COMITE VALMY

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Non Madame Royal, tout n’est pas à vendre ! Patrice Leclerc, Conseiller général de Gennevilliers 92

mercredi 31 mars 2010, par Comité Valmy

Ségolène Royal et la marque "Université Populaire"

Jusqu’où iront la marchandisation du savoir, la privatisation du patrimoine intellectuel et la participation active du monde politique dans ce processus de démolition ? Le 31 mars, une nouvelle stupéfiante vient de nous parvenir. Aussi incroyable que cela puisse paraître, Ségolène Royal, agissant pour le compte de l’association Désirs d’Avenir, a déposé notamment les marques « Université populaire » et « Universités populaires ». Le site de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) fait état de cinq dépôts de marques de cette nature par la dirigeante « socialiste ». Une recherche sur Google avec la phrase « université populaire » donne rien de moins que 197.000 réponses.

Les marques sont déposées au titre de cinq classes de produits et services (Classification de Nice 16 ; 35 ; 38 ; 41 ; 42 ), comprenant notamment : l’imprimerie et assimilés ; la publicité, l’administration commerciale et assimilés ; les télécommunications et assimilés ; l’éducation, la formation et assimilés ; et la recherche scientifique et technologique et domaines proches.

Indépendance des Chercheurs



Voir en ligne : Pour plus d’informations :

J’envoie, ce mercredi 31 mars 2010, un courrier à Madame Ségolène Royal qui a déposé aurpès de l’INPI l’appellation "Université Populaire".

Madame,

L’Association de Universités Populaire de France (AUPF) vient de m’apprendre que vous avez décidé de déposer auprès de l’INPI, sous le numéro 10 3705698, l’appellation « Université populaire » et certaines de ses déclinaisons.

Je suis consterné par une telle décision.

De quel droit pouvez-vous « acheter » le label « Université Populaire » ? Appellation qui appartient au patrimoine français de l’éducation populaire. Comment pouvez vous vous arroger ce privilège « d’acheter » ce qui appartient au mouvement d’éducation populaire dans son pluralisme et sa diversité ?

Jusqu’où pensez-vous pouvoir aller dans la marchandisation de notre société et plus particulièrement de la culture ?

Déposer cette dénomination, c’est confisquer une partie de l’héritage culturel de notre pays au profit d’un petit nombre. C’est aussi faire obstacle à une liberté qui conditionne l’action des associations d’éducation populaire.

J’informe les adhérents de l’Université populaire des Hauts-de-Seine de votre démarche et propose au bureau de notre association de prendre toutes les dispositions possibles pour faire opposition à votre demande auprès de la Direction de l’INPI.

Je vous demande de ne pas attendre d’être déboutée pour annuler vos démarches auprès de l’INPI et de bien vouloir nous le faire savoir.

Je vous prie de croire, Madame, en nos sentiments les plus déterminés

Patrice Leclerc

Secrétaire de l’université populaire des Hauts-de-Seine

8 Messages de forum

  • Cette demarche de segoléne Royal montre simplement quelle n’est pas digne de représenter la République donc la France !

    VIVE LA REPUBLIQUE ET VIVE LA FRANCE ET L’ALGERIE

  • Bon on a compris que vous n’aimez pas Madame Royale. L’outrance de vos propos ne permet pas de réfléchir sereinement sur la question soulevée. Une querelle de boutiquiers !!!
  • Je pense déposer la marque "Parti socialiste" ... comme elle ne sait pas ce que cela a pu signifier, elle ne fera pas de scandale.
  • Co-fondateur de l’Université populaire Ch’ti Guevara du Pas-de-Calais, je suis en effet scandalisé par cette initiative qui tend, sous prétexte de protéger l’appellation, à en accaparer le monopole à des fins personnelles. Je rappelle que l’un des animateurs de l’Université populaire d’avant-guerre, le philosophe communiste Georges Politzer, fils d’immigré hongrois et patriote français, ami de Maurice Thorez, animateur de la Résistance intellectuelle aux nazis, n’appartenait pas à la famille politique de Mme Royal. Il ne militait pas, que je sache, pour les "Etats-Unis d’Europe", ni pour le "gagnant-gagnant" avec le patronat, ni pour la "démocratie participative"-spectacle, mais pour l’indépendance de la France, pour la révolution socialiste et pour le pouvoir du peuple travailleur. Son "désir d’avenir" à lui s’est concrétisé, non par la dévastatrice construction européenne capitaliste, mais par le programme du CNR. A chacun ses universités...
  • En effet, le visage grimaçant est maintenant visible sous le joli masque, hélas. Il ne rete plus à madame Royal - et à son équipe - qu’à prendre publiquement l’engagement solennel de mettre ces appellations à la libre disposition du public, et de prétendre que c’est bien dans ce but qu’elle les a déposés à l’INPI, pour éviter que d’autres en fassent autant... C’est triste, mais ce n’est pas trop grave : il y a longtemps que la honte ni le ridicule de tuent plus, même symboliquement !
  • Bonjour Patrice, Bien réagi. Je souhaiterais te parler, peux-tu m’appeler ? Merci et à bientôt, R. Valbon 06 15 86 90 73
  • Il n’y a pas à s’étonner beaucoup : les socio-libéraux sont ce qu’ils sont, des libéraux, pour qui la privatisation de toute chose est "naturelle" et la "décence" (au sens de "common decency" d’Orwell) un "archaïsme" désuet.

    Mais il faut aussi se méfier d’un phénomène en vogue : pour rester constamment présent-e-s dans les medias, les politicien-ne-s modernes se doivent de créer sans cesse des "événements" et des "polémiques" sur tout et sur rien, et de préférence sur du symbolique qui ne coûte pas grand chose. Madame Royal se fiche des universités populaires comme de son premier tailleur Chanel (qu’en ferait-elle ?!...) mais n’a qu’une envie : rester sous les projecteurs.

    Nous sommes donc pris dans une contradiction : ne pas dénoncer une telle provocation, et c’est accepter l’idéologie libérale qui continue d’avancer ; ou la dénoncer, et c’est faire le jeu médiatique de ces tristes clown-e-s. Je ne sais pas comment il faut faire pour la résoudre, peut-être dénoncer, mais sans trop en faire, pour ne pas alimenter l’agitation médiatique.


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