COMITE VALMY

Accueil du site > - L’UNION de la RESISTANCE, le CNR, son programme, NOS REFERENCES. > ORIENTATION STRATEGIQUE Résistance républicaine, patriotique et sociale - (...) > LES GRANDES MANŒUVRES DU CAPITAL : COMME QUOI TOUS LES CHEMINS NE MENENT PAS (...)

LES GRANDES MANŒUVRES DU CAPITAL : COMME QUOI TOUS LES CHEMINS NE MENENT PAS SEULEMENT AUX ROMS… par Jean Lévy

jeudi 2 septembre 2010, par Comité Valmy


A dix-huit mois des élections présidentielles, chacun de nous a l’impression de vivre déjà en campagne électorale. Dans chaque camp, les politiciens ont le regard vissé sur l’échéance de 2012.

Tous s’y préparent, telles les équipes sportives avant une Coupe décisive.

Et de mouiller leur maillot, bleu ou rose.

A droite, cela semble la cacophonie la plus totale.

Pourtant, il y a six mois, Nicolas Sarkozy apparaissait le chef incontesté.

Aujourd’hui, les ambitions se multiplient, et chacun d’assumer à grand bruit, « sa différence ».

Que signifie ce remue-ménage au sein même de l’UMP ?

A la crise économique et sociale, s’ajoutent les scandales politico-financiers, qui explosent semaine après semaine. Ceux-ci illustrent, au grand jour, les liens consanguins existants entre le monde des affaires et les politiciens qui nous gouvernent.

C’est le moment choisi par le pouvoir pour développer, au nom de la « sécurité », une offensive contre les « étrangers », Roms de préférence, désignés à la vindicte publique. Les charters sont quotidiens. L’émotion grandit au sein du « peuple de gauche ».

Les médias s’emparent du sujet avec un zèle plus que suspect.

On se croirait revenu entre les deux tours des « présidentielles » de 2002, où « l’antifascisme » militant était partagé du Figaro à TF1, et du Monde à France Inter

Il s’agissait alors de faire voter « Chirac » contre le soit disant « danger Le Pen ». Et aujourd’hui ?

Quel est le but de la manœuvre ?

Si du côté de Sarkozy, la xénophobie d’Etat, qu’il développe, constitue une volonté de contournement des problèmes sociaux, à la veille du 7 septembre. De l’autre bord, cette politique permet une récupération à fins électorales. Le Parti socialiste se donne, à bon compte, une conscience démocratique.

Face à la colère qui grandit, la classe dominante est consciente de la dangerosité de la situation.

Aussi, doit-elle envisager les moyens de sauver l’essentiel : le pouvoir économique et politique au service du Capital.

D’où la campagne publicitaire qui se développe en vue d’une alternance sociale-démocrate, avec son poulain, Dominique-Strauss-Kahn.

Le FMI aux affaires ne serait pas pour déplaire au monde euro-atlantique de la finance. Bien au contraire.

Mais le pouvoir ne compte pas « laisser la place ».

Il lui faut donc – et en premier lieu, à ses « donneurs d’ordre » – imaginer une stratégie pour à nouveau gagner en 2012.

D’où la reprise du credo frontiste anti-immigré de Le Pen, afin de récupérer les voix FN gagnées en 2007, et perdues aux scrutins suivants. C’est la voie prise par Nicolas Sarkozy, dans son discours de Grenoble et chantée sur tous les tons par ses amis Hortefeux et Besson.

Mais l’entreprise n’est pas assurée du succès, les électeurs pouvant préférer « l’original à la copie ».Et la tonitruance des propos tenus par les compères du Président peut éloigner de l’UMP une frange d’électeurs, plus soucieux du « marché » que d’outrances xénophobes.

Mais l’essentiel est-il là ?

Le cercle très fermé du CAC 40 et des milliardaires doit se poser la question :

Nicolas Sarkozy est-il encore leur meilleur cheval de bataille ?

Le comportement non maîtrisé de l’homme, son rejet dans l’opinion, face à un mouvement social en développement, peuvent conduire le monde économique à vouloir changer de cavalier.

Cette perspective ne peut qu’aviver l’ego des uns, l’ambition des autres.

L’émergence de Dominique de Villepin, les « oui mais » d’Alain Juppé, les réticences de Jean-Paul Raffarin, les « différences assumées » de François Fillon, alimentent la chronique des successeurs éventuels.

La prise de distance ouverte du Premier ministre vis-à-vis de son président, pourrait laisser penser qu’un choix, en haut lieu, est déjà fait…

A moins que tout cela ne soit qu’un rideau de fumée pour créer l’illusion d’une « opposition » crédible à droite, qui se compterait au premier tour, pour se désister en faveur de Sarkozy, au second.

La leçon des « régionales » a montré qu’une droite sans « réserves »de voix au deuxième tour, est vouée à l’échec. La montée au créneau d’Hervé Morin, de Bernard Kouchner, de Fadela Amara, leur contestation médiatisée, peuvent être interprétées aussi bien comme le signe d’une débandade d’une « majorité » aux abois, que comme l’amorce d’une manœuvre électorale, concoctée par Nicolas Sarkozy.

Il n’en reste pas moins que la marge de manoeuvre du président de la République est de plus en plus étroite, sa base sociale se réduisant comme peau de chagrin.

Et ne dit-on pas que Marine Le Pen veut transformer le Front National en un parti de gouvernement …Et pourquoi pas avec l’UMP ?

Faisons en sorte que le mouvement social, en plein essor, porte un coup fatal à toutes les combinaisons échafaudées dans l’ensemble de l’arc-en-ciel politique. Les uns et les autres sont à la recherche d’une solution afin de poursuivre, voire d’accentuer, la domination du Capital.

Quelle que soit la couleur de l’équipe en lice.

D’où l’urgence de créer une force politique alternative qui rassemble tous les Français qui comprennent qu’une libération sociale ne peut être envisagée que par un peuple souverain, dans le cadre d’une France indépendante de l’Europe du capital..

Jean LEVY

1 Message


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette
<>