COMITE VALMY

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Elections régionales, "gauche solidaire" et avenir - Indépendance des chercheurs

vendredi 19 mars 2010, par Comité Valmy


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"Gauche solidaire"

ou rassemblement fédéralite européen* ?


Les journaux du 19 mars commentent l’annonce, par Martine Aubry, Cécile Duflot et Marie-George Buffet, de la naissance de la « gauche solidaire ». La « gauche plurielle » de Lionel Jospin fairait partie du passé. Mais Martine Aubry et Marie-George Buffet ont été ministres sous Lionel Jospin, tout comme Jean-Luc Mélenchon. Et Cécile Duflot ne semble pas incarner un courant politique différent des Verts qui ont fait partie du gouvernement de « gauche plurielle ».

Quel avenir peut-on espérer avec une telle « gauche » récurrente ? La politique réelle des gouvernements Jospin fut, pour le moins, difficile à distinguer de celle de la « droite ». A présent, la « gauche solidaire » ne propose aux citoyens aucun programme précis.

Mais ses deux principales composantes ont soutenu en 2005 le projet de Traité Constitutionnel Européen (TCE) et se déclarent toujours ardantes partisanes de la prétendue « construction européenne ». Le Parti Socialiste soutient le Traité de Lisbonne. Les Verts l’ont trouvé insuffisant en 2007 et lui ont reproché de ne pas être une Constitution.

Europe Ecologie et le Parti Socialiste soutiennent la perspective d’une réorganisation des institutions, de l’économie et du travail à l’échelle européenne. Ce qui, quoi qu’en dise la propagande, implique une politique de « flexisécurité » accrue au détriment de la stabilité d’emploi. Et que deviennent les services publics dans un tel contexte ?

On est loin de l’esprit du vote exprimé par la majorité des Français en mai 2005. Quant à la fonction publique française, jugée trop « atypique » par les lobbies européens, sa survie paraît exclue à l’intérieur d’une telle politique. L’éducation et la recherche n’échappent pas au constat de cette stratégie, qui met directement en cause l’existence même du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), de l’ensemble des organismes de recherche français et des universités publiques.

C’est en vain que l’on peut tenter de trouver, le vendredi 19 mars, l’exposé d’un programme de la coalition de « gauche solidaire » pour le second tour des élections régionales. Les électeurs reçoivent un recto-verso avec des déclarations très vagues et qui ne remplissent même pas toute la place disponible.

Au fond, s’agit-il d’autre chose que d’un partage de bonnes places et de points de retraite entre quelques notables, candidats à notables et « proches compagnons de campagne » ?

Mais le comportement réel des directions syndicales et des responsables politiques de « gauche » depuis l’élection de Nicolas Sarkozy nous apporte suffisamment d’éléments quant à ce que l’on peut raisonnablement attendre de cette « gauche solidaire ».

Pas seulement à propos du CNRS, où les coupoles des syndicats de la recherche cautionnent la « managérisation » du Centre et la mise en place d’un corps de fait de « cadres supérieurs ». Ou des universités, où des présidents de « gauche » ont aidé Valérie Pécresse à réprimer, au printemps 2009, un mouvement qui revendiquait l’abrogation de la Loi n°2007-1199 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU).

* le sous-titre est du Comité Valmy


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