COMITE VALMY

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Prémices de guerre civile
Par Houari Achouri - Algérie Patriotique

jeudi 7 janvier 2016, par Comité Valmy


Prémices de guerre civile

– Des hommes armés ont incendié un bus de transport de personnel appartenant à la société pétrolière saoudienne Aramco, dans l’est de l’Arabie Saoudite, selon l’agence Reuters. C’est, visiblement, le début des représailles chiites en Arabie Saoudite. Ce pays se dirige droit vers une guerre civile qui finira par entraîner toute la région dans un conflit mettant aux prises chiites et sunnites (voir l’article d’Algeriepatriotique).

On comprend pourquoi l’Arabie Saoudite s’est empressée de créer une coalition militaire, prétendument antiterroriste, sans en avertir au préalable les pays qui la composent et en excluant l’Iran, l’Irak et la Syrie. C’était, en fait, l’annonce de l’intention du régime saoudien de susciter la haine interconfessionnelle dans le but de fomenter une guerre entre les sunnites et les chiites dans la région, ignorant que l’instabilité qui en résulterait toucherait en premier lieu l’Arabie Saoudite, elle-même, et les autres pays qui lui sont alliés dans le cadre d’une stratégie dictée depuis Washington.

Le rapport de forces dans le monde arabomusulman est loin d’être favorable à la dynastie wahhabite accusée de diffuser une idéologie qui a inspiré la ligne takfiriste, à l’origine du terrorisme islamiste. En outre, les Iraniens font tout pour éviter le piège du conflit avec les sunnites. Leurs manifestations s’en prennent à la famille des Al-Saoud, aux autres monarchies arabes qui sont solidaires avec elle et à leurs soutiens américains et israéliens.

En provoquant cette situation de tension avec l’Iran, la famille Al-Saoud a cru pouvoir ainsi protéger son régime et, sans doute, aussi, aider à sauver les organisations terroristes qu’elle parraine, comme Daech et le Front Al-Nosra, durement affaiblis par les frappes aériennes de l’armée russe. Le prétexte de la provocation aurait pu être plus subtil, il est grossier. Cheikh Nimr Baqer Al-Nimr n’avait rien d’un terroriste, il était contre la violence.

C’était un leader de l’opposition et, à ce titre, était source d’inquiétudes sérieuses pour le despotisme saoudien.

Houari Achouri
Editorial | 6. janvier 2016


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