COMITE VALMY

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Source : El Diablo

Le souffle républicain du dimanche 16 mai 2010 au plateau des Glières - par Lucien Pons

lundi 24 mai 2010, par Comité Valmy


Je suis surpris et agacé de voir réapparaître comme en 2005, les défenseurs de la pensée unique. Ils sont les gardiens du temple de " la mondialisation heureuse ». Ils se revendiquent « les cerbères de la porte » du « village planétaire » cher à Alain Minc. Ils se considèrent seuls garants du bonheur de tous les hommes ; Sous couvert de vouloir respecter les résistants d’hier en les confinant dans un rôle mémoriel, le discours moderne au service du nouvel ordre mondial, a pour unique objet d’ostraciser tout ce qui s’oppose au système ultra libéral. Celui-ci envahit chaque jour davantage, notre quotidien, notre vie, notre langage, notre pensée.

Ces mêmes censeurs crachaient déjà leur haine sur les partisans du non au traité constitutionnel. Le fait de proclamer de façon péremptoire que « la vérité révélée » doit s’imposer pour nous faire accepter l’inacceptable est révoltant. Tout cela me semble empreint du mépris de la raison et de l’esprit critique. Tout citoyen responsable devrait pourtant se réclamer des principes humanistes de la révolution française de 1789. La vérité se conquiert chaque jour et ne peut être confondue avec une quelconque idéologie. Selon certains, le courage consisterait à sacrifier au " Dieu Marché" toutes les avancées humanistes issues du Conseil National de la Résistance.

Celles-ci ne peuvent se résumer à la défense des acquis sociaux, si souvent dénoncés comme des privilèges inacceptables par ceux qui possèdent tout. Pour ces derniers, le courage serait donc d’accepter le joug de la finance mondialisée qui ravage le monde. Les nouveaux héros seraient donc ces "banksters" sans foi ni loi dont le seul objectif est le pillage systématique des peuples et de la planète. Ils agissent ainsi afin d’augmenter leurs dividendes au risque de plonger le monde dans le chaos et la barbarie. N’est-ce pas là le même courage qui consistait à préférer Hitler au Front Populaire ? L’histoire se répète hélas trop souvent. La réhabilitation depuis quelques années du régime de Vichy et de la collaboration, rend nécessaire le Souffle Gaullien, perceptible lors du rassemblement au plateau des Glières les 15 et 16 mai 2010 ;

Je ne crois pas que les résistants d’hier, les vrais comme ils disent, aient eu pour objectif la défense des privilèges. Par contre, tous les combattants de l’ombre, communistes ou non, étaient habités par des convictions fortes. Les mots de Liberté, Egalité, Fraternité, inscrits aux frontons de toutes nos mairies, ont été les armes précieuses qui leurs ont permis de se lever contre la barbarie nazie .Ils ont engagé leur vie, beaucoup sont morts, pour donner à la France la matrice qui a engendré les trente glorieuses. Cette matrice s’appelle « Le programme du Conseil National de la Résistance ». Aboyer des certitudes n’en fait pas des vérités universelles. Le procédé est plus que contestable.

Qui peut prendre au sérieux les allégations selon lesquelles, la vraie résistance serait d’accepter des sacrifices pour sauver le système ultra libéral ? La doxa actuelle voudrait que la liquidation des avancées sociales, s’inscrive dans les combats progressistes de cette époque. Quelle stupidité ! Quelle honte ! Quel mépris pour les personnes qui subissent la crise de plein fouet. Pour lancer de pareils anathèmes, pour oser jeter le discrédit sur les participants au rassemblement citoyen, il fallait être sur place et écouter les différents intervenants. J’étais sur le plateau des Glières ce week-end. Dans tous les discours, l’absolue nécessité de la justice sociale, était mise en avant. Les propos graves et trempés, ajoutés à la solennité des lieux, entraient en résonance avec les idéaux républicains.

Nous sommes venus en car des Alpes-Maritimes, du Var et du Vaucluse pour entendre des paroles fortes et courageuses. Nous n’avons pas été déçus. Elles ont illuminé ce paysage magnifique.

Ce n’étaient pas seulement des propos pour défendre les "Avancées sociales", soit disant dépassées dans ce monde moderne où le "bougisme" remplace la réflexion et l’action efficace.

Par exemple, dans son intervention, Serge Portelli, magistrat, vice-président du tribunal de Paris, a mis en lumière l’absolue nécessité de garantir l’indépendance de la justice. Il est intervenu sur la reprise en main de celle-ci par le gouvernement actuel. La révolution française de 1789, inspirée par le siècle des lumières, installait la séparation des pouvoirs : exécutifs, législatifs et judiciaires, comme pilier fondamental de la souveraineté populaire.

Dans "l’Esprit des Lois", Montesquieu jeta les bases d’une nouvelle organisation sociale, basée sur le citoyen et non plus sur le sujet de sa gracieuse majesté. Défendre aujourd’hui ces principes est considéré par les ultra libéraux comme "ringard" et déplacé. L’ordre nouveau qui s’impose à nous, ne veut plus de citoyens libres et égaux en droits. L’obéissance aveugle à des dogmes contestables, nous asservit chaque jour un peu plus. Le souffle des Glières nous rappelle que le fascisme toujours se nourrit des injustices sociales.

L’insurrection pacifique contre la marchandisation du monde est d’une impérieuse nécessité. Il faut s’opposer à la guerre de tous contre tous. Le message des 15 et 16 mai 2010 est celui de la résistance à toute forme de barbarie. Il s’inscrit tout naturellement dans le combat des résistants d’hier, n’en déplaise à certains. Mais pour sentir ce vent là, il fallait être sur le site et ne pas se contenter d’une saillie de principe contre les opposants à la pensée unique.

Lucien PONS

Le 17 mai 2010

2 Messages de forum

  • Bravo et encore bravo.

    Nous allons le faire connaitre à tous nos amis et aux autres...

    Encore merci.

  • La question, c’ est comment ? Quel recours avons-nous quand un président élu se sert de sa légitimité pour nous déposséder de notre démocratie, de notre protection sociale, des acquis de siècle de luttes, et pour détruire notre nation ? C’est une provocation absolument insupportable comme celles dont Hitler était coutumier et nous sommes là, ahuris par tant d’audace, sans aucun recours à regarder le voleur jouir de son larcin, hors de notre portée !

    C’est là, je pense, une description de ce que vit le peuple français.

    Alors, je demande : comment on fait car il y a urgence.

    J.P.


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