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Hologramme Macron : victoire de l’ultime produit marketing par lavage de cerveau collectif ?
Par Sébastien Renault

mercredi 3 mai 2017, par Comité Valmy


Hologramme Macron : victoire de l’ultime produit marketing par lavage de cerveau collectif ?

Ça a donc marché, la continuité de la destruction de la France est effectivement « en marche » victorieuse… Les Français, au terme d’une élection à un tour, ont donc élu un hologramme créé de toutes pièces par la machine médiatique et unanimement commandité par l’aristocratie mondialiste de la grande cause libérale européenne ? L’hologramme a un beau sourire de jeune homme d’à peine la quarantaine, s’exprime à coups de slogans évaporés, s’appuie sur l’ensemble de l’univers financier français et promet effectivement d’œuvrer d’arrache-pied à la destruction de son propre pays (selon « sa » vision d’une France « plus ouverte », « plus tolérante » et « plus inclusive » au centre d’une « Union européenne forte »), à la demande de ses maîtres tapis dans l’ombre.

Première chose : les Français seraient décidément des moutons indécrottables… Un peuple à ce point domestiqué et programmé, mentalement parlant, c’est tout de même assez stupéfiant… Son jugement collectif reflète l’exact conditionnement induit en lui par pure ingénierie socio-médiatique. Voter ferait décidemment partie intégrante de l’aliénation psycho-mentale des pauvres masses de la « servitude volontaire »[1] en démocratie tarée sous contrôle subliminal médiatique omniprésent. Ce qui n’est aujourd’hui qu’une constatation de stricte évidence factuelle.

Notre coup de sonnette d’alarme anti-Macron, l’attrape-nigaud qui sort en tête du premier tour avec un score de presque 24%, s’avèrerait donc malheureusement prémonitoire… Les Français s’apprêtent–ils à élire une fabrication des banksters qui leur a été mentalement (hypnotiquement) imposée par le pouvoir médiatique ?

Donc le peuple, malheureusement abruti et manipulé, devrait recevoir son salaire, en toute justice. Ce qui est évidemment très triste, pour un grand et beau pays comme la France. Qui plus est, un grand pays qui fut un jour le grand pays de la Chrétienté…

Mais deuxièmement, Macron le piège à cons, ce n’est en réalité pas du tout une surprise. Une certaine configuration incertaine du monde donne aujourd’hui lieu à quelques soulèvements et entreprises de rebellions populistes et nationalistes, du genre « Brexit » au Royaume-Uni ou Trump aux dernières présidentielles américaines, face auxquels l’élite mondialiste se voit en surface un tantinet conspuée et discréditée. L’illusion Marine Le Pen jouait sur ce même registre… Mais c’était sans compter sur le fait souterrain que l’Emmanu-el holographique du nouveau « centrisme » d’apparence populiste s’apprête à gagner haut la main cette course spectacle à l’Élysée 2017 parce que la chose a été décidée depuis longtemps par l’institution oligarchique (comme l’avaient effectivement laissé entendre Attali et consorts à de nombreuses reprises ces dernières années[2]).

Le Pen dirige le parti frontiste médiatiquement diabolisé pour son « fascisme », sa « xénophobie », son « antisémitisme négationnisme », etc. Quoiqu’ayant essayé de « réformer » l’image de son organisation en proposant une vision populiste plus féministe et sociétalement correcte de la France[3] sur fond d’anti-mondialisation, d’anti-Union européenne et d’anti-immigration massive, la fille du « dernier homme politique de la quatrième République »[4] fait-elle le poids ? Le Pen aura fait campagne en promettant de sortir la France du marché de la monnaie commune de l’euro tout en annonçant son intention de renégocier les traités européens (un projet intrinsèquement voué à l’auto-avortement, comme l’a bien démontré François Asselineau tout au cours de sa campagne). Elle se sera présentée en candidate souverainiste et protectionniste résolument déterminée à endiguer les totalitarismes du marché mondialiste et du « fondamentalisme islamique ». Or ces derniers sont en réalité des instruments de ce même dispositif oligarchique tentaculaire à l’intérieur duquel le Front National est voué à jouer un rôle d’élément perturbateur de façade depuis plus de 30 ans.

Rien d’étonnant donc que celle qui voulait libérer les Français de l’élite politique arrogante à la solde de l’oligarchie mondiale ne puisse, aujourd’hui comme hier, faire guère mieux qu’une qualification serrée au fictif second tour des présidentielles. C’est là le lot du Front National, acteur antagoniste aussi diabolisé qu’il s’avère utile au système le diabolisant—et que ce même parti frondeur prétend désavouer en assumant une position « antisystème » peut-être en réalité impuissante ; mais que dire de celle qu’ose revendiquer l’hologramme Macron, véritable chouchou théâtral du système (inutile ici de refaire son parcours, qui en dit long sur les origines, les intentions, et la teneur intrinsèquement élitiste du personnage)…

Revenons justement au faux messie Macron, figure holographique par excellence qui arrive donc au pouvoir—auquel il avait en réalité déjà accédé au sein du gouvernement Valls II dès 2014. Son bilan calamiteux en qualité de ministre de l’Économie et de l’Industrie n’aura donc pas suffit à contrecarrer la programmation mentale du peuple pourtant directement soumis aux effets ruineux de sa politique financière d’avant-garde visant à libéraliser l’activité économique et stimuler la croissance, selon une vision du problème commercial et de la gestion budgétaire aux relents très sarkozystes. La sénatrice socialiste de Paris Marie-Noëlle Lienemann dresse très bien l’état des lieux véritable de l’illusionnisme économico-industriel « droite-droite » à la Macron :

« Force est de constater qu’il ne remet rien en cause des dogmes de la politique de l’offre et que c’est d’autant plus stupide et grave que la demande mondiale est faible et qu’il y a de marges de manœuvres importantes en France et en Europe.

Rien non plus sur la mise en place de plans de filières pour assurer la reconquête industrielle, rien n’ont plus sur la nécessité d’engager des mesures ciblées de protection de notre marché intérieur contre les dumpings sociaux fiscaux environnementaux et contre l’exploitation des travailleurs détachés.

[…] nous payons déjà très cher l’incurie des orientations qu’il a instillé, d’abord à l’Élysée, puis comme ministre des finances – et que le Président de la République a complaisamment faites siennes – pour appeler les déçus du quinquennat – et qui avait fait l’élection de François Hollande – de ne pas se laisser berner par le mirage du changement version Emmanuel Macron… Il est en marche arrière ! »

Derrière les apparences sociétales du nouvel hologramme présidentiel Macron, la réalité n’est autre que celle du mondialisme triomphant, du libre-échange illimité et des marchés libres (y compris des utérus à louer[5], des acheteurs d’enfants nouveaux-nés, et de toute cette industrie innommable de la fausse fertilité en économie post-humaine du vivant). Derrière le mirage « macronite » aujourd’hui embrassé par près d’un quart d’une population votante hypnotiquement décérébrée, c’est bien le pouvoir autocratique de la finance internationale qui se dessine, donc celui du capital, et avec lui celui de la récapitulation de l’idéologie libertaire prétendument « humaniste » avec l’idéologie marchande libérale la plus antihumaniste, ce à travers l’appareil occidental omnipotent des « droits de l’homme » absolutisés. L’hologramme Macron ne représente rien d’autre, puisqu’il incarne exactement la réduction purement fonctionnelle de la post-pensée, la tyrannie de l’euro-atlantisme sans foi ni loi, la barbarie artificielle à tous crins du marché procréatique sans frontières, l’uberisation intégrale de l’économie et de la société, et la marche autorégulatrice de la technocratie impérieuse.

À l’instar d’un Obama en 2008, Macron émerge en bel automate holographique destiné à relancer un effet marketing constructeur pour redorer l’image d’un système ayant essuyé quelques apparences de déconfiture ces derniers temps. Il jouit du soutien des figures clés du pouvoir français, dont la presse qui lui est ouvertement dévolue. Les principaux candidats de droite et de gauche (François Fillon et Benoît Hamon) ont bien sûr encouragé leurs bases à se rallier derrière le candidat hologramme pour l’illusion spectaculaire d’un « second » tour de parade contre une Marine Le Pen médiatiquement discréditée comme « trop dangereuse » pour la France et l’Europe. La coalition se forme donc comme prévu derrière la nouvelle star de l’élite libérale, qui pouvait déjà compter sur son alliance avec le parti de François Bayrou, autre caméléon politique sans substance.

Macron est enfin le candidat de prédilection de Washington et de leurs larbins à Bruxelles. Les récentes révélations Wikileaks attestent que les agences de renseignement américaines ont participé sans vergogne à des campagnes d’espionnage en profondeur lors des élections françaises depuis le début des années sarkos. En toute logique, c’est aujourd’hui Macron qui fait l’objet des faveurs américaines en vue de renforcer encore davantage les intérêts du mondialisme anglo-saxon en milieux francophones.

En résumé, Macron est l’expression consommée des lobbies financiers europhiles les plus acharnés. Bureaucrate de pur opportunisme, il prétend être indépendant centriste, mais s’est en réalité déjà engagé à soutenir les grandes entreprises de l’Union européenne enterinant la décentralisation industrielle. Macron l’hologramme « unificateur » ne saurait concourir qu’à la fausse unité babélienne du fédéralisme euro-atlantique. Il ne doit son intronisation imminente qu’à sa docilité de produit holographique spectaculaire « nouveau », fonctionnant au service du plus strict maintien du mécanisme de régulation libérale du régime politique actuel en France vassalisée. Il est donc le continuateur par excellence, ce qui ne saurait échapper à quiconque réfléchit encore tant soit peu.

Sébastien Renault
29 avril 2017


[1] Comme disait La Boétie.
[2] http://video.lefigaro.fr/figaro/video/pour-jacques-attali-emmanuel-macron-a-l-etoffe-d-un-president-de-la-republique/4083220609001/
[3] Par l’entremise des grands cadres LGBT-istes du FN, notamment Florian Philippot.
[4] Dixit François Mitterrand.
[5] Selon la formule désormais très célèbre d’un certain Pierre Bergé, figure exécrable incontournable de la sphère aristocratique Macron.
http://plumenclume.org/blog/242-hologramme-macron-victoire-de-lultime-produit-marketing-par-lavage-de-cerveau-collectif


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