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L’envers des cartes

PARIS – DJIBOUTI : REMISE A FLOT…
par Richard Labévière

mardi 21 mars 2017, par Comité Valmy


Charles De Gaulle à Djibouti le 26 août 1966 où il est question d’indépendance.

PARIS – DJIBOUTI : REMISE A FLOT…

Djibouti, le 17 mars 2017.

Les vociférations de Rimbaud écrivant à sa mère que les chiens hurleurs l’empêchent de dormir et les émerveillements bourlingueurs de Monfreid résonnent toujours… Les pêcheurs sont rentrés au petit matin, vers 6 heures. Les acheteuses des restaurants sont venues faire le plein de Mérous, Daurades, Barracudas, Thazards et autres Carangues. Devant la poissonnerie La Sirène, le spectacle commence : le chef d’un orchestre imaginaire s’est installé derrière un pupitre improvisé. Comme une baguette, dans ses mains tourbillonne une serpe effilée qui tranche l’épaisseur des poissons restants, découpant nombre de filets – minces et réguliers – qu’il retourne comme autant de partitions d’un grand large symphonique. Son premier assistant les arrose à grande eau. Le deuxième les enveloppe avant de les empiler sur le porte-bagages de motos qui s’échappent comme des abeilles regagnant la ruche du centre-ville.

Nouvelle grande agitation vers 8 h.30. Une camionnette se gare à cul ouvrant son coffre-arrière sur la mer. Un autre ballet commence. Plusieurs dizaines de petits sacs de jute blanche contenant les feuilles fraîches de qât virevoltent de mains en mains précautionneuses et fébriles jusqu’à une barque de pêche qui met aussitôt le cap sur Obock. Deux heures plus tard, un crescendo similaire se déverse sur une deuxième barque à bord de laquelle embarquent plusieurs passagers improbables. La mer est un peu agitée. Aux commandes du moteur Yamaha, le chef du bord indique que la traversée vers Tadjourah prendra un peu plus d’une heure.

En dépassant la rade du vieux port international, on glisse, à bâbord, le long d’imposantes installations portuaires. Dans le lointain, d’autres scarabées géants émergent de la brume : les grues roulantes et portiques-conteneurs des nouvelles installations de Doraleh se dressent comme les sentinelles d’un camp retranché. C’est la réalité profonde de Djibouti : 23 200 km2 entourent le golfe de Tadjourah sur une profondeur d’environ 90 km. Selon les résultats du recensement de 2009, la République de Djibouti (RDD) compte environ 818 200 habitants. La ville de Djibouti même concentrerait 476 000 habitants (soit environ 58 % de la population du pays).

Depuis le début des années 2000, avec la lutte contre le terrorisme et la piraterie maritime, un nombre croissant de contingents militaires étrangers converge vers la RDD. Cas unique au monde, cinq pays y disposent désormais d’une base militaire : la France, les Etats-Unis, l’Italie, le Japon et la Chine. L’Arabie saoudite doit s’y installer l’année prochaine. De leur côté, les Turcs ouvrent une école et s’intéressent à la construction d’un nouvel aéroport.

En avril 2016, sans surprise, le président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) a été réélu au premier tour des élections pour un quatrième mandat. Bien que Djibouti affiche une stabilité réelle et sous contrôle, la situation sécuritaire de l’environnement djiboutien demeure volatile depuis l’attentat imputé aux Shebaab somaliens dans le restaurant La Chaumière en mai 2014. Le conflit ouvert au Yémen, ajouté aux tensions frontalières récurrentes avec l’Erythrée et à celles entre l’Erythrée et l’Ethiopie pourraient, sur fond de paupérisation des populations, faire de la RDD une cible de choix pour des groupes terroristes et pour une nouvelle génération de pirates acculée à une baisse drastique des revenus liés à une pêche côtière de plus en plus menacée par des bateaux industriels. C’est dans ce contexte que Pékin a décidé de s’implanter massivement en mer Rouge.

TRIBULATIONS CHINOISES

Depuis le début des années 2000, la stratégie du Collier de perles se confirme et multiplie ses avancées. L’intérêt de Pékin pour la perle djiboutienne concerne d’abord le développement économique de l’Afrique de l’Est, l’accès aux ressources de l’Ethiopie et aux hydrocarbures du Soudan du sud. De cette porte maritime, les investisseurs chinois entendent rayonner sur la moitié du Grand continent. La ligne de chemin de fer Djibouti – Addis-Abeba, qui vient d’être inaugurée, doit se prolonger jusqu’à Nairobi. Ces perspectives économiques imposent – dans un second temps – une dimension stratégique vitale : 70% des approvisionnements chinois en ressources naturelles transiteraient par le détroit de Bab-el-Mandeb, reliant Djibouti, le Yémen, la péninsule arabique et l’Afrique par la mer Rouge, le golfe d’Aden et l’océan Indien.

Depuis une quinzaine d’années, la marine chinoise poursuit sa mue de flotte côtière en force hauturière et de projection, modernisant ses bateaux (frégates, porte-avions et sous-marins) et multipliant ses points d’appuis portuaires. Bien que rarement affiché comme tel, l’objectif est bien de pouvoir rayonner sur l’ensemble de l’océan Indien à l’extrémité du rayon d’action classique des forces armées chinoises. Au-delà du canal de Suez, le prochain « clic perlier » concerne la Méditerranée avec une installation – actuellement en chantier – dans le dispositif portuaire russe de Tartous en Syrie1.

Hypothèse d’école : les Chinois rendront-ils la politesse aux Russes en leur permettant d’accéder à leur base navale de Djibouti ? Officiellement, c’est exclu. Farouchement intransigeant en matière de souveraineté nationale, les autorités djiboutiennes ont passé des accords – excluant toute implantation russe – avec les Etats-Unis notamment, qui disposent aussi d’une importante base (5000 hommes) depuis les attentats du 11 septembre 2001. La clef de cette question d’avenir repose, sans doute, sur l’évolution du développement économique et de la dette.

Entre 2014 et 2017, l’endettement de l’Etat djiboutien envers les bailleurs de fonds privés chinois est passé de 40% à 80%. Très habilement, Djibouti a créé une holding pour privatiser et coter en bourse ses emprunts afin de désengager partiellement l’Etat qui mise, par ailleurs, sur la poursuite d’un taux annuel de croissance de plus de 7%. Ce dispositif sera-t-il efficace pour faire face aux échéances d’un remboursement qui doit commencer cette année sous les regards attentifs du FMI et des experts des Nations unies ?

Dans ce contexte, la base militaire chinoise entrera en fonction en novembre prochain. Selon différentes expertises, ses capacités d’accueil varieraient entre plusieurs centaines et milliers d’hommes (jusqu’à 10 000), trois cents mètres de quai pourraient lui être dédiés dans le nouveau port de Doraleh, tandis que les autorités confirment avec insistance que les bateaux militaires chinois utiliseront, comme les autres marines de guerres présentes, des quais demeurant sous autorité et gestion djiboutiennes. Deux frégates chinoises croisent déjà en permanence dans la zone.

A quoi va servir cette base chinoise ? Sa première mission consistera à sécuriser les flux maritimes vitaux pour l’économie chinoise. L’autre fonction, plus hypothétique, viserait la formation des armées de la région (forces djiboutiennes dont un important contingent – près de la moitié des effectifs – fait déjà partie de la force des Nations unies en Somalie (AMISOM2) ; unités de l’armées éthiopienne et kenyane éventuellement). Comme le dit un proverbe mandarin : « le bœuf est lent et la terre est patiente », ces missions sont appelées à évoluer dans le temps et en fonction des évolutions stratégiques régionales et internationales.

Toujours est-il que contrairement aux Américains qui vivent en vase clos dans leur base, les Chinois commencent à apparaître dans le paysage djiboutien. Comme les 1500 militaires français, qui vivent avec leur famille en immersion dans la société djiboutienne, les Chinois sont de plus en plus visibles dans les restaurants et commerces de la cité portuaire. Des projets d’installation d’un Institut Confucius circulent, tandis que la radio francophone RCI (Radio Chine Internationale) joue à plein sa fonction d’influence et de soft-power. En comparaison, Radio France Internationale (RFI), qui confond trop souvent information et militantisme droit-de-l’hommiste, n’est plus captable à Djibouti…

Mais le symptôme le plus parlant des tribulations chinoises est certainement l’ouverture de la Silk-Road-Bank – la banque de la Route de la soie – qui permet désormais échanges et fluidité directe du franc-djiboutien au yuan-chinois. Et la construction de la zone de libre-échange de Doraleh – dont les investisseurs sont majoritairement chinois – esquisse un avenir qui se projette différemment selon les intérêts des uns et des autres. Les Djiboutiens rêvent de transformer leur pays en un hub de puissance globale, une espèce de Dubaï alliant la prospérité économique à la sécurité locale et régionale. Les Chinois pensent-ils davantage au modèle de Hong Kong ou Macao ? Une plate-forme conçue non seulement comme l’une des nouvelles perles de leur collier stratégique, mais aussi comme une base de puissance visant l’ensemble de l’Est-africain et des prolongements méditerranéens déjà en chantier ? L’avenir n’est pas écrit… et la mer est patiente !

UN PORT-MONDE

C’est au grand historien Fernand Braudel que l’on doit le concept de ville-monde : « les informations, les marchandises, les capitaux, les crédits, les hommes, les ordres, les lettres marchandes y affluent et en repartent »3. Hormis l’Empire du milieu, Djibouti attire ainsi tous les puissants du monde globalisé, au premier rang desquels les Etats-Unis. Pour Washington, ce port-monde constitue l’épicentre d’une « zone de combat » au même titre que l’Afghanistan, l’Irak et la Syrie.

Les attentats contre les ambassades des États-Unis à Nairobi (Kenya) et à Dar es-Salaam (Tanzanie) en 1998, ainsi que l’attaque du destroyer USS Cole dans le port d’Aden en 2000, ont conduit l’administration américaine à ouvrir une importante base militaire à Djibouti en 2002 pour surveiller le détroit de Bab-el-Mandeb. Le 11 décembre 2002, le secrétaire d’État à la défense Donald Rumsfeld annonce officiellement l’installation de neuf cents soldats des forces spéciales dans une ancienne base des Troupes de marine françaises, le camp Lemonnier. Parallèlement, la radio Voice of America commence à émettre en arabe comme en anglais. La force militaire américaine compte aujourd’hui 5000 personnes à Djibouti. Son objectif principal est de sécuriser le détroit de Bab-el-Mandeb avec l’aide de l’armée française.

Depuis quelques années, le Pentagone utilise aussi sa base djiboutienne pour engager ses drones ciblant les Shebaab en Somalie de même que les jihadistes présents au Yémen et soupçonnés d’appartenir à Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Si les opérations semblent avoir été quelque peu délaissées entre 2002 et 2011, elles ont repris en mai 2011 après l’échec d’une tentative de neutralisation par drone de l’islamiste d’origine américaine Anwar al-Aulaqi, finalement tué en septembre 2011. En 2013, l’installation de 46 drones Predator, de 1 100 commandos et d’une vingtaine de F-15 était prévue. Suite à l’émergence de nouvelles missions, le 60th Expeditionary Reconnaissance Squadron, opérant les MQ-1 Predator a été dissous en octobre 2015 et ses moyens redéployés en Jordanie et en Irak notamment. Ceux-ci ont effectué plus d’une centaine de frappes entre 2010 et 2016. Cependant la première opération américaine sous la présidence Trump, impliquant des troupes au sol, s’est faite au Yemen fin janvier.

La lutte contre la piraterie autour de la Corne de l’Afrique a incité plusieurs pays à s’installer à Djibouti et y construire des bases logistiques pour leur marine. En avril 2010 a commencé la construction – à Djibouti – la première base permanente des Forces japonaises à l’étranger. Cette base militaire de 12 hectares dont la construction a coûté 42 millions d’euros a été inaugurée le 7 juillet 2011 et accueille 600 personnes. Deux frégates japonaises de premier rang sont affectées en permanence à Djibouti, ayant aussi pour mission d’observer et d’investiguer le déploiement chinois local.

Ancienne puissance coloniale de la Corne de l’Afrique, l’Italie dispose désormais, elle-aussi, d’un point d’appui logistique installé à Djibouti (les effectifs variables n’excédant pas 400 hommes) dans le sillage de la mission européenne de lutte contre la piraterie maritime Atalante4. Un contingent allemand (plusieurs dizaines d’hommes) s’est installé pour accomplir le même genre de missions. En janvier 2002, Djibouti et Berlin ont signé un mémorandum sur le statut des troupes allemandes présentes dans le pays dans la cadre de la lutte anti-terroriste. D’ici l’année prochaine, une base navale saoudienne disposant d’un dispositif aéroportuaire doit être mise en chantier. Dans ce contexte, le Qatar a déployé une force d’interposition entre la RDD et l’Erythrée, tandis que les Emirats arabes unis poursuivent leurs implantations dans les ports voisins, notamment à Berbera en Somalie, à Assab en Erythrée, et sur l’archipel des îles Hanish, sur le détroit de Bal-el-Mandeb, face au Yémen en guerre.

FRANCE PARTENAIRE HISTORIQUE

Le 28 février dernier, le président IOG a été reçu à Paris en visite officielle, la première depuis dix ans. Mieux vaut tard que jamais, avant de quitter ses fonctions, François Hollande a, ainsi voulu mettre fin à ce qui commençait à être perçu comme un « désintérêt français », posture évidemment paradoxale dans le contexte de la montée en puissance du port-monde et du maintien de la plus grande base militaire française à l’étranger. La relation bilatérale n’a pas toujours été une mer d’huile, régulièrement chahutée par trois récifs coralliens : la situation fluctuante des droits de l’homme ; la mort du juge français Bernard Borrel dont l’instruction n’est pas close ; enfin, le doute instillé par l’intervention française – jugée tardive par Djibouti – lors des incidents frontaliers de 2008 entre l’Erythrée et la RDD.

Malgré tout et comme souvent dans les vieux couples, la retrouvaille s’est opérée avec soulagement, mesure mais détermination dans un contexte régional sécuritaire des plus perturbés : l’Erythrée est toujours sous sanctions internationales ; les révoltes armées demeurent récurrentes aux frontières de l’Ethiopie ; indépendamment de la stabilité fragile du Puntland, la Somalie reste confrontée – depuis 1991 – à une guerre civile qui n’a pas dit toutes ses ruses ; enfin, le Yémen voisin est ravagé par la guerre tandis que piraterie maritime et terrorisme menacent de ressurgir sur fond de famines, épuisement des ressources halieutiques et sécheresses.

Dans ce contexte, les fondamentaux ont été réaffirmés notamment sur le plan des questions de défense et de sécurité. La coopération opérationnelle au profit des Forces armées de Djibouti (FAD) représente une part importante de l’activité des Forces françaises de Djibouti (FFDj). La majorité des actions de formation au profit des militaires djiboutiens est constituée des formations avant déploiement des contingents de l’AMISOM, ce qui est systématiquement accompagné de cessions de matériels (paquetages, effets de protection).

En 2016, 1450 militaires des FAD ont bénéficié de 11 actions de formation principalement dans le cadre de la préparation à la projection en Somalie. Plusieurs formations spécifiques – dans des domaines pointus NEDEX, C-IED, TAP, GIGN, sapeurs-pompiers et marine – ont eu lieu ces deux dernières années. En vigueur depuis mai 2014, le traité franco-djiboutien de coopération en matière de défense5 prévoit d’ailleurs une clause de sécurité (art. 4) envisageant une contribution à la défense de l’intégrité du territoire djiboutien en cas d’agression armée ainsi qu’une participation à la police de l’espace aérien et à la surveillance des eaux territoriales.

Encadrée par l’équipe diplomatique française à Djibouti très dynamique et de grande compétence, cette remise à flot aura permis, non seulement de tordre le cou au fantasme d’un « désintérêt français », mais aussi d’amorcer le rattrapage d’un retard des investisseurs français. Ces derniers – et la remarque s’adresse directement au MEDEF – n’ont pas encore mesuré l’ampleur de la montée en puissance du port-monde djiboutien, comme si une malédiction tenace continuait à peser sur le continuum présence militaire/opération extérieure/investissement économique.

L’auteur de ces lignes se souvient avoir assisté au déminage des plages de Koweït-City par le génie français, de même qu’à la remise en état du tram et de la centrale électrique de Sarajevo par des soldats français. Dans les deux cas, des sociétés essentiellement italiennes, allemandes, espagnoles ou polonaises ont largement bénéficié ensuite de cette restauration de la sécurité et des infrastructures tandis que les entreprises françaises n’assuraient aucun suivi, brillant par leur absence. Après cette dernière remise à flot de la relation bilatérale Paris-Djibouti, on peut espérer que cette malédiction typiquement française puisse commencer à se dissiper – ici – sur les bords stratégiques de la Mer Rouge.

Avant de rembarquer avec Henri de Monfreid pour le Goubet, Tadjourah, Obock et l’éternité, on ouvrira avec bonheur le magnifique recueil de poèmes Passerelle, publié sous la direction du Dr. Hibo Moumin Assoweh6. Pêche en Mer Rouge : « Alors les trois albatros planent de leurs ailes géantes Au rythme du vent, dans un même élan Voguent et pêchent avec grâce et aisance, Trio qui danse, en transe, sérénade et communion, Des êtres, des communautés, ensemble lancent En harmonie, l’union d’une symphonie ». Les illustrations de l’artiste Omar Moubine proviennent aussi des profondeurs djiboutiennes.

On peut rencontrer ces chamans de la Mer Rouge à l’Institut Français de Djibouti7 – lieu d’exception, d’exposition (peintures, sculptures et photographies), de culture, d’intelligence et de débats – animé par une équipe de terrain, de compétences et de gentillesses, avec à la barre un autre bourlingueur d’expérience : Louis Estienne. Le lieu est aussi très fréquenté par les enfants des écoles, l’un des symptômes de cette remise à flot d’une relation Paris – Djibouti qui conjugue une vieille histoire commune et les enjeux de la mondialisation d’aujourd’hui.

Richard Labévière
20 mars 2017

Proche&Moyen-Orient.ch
Observatoire Géostratégique

Notes
1 La Méditerranée n’est plus une mer occidentale – prochetmoyen-orient.ch, 10 septembre 2016
2 African Mission in Somalia. Seule mission de l’Union africaine sous mandat de l’ONU avec un plafond de troupes à 22 200 personnels.
3 Fernand Braudel (3 volumes), Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVe–XVIIIe siècle, Paris, Armand Colin, 1979.
4 L’opération Atalante est une mission militaire et diplomatique mise en œuvre par l’Union européenne, dans le cadre de la force navale européenne (Eunavfor) et de la PSDC, dans le but de lutter contre l’insécurité dans le golfe d’Aden et l’océan Indien, une zone maritime menacée par des pirates qui partent des côtes somaliennes. La mission s’est déployée à partir du 8 décembre 2008 pour remplacer les accompagnements nationaux. Elle a à sa disposition, selon les moments, entre quatre et treize bâtiments appuyés par des avions de patrouille maritime avec comme point d’appui Djibouti et des commandos embarqués à bord des navires du Programme alimentaire mondial ravitaillant la Somalie ou navires de commerce traversant la zone. En 2009 et novembre 2012, les forces européennes d’Eunavfor ont assuré l’escorte de 166 navires du PAM et 128 navires de l’AMISOM.
5 Signé en décembre 2011, ratifié le 14 mai 2014 et en vigueur depuis le 1er mai 2014.
6 Passerelle. Sous la direction du Docteur Hibo Moumin Assoweh avec Khaled Haidar et Abdi Mohamed Farah.
Les Editions du Net – 126, rue du Landy, 93400 ST-Ouen, octobre 2016. 7 Institut Français-Djibouti. B.P. 64 – Salines Ouest, Djibouti.


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