

Cette unanimité étonne. Elle nous inquiète aussi.

Comment les représentants du Parti communiste Français et ceux de la CGT peuvent-ils être sur la même longueur d’onde que les PDG du CAC 40 ?

Aurait-on vu Maurice Thorez, Jacques Duclos ou Georges Marchais appeler à voter pour le représentant de la banque Rothschild ?

Aurait-on vu Benoît Frachon, Georges Seguy ou Henri Krasuki se prostituer en appelant les travailleurs à glisser dans les urnes en faveur du candidat de Gattaz ?

Rappelons-nous le "ni-ni" du PCF en 1969, ni Pompidou, ni Poher, et le score du PCF à 21% au premier tour.

Oui, nous répondent les bonnes âmes "communistes" : mais aujourd’hui, il y a ’danger fasciste" !

Les bandes de SA menacent-elles donc les sièges politiques et syndicaux ?

Le sigle du Front National flotte-il dans nos rues porté par des centaines de milliers de forcenés, bottés-casqués, torches en mains, menaçant nos libertés ?

Un mouvement, le FN, a-t-il le soutien de la finance pour établir en France une dictature à l’hitlérienne ? Car chacun naguère dans les brochures et les écoles communistes pouvaient lire et méditer l’analyse de Dimitrov sur ce qu’était le fascisme : la dictature sanglante du capital financier. De nos jours, celui-ci s’est mondialisé, concentré, "européanisé".

Pour ces raisons, il a promu l’espace européen comme terrain de chasse, zone de "libre échange", de concurrence totale avec "la libre circulation des capitaux, des marchandises et des hommes". Il a troqué les frontières trop étroites des Etats, obstacles à ses ambitions, pour une Union Européenne, disposant d’une administration centralisée avec la perspective que celle-ci soit fédéralisée. Avec le soutien des politiciens de tous bords à son service, le capital mène une lutte sans merci contre les Nations, dont l’existence même est devenue obstacle à ses ambitions.

Un Parti communiste digne de ce nom aurait poursuivi et amplifié la lutte populaire menée par le PCF dès l’embryon de construction européenne avec la CECA, l’armée européenne en 1954 et jusqu’au traité de Maastricht en 1992.

Malheureusement, le Parti communiste a "muté". En 1997. c’est l’entente électoraliste avec le PS, la participation au gouvernement de "gauche plurielle" avec Jospin. C’est l’alignement idéologique sur le parti socialiste avec les privatisations et le soutien à la guerre faite par l’Otan à la Yougoslavie. Cette politique a sonné le glas au rôle moteur du PCF dans la défense du peuple et de la nation. Certes, les communistes ont participé au rejet de la constitution européenne en 2005, mais cette position fut sans lendemain.

Cette politique d’abandon a créé un vide politique dans lequel s’est engouffré le Front National. Celui-ci a donc prospéré sur la désespérance d’une population délaissée par le Parti Communiste Français. Et, sous la direction de Marine Le Pen, le FN s’est fait le porte-parole de tous les mécontentements provoqués par la politique de régression sociale accélérée, décidée à Bruxelles par les représentants de l’oligarchie, chômage de masse, territoires abandonnés, misère amplifiée.

Cette politique a conduit à une profonde crise politique. Les représentants des partis qui ont pratiqué l’alternance depuis trente ans, PS comme RPR-Les Républicains ou ’centristes’ se sont déconsidérés aux yeux de l’opinion. Des profondeurs des territoires monte une exaspération qui a conduit le capital à prendre directement en mains le pouvoir politique. Telle est le sens de la candidature Macron, un pur produit des banques d’affaires, chargé de mener tambour battant les "réformes" qu’une Assemblée Nationale n’a plus des moyens d’entériner. C’est le sens du recours aux ordonnances, que l’ex associé-gérant de la banque Rothschild est chargé d’imposer aux pays.

Malheureusement, à travers ce second tour des élections présidentielles, la candidate du Front national représente seule l’opposition à cet immense danger. Certes, Marine le Pen est l’héritière d’un mouvement qui fut, à l’origine et durant de nombreuses années, le refuge d’une extrême-droite revancharde de Vichy.

Le FN a-t-il changé ?

Qui peut dire aujourd’hui que le PCF se recommande encore des Bolcheviques et de Staline ?

La candidate frontiste a reçu le 23 avril le soutien de près de 8 millions de Français, parmi les plus démunis, les déshérités victimes de la politique de Bruxelles et de ses auxiliaires de l’Elysée et de Matignon.

Constitue-t-elle un danger ?

Et si, à terme, c’était le cas, le meilleur moyen de s’en préserver n’est-il pas de substituer une colère rouge, de classe et de masse, au Front National ?

En attendant que se réalise cette perspective, il est urgent de bloquer les ambitions du candidat de l’Argent, qui lui - et il ne s’en cache pas - vise par ordonnances à mater socialement et démocratiquement le peuple français.

6 Mai 2017

Jean Lévy,
membre du Bureau national du Comité Valmy


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