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Source : nouvelobs.com et Tribune de Genève

Nucléaire : L’Iran dénoncerait "l’accord de Téhéran" en cas de sanctions - Brésil et Turquie demandent de ne pas sanctionner l’Iran

jeudi 20 mai 2010, par Comité Valmy


TEHERAN (Reuters) - L’Iran pourrait annuler l’accord négocié avec la Turquie et le Brésil sur le nucléaire si le Conseil de sécurité de l’Onu approuve une nouvelle série de sanctions contre la république islamique, prévient un influent parlementaire.

Signé lundi à Téhéran, cet accord porte sur un échange de combustibles nucléaires : Téhéran enverrait 1.200 kg d’uranium faiblement enrichi en Turquie et obtiendrait en échange du combustible nucléaire pour un réacteur de recherche médicale situé dans la capitale.

Le calendrier de l’"accord de Téhéran" prévoit un premier transport d’uranium iranien vers la Turquie dans un délai d’un mois.

Ce schéma reprend les grandes lignes d’une proposition présentée en octobre dernier par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’idée était alors de réduire les stocks iraniens d’uranium faiblement enrichi, et de réduire de ce fait le risque que des scientifiques iraniens ne l’enrichissent à des niveaux supérieurs, de qualité militaire cette fois.

Il a été réactivé par la médiation conduite par la Turquie et le Brésil au terme d’intenses discussions ce week-end en Iran qui ont, selon Inacio Lula da Silva, duré 48 heures, dont quatre entre le président brésilien et son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Mais dans le même temps, les Etats-Unis ont obtenu l’accord des cinq autres puissances impliquées dans le dossier iranien sur un projet de résolution ouvrant la voie à une quatrième série de sanctions contre l’Iran depuis décembre 2006. Ce texte a été officiellement remis mardi au Conseil de sécurité des Nations unies.

"NOUS NE SERONS PLUS LIÉS"

"Si l’Occident produit une nouvelle résolution contre l’Iran, nous ne serons plus liés par la déclaration de Téhéran et l’envoi de combustibles hors de l’Iran sera annulé", a averti Mohammad Reza Bahonar, député influent du Majlis cité par l’agence iranienne de presse Mehr.

L’Iran, mais aussi la Turquie et le Brésil, ont demandé la suspension des discussions onusiennes sur ce quatrième train de sanctions.

Mais l’Occident, qui soupçonne Téhéran de vouloir se doter de la bombe atomique, voit dans l’accord de lundi un coup tactique des Iraniens visant à gagner du temps et desserrer la pression.

Depuis octobre, la situation a en effet changé en Iran.

A l’époque de la proposition de l’AIEA, 1.200 kg d’uranium enrichi représentait la quasi-totalité des stocks iraniens. Les centrifugeuses ont continué de tourner et les stocks iraniens se sont développés, au point que l’Iran, même sans ces 1.200 kg, resteraient au "seuil" de la bombe atomique.

En outre, l’AIEA n’a à ce jour pas reçu de la part de Téhéran une proposition détaillée formalisant le fruit de la médiation turco-brésilienne, déclarait-on jeudi à Vienne, siège de l’agence onusienne.

"Les grandes puissances avec le Conseil de sécurité de l’Onu sont parvenus à un consensus sur l’Iran et il est hautement probable que dans un proche avenir, le quatrième train de sanctions contre l’Iran sera opérationnel", a ajouté Mohammad Reza Bahonar.

En déplacement en Italie, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a pressé Téhéran de l’officialiser au plus vite auprès de l’AIEA.

L’Iran a annoncé, elle, qu’elle répondrait à l’AIEA d’ici au 24 mai.

Henri-Pierre André pour le service français

Nucléaire : Brésil et Turquie demandent de ne pas sanctionner l’Iran

(gouvernement brésilien)

BRASILIA, AFP | 19.05.2010 |

Le Brésil et la Turquie ont écrit mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU pour demander aux 15 pays membres de ne pas adopter de nouvelles sanctions contre l’Iran en raison de son programme nucléaire, a annoncé le ministère brésilien des Affaires étrangères.

"Le Brésil et la Turquie sont convaincus qu’il est temps de donner une chance aux négociations et d’éviter des mesures nuisibles à la résolution pacifique de ce problème", déclarent le chef de la diplomatie brésilienne Celso Amorim et son homologue turc Ahmet Davutoglu, dans cette lettre rédigée en anglais et distribuée aux journalistes en poste au Brésil.

Ce document est accompagné de la déclaration conjointe signée par le Brésil, la Turquie et l’Iran lundi à Téhéran, qui prévoit un échange d’uranium irano-turc, afin d’écarter la menace de nouvelles sanctions contre la République islamique brandie par les Etats-Unis et ses alliés occidentaux.

Tribune de Genève

2 Messages de forum

  • Ne pas parler de ce que fait Israël au su de tout le monde, y compris la fabrication des armes biologique, n’est pas admissible, alors que l’on veut imposer à l’Iran de ne pas fabriquer le nucléaire civil. Que l’Iran exige les même conditions qu’on veut lui imposer soient imposées à Israël avant tout accord.

    Cette politique de deux poids deux mesures est une injustice qu’aucun dirigeant d’un État digne de ses fonctions ne doit accepter. L’Iran est dans ses droits et doit faire face à cette injustice et cette arrogance de ceux qui veulent le mettre à genou. Le temps de l’esclavage des peuples est révolu, et ceux qui ne l’ont pas compris doivent le comprendre une fois pour toutes ; leur persistance dans le mépris qu’ils ont envers les peuples du tiers monde ne fait que les faire passer pour des "tigres en papier".

    Chérif


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