COMITE VALMY

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Le 7 septembre : redoublons d’efforts pour « déborder », non seulement un pouvoir aux abois, mais les centrales syndicales elles-mêmes - Jean Lévy

25 août 2010

vendredi 27 août 2010, par Comité Valmy


L’OFFENSIVE DU POUVOIR CONTRE LES RETRAITES ET LES RETRAITES

LA REACTION DES SYNDICATS ET L’ACTION DE MASSE NECESSAIRE

Le point de vue de Jean Lévy

Les confédérations syndicales se sont réunies le 23 août, à deux semaines de la journée revendicative du 7 septembre. Si elles ont réaffirmé leur volonté commune de participer ensemble à l’action, seule Force Ouvrière fait du retrait de la réforme, son objectif majeur.

Les autres centrales s’opposent uniquement à certaines des mesures prévues dans la « réforme » gouvernementale.

Et de ce fait, elles ne remettent pas en cause le bien fondé de celle-ci.

Elles acceptent ainsi de « négocier en recul », c’est-à-dire sur la base du projet concocté par le Medef et présenté par le pouvoir.

Dans ces conditions, les confédérations limitent, en fin de compte, leur objectif à obtenir, au mieux, une « réforme un peu moins mauvaise » que celle mise en avant par Nicolas Sarkozy, alors que tout indique une mobilisation massive des salariés, le 7 septembre.

Comment la CGT peut-elle faire sienne une telle stratégie ?

L’argument avancé depuis des années par Bernard Thibault, c’est sa volonté de maintenir intacte l’alliance CGT-CFDT-FSU-UNSA-Solidaires-CFTC.

Piètre argument, alors que chacun a en tête l’attitude de la centrale de François Chérèque, brisant en 2003, le front intersyndical, au plus fort de la mobilisation populaire, faisant ainsi passer « la réforme Fillon », déjà, sur les retraites.

Tout porte à croire que la CFDT à en tête, cette année encore, un « compromis » avec le gouvernement, obtenu, y compris par une négociation séparée, en pleine lutte.

Thibault le sait bien.

Alors pourquoi s’obstine-il à prôner « l’entente au sommet » comme gage suprême du succès ? En fait, soutien obstiné à la Confédération Européenne des Syndicats , dont l’objectif proclamé est de « sauver le capitalisme », la direction confédérale de la CGT a abandonné la lutte des classes comme moteur de son action. Elle s’est muée en force syndicale « d’accompagnement » du capital. La CGT se veut le ou l’un des interlocuteurs privilégiés du pouvoir. Les attitudes passées de Bernard Thibault confirment cette orientation.

Ne déclare-t-il pas en 2003, « qu’il n’était pas là pour paralyser la France » par la grève générale ?

En novembre 2007, il accourt dare-dare à l’Elysée, pour « négocier », à la nuit tombée, en tête à tête avec Sarkozy, la fin de la grève unitaire des cheminots, dès les premières heures de celle-ci. Et cela, alors que la mobilisation de l’ensemble du personnel de la SNCF n’avait jamais atteint une telle ampleur.

Et tout au long de ces dernières années, Bernard Thibault freine l’action revendicative ascendante par une « stratégie trimestrielle » des manifestations, refusant le « tous ensemble et en même temps » et la globalisation des luttes, démobilisant ainsi les salariés, convoqués comme à la parade, comme simple force d’appoint de la négociation.

La direction de la CGT veut-t-elle rééditer un remake du même scénario ?

Déjà, après le 7 septembre, la CGT évoque la date du 29 septembre, retenue pour une manifestation européenne de la CES. *

Toutes ces manœuvres peuvent et doivent être vouées à l’échec.

Tout dépend d’abord du niveau la de manifestation du 7 septembre.

Si, ce jour-là, DES millions de salariés, du public comme du privé, retraités et privés d’emploi, déferlaient dans nos villes et dans nos rues, si les clameurs des manifestations exprimaient la réelle colère du monde du travail, si d’importantes grèves paralysaient la fonction publique, les transports, les grandes entreprises, alors les manœuvres de division et de trahison seraient plus difficiles à accomplir.

Le 7 septembre, les conditions d’un immense succès sont d’ores et déjà réunies.

La sourde colère du monde ouvrier et de plus larges couches sociales n’a jamais atteint une telle ampleur.

Le pouvoir et son président ont atteint, dans l’opinion, la cote d’alerte.

Plus des trois-quarts des Français refusent leur confiance à Nicolas Sarkozy (les 2/3 des sondés QUI REPONDENT). A sa politique dévastatrice, s’ajoute les scandales qui jettent une lumière crue sur les liens consanguins qui existent entre le monde politique (et pas seulement à droite) et le monde de l’argent.

Cette réalité existait bien sûr depuis que le capitalisme existe.

Mais la crise du système, exacerbant ses contradictions internes, a mis à jour la généralisation de pratiques mafieuses, qui ne peuvent plus être cachées au grand public.

Le mépris et le cynisme des couches dirigeantes heurtent de plein fouet l’opinion populaire.

C’est dans ce contexte que se prépare activement le 7 septembre et, aussi, la suite.

Raison de plus pour redoubler d’efforts pour « déborder », non seulement un pouvoir aux abois, mais les centrales syndicales elles-mêmes, pour contraindre celles-ci à tenir compte du sentiment de notre peuple.

Jean LEVY

Syndiqué CGT

depuis septembre 1944

· « L’euro manifestation et les initiatives dans les pays d’Europe à l’appel de la Confédération européenne des syndicats le 29 septembre, contre la politique de rigueur, constitue également pour la CGT un rendez vous important en cette rentrée. Nous serons présents à Bruxelles au côté de milliers de manifestants. »

Déclaration confédérale du 16 août 2010

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