COMITE VALMY

Accueil du site > UNION DU PEUPLE DE FRANCE - Arc Républicain de Progrès > Comment « l’Europe nous protège » - Par Jean Lévy

Comment « l’Europe nous protège » - Par Jean Lévy

samedi 27 mars 2010, par Comité Valmy


Le socialiste Papandréou a choisi l’euro, contre le peuple grec

« Donne-moi ta montre, je te donnerai l’heure ! »

Cette plaisanterie, du temps de l’Occupation, exprimait le sentiment des Français sur le sens qu’ils donnaient à la « Kollaboration » franco-allemande.

Cette boutade, de nos jours, n’a pas pris une ride.

Comment qualifier autrement « l’aide » que doivent apporter les Etats européens à la Grèce ?

Le gouvernement allemand n’a pas caché l’objectif recherché : mettre la main sur ce petit pays. Des parlementaires ont même revendiqué des îles hellènes, voire l’Acropole,

comme monnaie d’échange, des « changes », pourrait-on dire.

L’Union européenne a joint les actes à la parole. Sa Commission, ses experts sont envoyés sur place pour examiner, ou, mieux, contrôler, l’application concrète des mesures d’austérité renforcée prises par le Pasok.

La Grèce est donc mise sous tutelle par Bruxelles. La politique menée à Athènes relève désormais officiellement des autorités européennes. Mais l’Allemagne ne compte pas pour autant participer massivement à une aide financière des pays de la zone euro. Elle a imposé le recours au FMI pour compléter les prêts consentis aux finances grecques. Cette décision, jusqu’ici, rejetée par la France, comme humiliante pour l’Europe, va faire de la Grèce un vulgaire pays du tiers-monde qui, contre un emprunt consenti, doit se plier aux conditions du prêteur, celles d’une reddition totale, pieds et poings liés, de son économie. Par exemple, le Mali, pour être « aidé » par le FMI, doit se résigner, au détriment de cultures vivrières, à une monoculture, celle du coton, dont la récolte est obligatoirement exportée vers les multinationales au prix minimum dicté par celles-ci.

Et les Maliens sont contraints à la misère et à l’exode.

Cette perspective, qu’on croyait « africaine » va maintenant s’adapter à notre continent, à ses peuples, en commençant par la Grèce. Dans ce pays, la boutade de l’Occupation serait maintenant : « Donne-moi tes olives, je te vendrai l’huile ! »

C’est ainsi que « L’Europe nous protège ».

Il est vrai que la « protection », induit naturellement le « protectorat ». Ce terme n’était-t-il pas parfois utilisé dans le vocabulaire colonial pour désigner un territoire soumis à l’Etat dominateur ? Hitler lui-même nommait les pays conquis, telles la Tchéquie ou la Pologne des «  protectorats » du Grand Reich Allemand

Serions nous revenus, avec l’Union européenne, soixante-dix ans en arrière ?

Nombre de Grecs se le demandent.

1 Message

  • Pour illustrer, en riant aux éclats, l’intervention de Jean Levy que je remercie, voici quelques nouvelles réjouissantes de la "Famille" (comme on dit chez les mafieux de Sicile, mais ici, c’est un peu plus au nord), réponse personnelle à un article paru sur le site ci-dessous :

    http://socio13.wordpress.com/2010/03/20/la-france-questionne-le-modele-allemand-par-laurent-pinsolle/#more-20949

    La France questionne le modèle Allemand Par Laurent Pinsolle mars 2010 Je ne suis pas le plus grand fan de Christine Lagarde, loin de là. Néanmoins, elle vient juste de poser une très bonne question en mettant en cause le modèle de développement non coopératif que suit l’Allemagne depuis une quinzaine d’années.

    Réponses vers “La France questionne le modèle Allemand Par Laurent Pinsolle” Flux pour cette entrée Adresse du Trackback

    1. 1 carlo 21 mars 2010 à 12:28 Alors, celle-là, elle est bien bonne !!! La mère Lagarde fait des découvertes ! Elle n’a donc rien appris du temps qu’elle jouait à « qui perd gagne » chez ses maîtres yankees ? Les chevaliers teutoniques n’ont pas fabriqué l’Europe pour plaire à la vieille bourgeoisie imbécile française qui voudrait bien ne rien savoir de la brutale réalité du capitalisme allemand dont le premier partenaire commercial est, dit-on,… la Russie !

    Pendant que la mère Merkel chante « l’Europe, l’Europe », mais pas « en sautant comme un cabri »,le Gros Capital allemand -qui sait que la seule valeur vient du travail de ses esclaves, et pas de la planche à billets fabricant les dollars par tombereaux-, a l’oeil fixé sur la ligne radieuse de l’Oural à Vladivostok -où gisent tous les trésors dont rêvent tous les financiers de la planète (comme chanterait Boby Lapointe)-, et multiplie les accords (machines contre gaz et pétrole) avec son partenaire russe (la Merkel va même jusqu’à prier les yankees de dégager leurs bombes atomiques d’Allemagne,car ça fait un peu désordre dans un pays qui, à l’Est, a des voisins si aimables -on sait jamais, un accident est si vite arrivé). Notre bon Gros Capital allemand avait déjà réussi à faire sauter le verrou yougoslave qui lui barrait la route de la Méditerranée en s’offrant le luxe supplémentaire d’embarquer la vieille bourgeoisie imbécile française dans l’expédition militaire « victorieuse » contre une nation dont la Résistance l’avait humilié en 40-44.

    Et voilà qu’aujourd’hui, il refuse d’aider la Grèce en déroute, ou tout au moins lui suggère d’échanger quelques îles contre une obole parcimonieuse ! Une île-porte-avions en pleine Méditerranée, voilà bien enfin une kolossale affaire pour le bon Gros Capital allemand.

    Et ce n’est que le début d’une bien « Belle Histoire » : la vieille bourgeoisie imbécile française a foncé tête baissée dans la « régionalisation », cette sournoise opération coloniale vigoureusement soutenue financièrement par des organismes allemands tellement désintéressés qu’on en pleurerait de tendresse ! Suivez donc mon regard ! La voyez-vous la belle Région française directement accouplée avec la belle Région voisine allemande en courtcircuitant l’Etat dont elle dépend ?

    Notez donc bien ce qui va arriver dans pas trop longtemps : la France fait partie des huit Etats dont la situation financière est bien pire que celle de la Grèce. Pourquoi donc la vieille bourgeoisie imbécile française n’échangerait-elle pas l’Alsace -et la Lorraine pendant qu’on y est- contre quelques écus d’or allemands, sonnants et trébuchants, bienvenus en ce temps de détresse qui s’annonce ?

    Et pour ceux qui n’étaient pas au courant : la vieille bourgeoisie imbécile française avait déjà cru en 38/39 pouvoir tirer la couverture à soi en kollaborant avec les papas et grands-papas du bon Gros Capital allemand d’aujourd’hui (d’où l’étrange défaite de 40). L’opération avait lamentablement foiré et c’est le tonton yankee qui était venu ramasser la mise.

    Il n’y a plus aujourd’hui de tonton yankee, il est déjà mort ou presque : il est, parmi les huit, tête de liste dans la course à l’effondrement. Opération encore ratée : la vieille bourgeoisie imbécile française va se retrouver à poil, une main devant, une main derrière, comme disent joliment les italiens qui, eux, s’y connaissent en débâcle.

    Braves niais adorateurs de « l’Europe », vous allez devoir bientôt chanter en longs sanglots longs : « ils l’ont bien eu l’Alsace et la Lorraine… et nous, nous l’avons dans le dos (encore du Boby Lapointe !) ». N’allez-vous pas enfin vous décider à entreprendre le grand nettoyage de printemps dans les palais de la République en expulsant leurs locataires : l’hiver étant passé, la loi nous autorise à les envoyer coucher dehors : l’air frais des nuits printanières fera le plus grand bien à leurs cerveaux ramollis.

    carlo

    Si vous voulez en savoir plus :
    - GEAB n° 43 (http://www.leap2020.eu/GEAB-N-43)
    - Annie Lacroix-Riz Le choix de la défaite – Armand Colin 2006 et De Munich à Vichy – Armand Colin 2008

    Voir en ligne : http://socio13.wordpress.com/2010/0...


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette
<>