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Avant le congrès du PCF... CE QUE PENSENT LES COMMUNISTES DE VENISSIEUX

lundi 14 juin 2010, par Comité Valmy


"canempechepasnicolas" à publié un extrait d’un texte élaboré par les communistes de Vénissieux. Cette analyse qui rejoint celle d’autres groupes et militants communistes, pourrait servir de base à la convergence de tous les camarades, restés dans le PCF ou qui l’ont quitté, avec l’ensemble des citoyens épris de liberté, pour construire une force se réclamant de l’indépendance de la France et de la souveraineté populaire, dans une République laïque et sociale, dégagée de la dictature du Capital....

(extrait)

L’enjeu essentiel de l’existence de partis communistes

"(...) Or, c’est sur la question de la guerre que s’est fondée en 1920 le PCF, dans l’horreur de la « grande guerre » que le parti communiste russe ouvre le chemin des révolutions socialistes. Plus la crise s’approfondi dans toutes ses dimensions, plus l’existence de partis communistes capables de dire la vérité sans fard est essentielle, plus il est indispensable de dire ce que les peuples peuvent comprendre mais ne peuvent dire de manière spontanée « notre bourgeoisie nous emmène dans l’impasse, dans la guerre, il faut lui résister, renverser ses pouvoirs, ses dominations ».

La question de la révolution est dans les faits au cœur de toute réponse à la crise.

En France, qui peut encore dire que la solution viendra d’une Union Européenne « de gauche » ? Qui peut encore dire que l’Euro, géré par un gouvernement européen de gauche, peut nous « sauver » ?

Un parti communiste qui propose comme objectif politique le retour à la souveraineté nationale, la sortie de l’Euro et des institutions de l’Union Européenne serait immédiatement une force en résonnance avec la situation.

Il pourrait porter cette position « dans les masses » autour du refus d’appliquer les directives européennes de privatisation, de mise en concurrence… Il ouvrirait ainsi une perspective révolutionnaire autour de l’affrontement avec la bourgeoisie Française qui déconstruit méthodiquement la nation et la république.

Il ne se contenterait pas d’actions parlementaires ou locales contre la réforme des collectivités, mais prendrait l’initiative la plus large possible pour un référendum d’initiative populaire. Il retrouverait l’alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore qui a fait son histoire. Il montrerait la nature de classe du Front National.

Cela n’est pas possible sans exiger la nationalisation des banques, le contrôle strict des spéculateurs, sans affirmer aux financiers de tout poils « vous n’aurez plus un centime ! ».

Il pourrait alors ouvrir la perspective de coopérations internationales dégagées de l’emprise du dollar et des banques, replaçant la France dans une histoire progressiste dégagée du colonialisme, ouvrant une brèche dans l’alliance atlantique et renforçant les « Fronts du Sud ».

Dans la foulée du KKE sur l’Acropole déchirant le consensus médiatique en affichant en grand le retour du communisme, un PCF reconstruit bousculerait les rapports de forces.

Le premier obstacle, le principal frein, est aujourd’hui sa direction !

Pour un tel parti communiste, il faut des outils d’information autonome, ne reposant pas sur les dépêches AFP, mais sur un réseau communiste international à reconstituer. Il faut retisser les liens avec tous les partis communistes, dans la diversité de leur situation, avec les mouvements de résistances, même nationalistes.

Il faut sortir du PGE et proposer aux progressistes la création d’un Front international large, outil de convergence, autonome de toute institution, centré sur la résistance à l’impérialisme, aux colonialismes, à la guerre. Il faut contribuer à la reconstruction d’une internationale communiste, dans le respect de l’autonomie de chaque parti. Une telle stratégie de rupture est-elle réaliste pour un parti très fortement marquée par les institutions ?

Nos élus sont-ils utiles à un parti de résistance ?

A Vénissieux, si la direction de section a toujours été assurée par un militant non élu, dans un dialogue d’égal à égal avec le maire, nous connaissons l’importance politique de nos élus, maire, député, sénateur. Mais nous n’attendons ni de notre député ni du vice-président du sénat qu’ils renversent le rapport de forces par l’efficacité de leur travail parlementaire.

Mieux, dans notre projet de nouvelle république, il n’y a plus de sénat !

Pourtant, avoir un vice-président du sénat communiste, un député communiste, c’est dire au peuple « nous pouvons diriger l’état » !

La résistance était l’œuvre de milliers d’anonymes, mais avait besoin de De Gaulle, de Jean Moulin, de Maurice Thorez…

Oui, le bonheur est une idée neuve...

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