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Hollande et Fabius : refuser d’intégrer Bachar al-Assad dans la lutte contre l’Etat Islamique, c’est faire le jeu du terrorisme ! - par Jean LEVY

dimanche 5 avril 2015, par Comité Valmy


Le destroyer américain"USS Barry" et la frégate anti-sous-marine française Jean de Vienne, en 2013 face à la Syrie

Laurent Fabius : ...la décision des Etats-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l’opposition. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que "tous les Arabes étaient vent debout" contre la position américaine, "parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot".

Le Monde du 13.12.2013

Hollande et Fabius : refuser d’intégrer Bachar al-Assad dans la lutte contre l’Etat Islamique,
c’est faire le jeu du terrorisme !

François Hollande et Laurent Fabius
s’opposeront-t-ils à l’Assemblée des Nations Unis
à toute coopération avec le président Bachar al-Assad
pour éradiquer les terroristes de L’EI ?

Cette semaine, à l’Assemblée des Nations unies, une négociation devrait s’ouvrir sur la constitution d’une coalition internationanale pour éradiquer les terroristes de l’EI.

Au-delà des frappes aériennes menées par les Etats-Unis,d’une part, et la France, d’autre part, se développe l’idée que ces interventions limitées ne peuvent atteindre le but de libérer la région de l’emprise meurtrière de l’Etat islamique. Et qu’il serait nécessaire de prévoir des "troupes au sol".

Mais les Occidentaux rejettent, en ce qui concerne leurs armées, tout engagement de cette nature. L’échec des expéditions en Afghanistan et en Irak pèse lourd. Aussi, les Etats-Unis comme la France ont envisagé une intervention armée des Etats de la région, en premier lieu de l’Arabie saoudite et de la Turquie. Mais celles-ci, qui veulent se débarasser du voisinage d’un Etat laïc (et en partie chiitte), aident massivement les terroristes islamiques dans la lutte que ceux-ci mènent contre le gouvernement syrien de Bachar al-Assad. En effet, Riyad et Ankara ouvrent grandes leurs frontières afin d’acheminer les armes sophistiquées contre le régime légal de Bachar et permettent l’envoi massif de mercenaires étrangers au profit d’EI.

Comment envisager alors une intervention au sol ?

La Russie, par la voie de Vladimir Poutine, propose une autre solution : il faut constituer une vaste coalition qui intégrerait l’Iran et le pouvoir syrien. L’appui du gouvernement de Damas devrait aller de soi, puisque ses troupes mènent depuis des années le combat sur le terrain contre les terroristes de l’EI.

Etats-Unis et Grande-Bretagne hésitent.

La chancelière allemande, Angela Merkel, souhaite "dialoguer avec le président syrien Bachar al-Assad" dans la recherche d’une solution au conflit syrien

Mais la France de Hollande et de Fabius monte aux créneaux contre cette stratégie de bon sens. Pour eux, l’ennemi essentiel c’est Bachar !

Pourquoi cette attitude du gouvernement français ?

Depuis le début du conflit en Syrie, les dirigeants du PS, Fabius en premier, réclament la tête du président syrien, jugé l’adversaire prioritaire à abattre. Que valent, dans ces conditions, les propos officiels des dirigeants français contre "le terrorisme qui menace notre pays" ?

Ce ne sont pas, aux dires mêmes de président de la République française et de son ministre des affaires Etrangères, les soldats de Damas qui organisent les attentats en France...

Et pourtant chacun se souvient des déclarations de Laurent Fabius.

Ce dernier ne déclarait-il pas déjà en août 2012 :
« Je suis conscient de la force de ce que je suis en train de dire : Mr Bachar el-Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre ».
Et Laurent Fabius ne confirmait-il pas, ce 27 septembre, son refus d’intégrer le gouvernement syrien dans le processus de paix qui va se discuter à l’ONU :
"Le président Bachar al Assad ne pourra jouer aucun rôle dans le cadre d’une future transition politique en Syrie car il n’aurait aucune crédibilité aux yeux de son peuple après quatre ans de conflit dont une bonne partie des victimes est imputable au régime de Damas", a déclaré hier à New York le chef de la diplomatie française.

Si cette attitude devait conduire à l’échec les négociations qui vont s’ouvrir sous l’égide des Nations Unies, les Français seraient à même de se poser la question : pour quels intérêts travaille le gouvernement de François Hollande ?

Sa proximité et celle de Laurent Fabius envers l’Etat d’Israël et de sa politique est-elle la seule motivation d’un pouvoir qui, rappelons-le, pointait sur Damas les canons de ses navires et se préparait, le 30 août 2013 ; à lancer ses fusées...ce qui aurait entrainé la France dans une troisième guerre mondiale ?

Le gouvernement français va-t-il persévérer dans ce sens ?
Si oui, quel crédit lui accorder lorsqu’il dénonce "le terrorisme" des fanatiques de EI comme une menace mortelle pour notre pays, alors qu’il refuse le moyen de l’éradiquer ?

par Jean LEVY
Comité Valmy
28 Septembre 2015


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