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Au lendemain de élections régionales : L’abstention de masse : un vote de classe - par Jean Lévy (membre de la direction du Comité Valmy)

vendredi 19 mars 2010, par Comité Valmy


Trois enseignements peuvent être tirés du scrutin.

D’abord, l’échec global subi par le parti du Président, ensuite un remontée du Front National, enfin, et c’est pour nous l’élément le plus décisif, l’abstention massive des électeurs.

Nicolas Sarkozy, après trois ans de pouvoir sans partage, s était attribué le rôle de maître de ballet, durant la campagne. L’UMP et sa stratégie étaient ouvertement téléguidées de l’Elysée. Jusqu’aux derniers jours, le président de la République s’est investi personnellement en se déplaçant en province, pour soutenir ses candidats. Et encore vendredi, son interview dans le Figaro magazine, sorti opportunément avec 24 heures d’avance, s’est voulue appel solennel aux électeurs de "bien voter".

Aussi le verdict de ceux-ci a été rude : 27% des ’exprimés’ ont mis un bulletin dans l’urne en faveur des candidats officiels de la "majorité" !

Certes, ces élections laissent théoriquement Nicolas Sarkozy, à la tête de l’Etat pour deux ans encore. Mais avec un capital (c’est le cas de la dire) de confiance très diminué. Et cela, au moment où il ’apprête à faire payer encore davantage le prix de la crise à la population.

Le score du Front National, plus de 12% nationalement, ne nous laisse pas indifférent. Il déjoue les pronostics des sondeurs encore une fois. Avec plus de 20% en PACA et des scores à deux chiffres dans onze autres régions, l’extrême droite, dont l’électorat avait été vampirisé par le parti de Sarkozy lors des élections présidentielles, reprend des couleurs, avec le vote sanction contre l’UMP. Malheureusement, un électorat populaire (9% en Val-de-Marne, 12,3% en Seine-Saint-Denis, 17,32% dans le Nord, 19,81% dans le Pas-de-Calais) a utilisé les listes du FN pour exprimer sa colère, voire son désespoir.

Nourri par la crise, utilisant le bouc émissaire traditionnel de l’étranger "qui vient manger notre pain", mais aussi un "mal vivre" de plus en plus généralisé, Le Pen a surfé une fois de plus sur l’angoisse populaire, laissé en déshérence par un PCF obnubilé par l’alliance socialiste et la stratégie électoraliste, qui lui est liée.

Cependant, l’élément essentiel de la consultation est, sans nul doute, le taux d’abstention : 53,7% plus 2% de Nuls, en gros 55% de l’électorat. Il traduit le profond fossé qui s’est creusé entre "la classe politique", toutes formations confondues, et les électeurs. L’alternance droite-gauche et gauche-droite, depuis trente ans et la détérioration continue des conditions d’existence de larges couches de la population, quelle que soit la couleur politique du pouvoir en place, ont détourné des urnes un nombre croissant d’électeurs. Nicolas Sarkozy a, comme ses prédécesseurs, déçu nombre de Français, victimes de sa politique. Mais l’abstention n’a pas connu, hier la même intensité selon les régions, les départements et les villes.

Ces chiffres ont éloquents : si le pourcentage d’abstentions et de ’nuls’ atteint 60% en Lorraine, il n’est que de 50% en Midi-Pyrénées. Les différences constatées entre départements et entre localités sont encore plus éloquentes

C’est ainsi que les abstentions dépassent les 60% à Montreuil, à Saint-Denis, à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, comme à Lens dans le Pas-de-Calais. Le taux est supérieur à 70% à Bobigny et dans quatre autres villes du 93, 72% à Roubaix, dans le Nord.

Mais à l’inverse, ce pourcentage est inférieur à 55%,à Saint-Mandé en Val-de-Marne, 52,9% à Neuilly , dans les Hauts de Seine et 5O,5%, à Versailles dans les Yvelines, 52% à Berck, dans le Pas-de-Calais. Mais dans une même localité, entre le centre-ville et les cités, la différence est considérable.

Des statistiques chiffrent à 60% l’abstention ouvrière. En clair, l’abstention populaire de masse exprime un vote de classe.

C’est la leçon politique de ce vote.

Tant qu’une force populaire organisée ne s‘opposera pas au système d’alternance, qui ne change ni la pauvreté, ni la misère qui s’accroissent au fil des jours, la rupture entre la politique, telle qu’elle est aujourd’hui pratiquée, et la population s’élargira.

La raison fondamentale de ce divorce, c’est la dépendance totale de notre pays vis-à-vis de lois qui nous sont dictées de l’étranger par l’Union européenne.

Ces lois (les directives de Bruxelles), scellent le destin de la France et des Français aux intérêts de la finance mondialisée.

C’est avec cela qu’il faut rompre.

C’est notre souveraineté qu’il faut retrouver.

C’est la condition du véritable changement, tant espéré.

11 Messages de forum

  • Dès le lendemain de élections régionales... par Jean Lévy

    15 mars 2010 18:51, par MARAT EL MOKRANI

    Rien à rajouter à cette analyse qui nous indique clairement qu’il faut lutter avec détermination et mordant pour aboutir à une politique au service du Peuple et de la Nation !

    VIVE LA REPUBLIQUE UNE ET INDIVISIBLE

  • Désolé de pinailler, le problème n’est pas tant que les banksters mènent leur politique depuis Bruxelles ou l’étranger, mais qu’ils aient le pouvoir de la mener comme bon leur semble. Une des solutions ne serait-elle pas d’inscrire dans la constitution le pouvoir de création monétaire en tant que service public ?

    Voir en ligne : http://etienne.chouard.free.fr/

  • Si je partage globalement l’article, je conteste l’analyse du vote FN. Une idée fausse même idéologiquement martelée pour qu’elle devienne unanimement partagée n’en fait pas une vérité : tout le monde pointe une progression du FN. Cela ne résiste pas à l’examen des résultats en voix.

    Dans un concept d’abstention massive, l’extrême droite qui a toujours su mieux resserrer sa base électorale s’en tire moins mal que les sinistrés de la représentation parlementaire traditionnelle.

    C’est la dessus que surfe l’UMP pour masquer qu’au sein de la droite l’opération Besson n’est pas un échec et qu’elle a limité les dégâts pour le parti du président, les voix se retrouvent.

    A noter aussi que le FN ne progresse en voix (ou perd moins) que dans les zones rurales ou l’électorat classiquement à droite est frappée par les crises agricoles et dans les villes de garnisons.

    Ces écrans de fumées ont un objectif. il est connu : planter le décor pour 2012 et d’enfoncer le pays dans la bipolarisation une sorte de BCE contre FMI par Sarko et DSK interposés dans le cadre de l’UE, mais surtout museler à gauche par l’agitation du spectre FN toute velléité de souveraineté populaire qui mettrait de la perturbation dans le jeu de rôle d’ors et déjà établi : nous refaire le coup de 2002

    Il n’ y a pas de montée du FN, il y a un effondrement des formes délégataires de représentativité qui appelle une autre République qui fasse rupture avec les pratiques qui alimentent k l’antiparlementarisme et le rejet des valeurs démocratiques dont le suffrage universel. Par anti-républicanisme "viscéral" connu, une frange de l’électorat reste mobilisé et donc le FN est moins frappé par l’abstention mais recule tout de même massivement en voix

  • Ce n’est nullement un vote de classe...S’abstenir est un geste de lâche. Des femmes et des hommes sont morts pour que l’on puisse avoir la liberté de voter. Je ne comprends pas votre analyse qui aurait pu être écrite par un bobo m’enfoutiste... Par contre, dans le Nord et en région Paca, l’abandon de la Nation par le PCF a creusé le lit du Front "national".
    • Réponse à Eric Bacher :

      En préalable, il vaut mieux éviter les invectives et les insultes sur ce site, merci d’en tenir compte éventuellement.

      Sur le fond, le peuple laborieux en France et ailleurs en Europe majoritairement, n’accepte plus d’être manipulé par les tenants de l’Eurodictature fédérale des Länder, qu’ils soient ouvertement de droite ou se prétendent de gauche, ou même, s’auto-proclament à gauche de la gauche.

      Dans ce sens, les abstentionnistes expriment bien une démarche représentative et majoritaire du monde du travail. Un vote de classe. Ces travailleurs ne sont ni lâches ni je m’enfoutistes. Ils font preuve au contraire d’un haut niveau de conscience politique qui indique selon moi, que les possibilités concernant la construction d’une alternative politique républicaine, patriotique et sociale, progressent clairement.

      Il n’y aura eu dans ces élections régionales, aucune liste politique proposant le retrait de la France de cette prison des peuples néo-libérale et atlantiste, qu’est l’Union Européenne. Aucune liste favorable sans ambiguïté au retour à la souveraité populaire et nationale qui seules permettront une politique sociale et le rejet définitif de l’euro, des critères de convergence et des traités félons de trahison nationale et républicaine.

      Vous le dites vous même : "dans le Nord et en région Paca, l’abandon de la Nation par le PCF a creusé le lit du Front "national". Nous sommes d’accord là-dessus.

      Savez-vous pourtant par exemple, que l’ensemble des dirigeants principaux du "Front de gauche" sont favorables à l’Europe fédérale des régions, dont ils ne souhaitent nullement libérer notre pays et notre peuple.

      Savez-vous aussi qu’il en est de même à droite, ou les responsables de DLR, qui à l’inverse des peuples, "aiment l’Europe" sont favorables à la monnaie unique, souhaitent garder des"acquis communautaires" - en fait, le fédéralisme européen - en proposant de fait, un impossible rafistolage de cette Europe intrinsèquement perverse et non amendable.

      L’avenir est ailleurs, les peuples et le nations sauront retrouver le chemin de la liberté et de leur coopération solidaire et sans hégémonie impérialiste.

      Construisons l’union du peuple de France !

      Fleurus

    • L’abstention est ILLISIBLE, elle est démission, elle est renoncement à exprimer quelque chose. C’est la pire des solutions, en effet c’est celle qui se moque de ceux qui se sont battus pour qe nous puissions nous exprimer ; c’est celle qu’on n’arrive pas à déchiffer. Pécheur à la ligne ? Pour moi, cette solution est indéfendable, elle est jusqu’au boutiste, elle fait le jeu du PIRE. Il faut à tous prix voter. Ejecter le plus tôt possible celui qui détruit la France, pour ne pas en être COMPLICE. Ensuite, tout est ouvert. D’abord se débarrasser du pire. S’abstenir, c’est rejoindre les gauchistes ou les anars. C’est NEGATIF. Moi, je me traînerai au bureau de vote le cas échéant plutôt que de ne pas faire mon devoir électoral et faire le jeu des assassins de la France. Eva

      Voir en ligne : Accomplir son DEVOIR électoral

      • Chère EVA..

        Je crois être de ceux qui ont lutté toute une vie pour les libertés etla démocratie.Un de ceux qui d’ailleurs continuent-contraiement au PCF- de penser qu’à chaque élection qui devrait se dérouler à la proportionnelle, le respect du pluralisme c’est d’aller àla bataille avec son drapeau.. Dans ma famille, parce qu’on a connu les camps , les FTP..on VOTE comme on respire..Actuellement, les "votants "potentiels les plus proches de moi sont :

        ma mère : 89 ans, veuve ex membre du PCf jusqu’aux années 50.qui avaitTOUJOURS voté . ;890 euros de ressources..en RPa avec un loyer de 400 euros.

        une grande fille de 45 ans,galérienne du Capitalisme, chom’du alternant avec de rares périodes de CDD à tiers temps,élevant seule deux gosses..dont mon petit fils, 21 ans électeur aussi..Handicapé, chomeur de stage bidon en stage bidon. ;

        mes derniers mômes : 20 ans jumeaux en fac et Lycée Pro..Génération paumée avec ses espoirs ses colères (ah cette victoire du C.P.E. !) ses doigts d’honneur aux politicailleries pitoyables..

        Pour la première fois, aucun d’entre eux (ni moi) n’a voté. Nous nous considérons comme autre chose que de des robots méprisé tout juste bon à à reproduire des alternaces sans alternatives.

        Quand l’isoloir isole, nous nous rassemblons pour une "abstention constructive" .(. pour reprendre avec le sourire ce que pronait le pauvre HUE quand il refusait de déranger les plans jospino chiraquiens de quiquennatd’aggravation de la bipolarisation européiste.)

        Nous ne sommes pas plus en" démission ou en renoncement "que ne l’étaient les résistants algériens refusant les VOTES bidon s’un temps ou je "défendais ma patrie "..en allant , habillé de l’uniforme des libérateurs de la France occupée, me faire voler 27 mois de ma vie pour participer à une salegeurre coloniale . Quand ne pas VOTER s’accompagne d’un combat pour qu’ensemble nous construisions un projet humaniste pour une Société de liberté et de justice , expropriant les rapaces , société que j’appelle le COMMUNISME, quand nous signifions au Medef, aux droites, aux gauches de l’acceptation des règles capitalistes et de l’abandon de la souveraineté nationale, ce que nous pensons de leurs façon de mépriser le PEUPLE...

        ... nous sommes , chère EVA objectivement des CITOYENS du futur..En légitime défense et en contre attaque Dimanche dernier comme demain, l’URNE charrie de la NON REPONSE à MES problèmes de Père, de communiste, de combattant du "bonheur".

        Ils ne veulent pas entendre NOS VOIX ? Ils ne les auront pas dans l’URNE !

        . La farce n’est agréable que pour la dinde.. Electoralement, elle faisande la DEMOCRATIE.

        Cordialement

        alain Chancogne Ex militant , dirigeant et elu du Parti communiste.

        Ayant eu lachance de croiser un certain Jean LEVY..qui excusera mon humour : Ce "garçon .."couillu" des secteurs bancaires. ;sut garder son "Crédit" en ne perdant pas le "Nord"..Cordialement, Jean.MERCI.

      • Parce que vous croyez, chère Eva, que vous allez changer quelque chose ? Ah, ils ont gagné sur toute la ligne les pantins de Bruxelles qui ont réussi à vous faire croire que si l’on change de pantin on changera de politique !! Quelle innocence ! D’autre part, vous avez bien vu qu’ils ont bafoué notre vote NON au traité de Lisbonne, ce qui prouve le cas qu’ils font de votre voix et de la nôtre. Dans ce cas, aller encore participer à une élection qui ne fait, en outre qu’entériner l’existence d’une Europe que nous avons rejetée par ailleurs, me paraît renier mon propre vote et apporter de l’eau à leur moulin. Non je ne leur ferai pas ce plaisir, d’autant plus que ce vote ne change rien au problème de la toute puissance de l’oligarchie européenne dont la région n’est que la succursale. Sans compter le détricotage de notre Nation et de nos acquis sociaux.

        Alors, allez vous traîner pour voter, celà les fera bien rire. Ce sera le seul côté positif.

        Il faut être citoyen mais citoyen éclairé .. .

    • La question de l’abstention, sereinement, point de vue d’un militant parmi des milliers d’autres :

      A l’occasion de débats sur différents forum revient l’interpellation des "coupables de non vote". Cela va parfois jusqu’à "ces traitres qui n’ont pas été voter" (notons qu’ils sont plus de la moitié du corps électoral et les 2/3 des quartiers et citées ouvrières et populaires).

      Pour cadrer cette discussion, précisons de suite que s’il m’est arrivé de ne pas me servir de l’isoloir, cela a été de façon concertée, organisationnelle. Pour les autres rendez-vous, pour qui connait l’identification électorale de la Canaille, il sera facile vérifier sa signature sur les listes d’émargement ou par procuration pour raisons professionnelles jusqu’à 2002 ou familiales ensuite.

      Ce qui ne veut pas dire que son enveloppe appelait l’un pour rejeter l’autre. Depuis 1981, jamais au second tour des élections présidentielles un candidat pourra se vanter d’avoir eu la voix de la Canaille. cela sera aussi souvent le cas aux législative, casser la SNCF en rose ou en bleu horizon, c’est toujours casser le service public.

      Les plus curieux trouveront cependant la trace de la Canaille comme scrutateur (au premier tour de scrutins, faut pas trop en demander) où pourtant les candidats capable d’emporter son suffrage ne se bousculaient pas sur l’étal du marché électoral. La citoyenneté et la défense du droit de vote, c’est aussi cela.

      Rappelons aussi que ceux qui manient le plus lestement cette accusation de désertion devant l’énnemi (qu’ils se sont attribués) sont souvent organisés dans des partis qui de 1969 à 2005 ont appelé dans des conditions diverses à ne pas se rendre aux urnes. Cela devrait calmer quelques ardeurs parmi les plus virulents.

      Donc, maintenant le fond.

      Une question : de qui l’électeur du FdG, du NPA, ou même du PS voir de l’attrape tout de Cohn Bendit se sent-il le plus proche ? D’avec celui qui prépare l’action du 23 mars et a refusé de se déplacer le 14 et le 21 ou de celui qui a mis un bulletin dans une enveloppe pour voter UMP voire pour l’organisation lepéniste et qui se réjouira le 23 si le gouvernement et le patronat lui envoi les CRS ?

      De qui celui a voté et qui lutte pour son pouvoir d’achat sera-t-il le plus proche ? pour l’abstentionniste qui battra le pavé ou avec les électeurs et leurs candidats du laminage du pouvoir d’achat, ceux de l’acceptation des critères de la BCE ( dont le PS et DSK) ceux de la décroissance pour les quartiers de la misère (là où en masse on ne vote plus, on survie) où ne sait même plus ce que veut dire consommer : les bobos de GE et autres ?

      Pour la canaille, là aussi les barricades n’ont que deux côtés.

      Seconde question corolaire de la précédente : De qui être le plus près ? De celui qui dans ce contexte rejette la mascarade ou de celui qui votera ,va inciter à voter, voir même va faire du porte à porte pour pré désigner ceux qui vont monter les gibets des droits sociaux : pour des forces politiques qui malgré le non constitutionnel de la souveraineté populaire les ont trahie à Versailles et qui, DSK ou Fa#, FMI contre BCE, se préparent ouvertement à laminer TOUS les repères sociaux pour laisser l’espace libre au monde de la bourse, de la banque et de l’industrie ? (regardez comment ils tentent de saigner le peuple grec).

      Stigmatiser la moitié et plus du corps électoral qui ne s’est pas déplacé revient à dire quoi de la part de celui qui a voté et a émis (ce qui est peut-être respectable) un suffrage exprimé comptant pour le droit éventuel pour sa liste d’être présent au second tour, de revenir, après discussion d’initié hors de son avis, pour l’attribution des sièges sur des listes chamboulées où il ne retrouvera rien de ses choix de la semaine précédente ? Construction intellectuelles spéculatives ? Non réalités vérifiables et vérifiées d’au moins les 2/3 des régions et singulièrement en Île de France.

      J’en conclu, mais le débat doit maintenant être large et multiple, que la culpabilisation de ceux qui refusent d’apporter caution à ces contorsions est pour nombre de ceux qui condamnent une abstention qui les heurte un signe d’embarras. Ils voient mais hésitent encore à avoir dans leurs actes le courage de leur propre réflexion. C’est pour cela que je ne les blâme pas mais leur demande de vite réfléchir pour ensemble agir.

      De toute façon, ceux qui maintenant les plus nombreux refusent de gérer la crise ne les attendront pas.

      Voir en ligne : http://canaille-le-rouge.over-blog.com/#

  • Je partage les conclusions des intervenants sur l’analyse des régionales, y compris celui de Canaille le rouge sur le FN, toutefois, je veux faire une remarque, ces élections sont des REGIONALES. Hors 20 régions sur 22 depuis 2004 sont dirigées par la « gauche ». Elles ont été le siège d’un véritable partage des rôles entre le gouvernement et les conseils régionaux dans la mise en œuvre des directives européennes de privatisations. Par exemple, la fermeture de services hospitaliers passe par des « agences régionales de santé (ARS) pilotées par les conseils régionaux. Par exemple, les bureaux postaux fermés sont remplacés par des agences postales gérées par les collectivités de proximité. Par exemple, les régions ont versé plus d’un milliard d’euros aux entreprises privées sans contrepartie. Les régionalisation, c’est bien la continuité de l’Union européenne et c’est la preuve par L’EXEMPLE que même gérée par « la gauche », elle ne sont en aucun cas un frein à la politique de Sarkoz mais au contraire un complément.
    • Bonjour, je voudrais faire une remarque à propos des ARS qui relativise le propos de M Portejoie. C’est le gouvernement qui nomme les directeurs des agences régionales de santé dont le fonctionnement sera efficient en avril 2010 Ils ont un pouvoir assez étendu et les conseils de surveillance ont pour directeurs les préfets nommés par le même gouvernement .... http://www.mdhp.fr/ ?p=227

      De même les représentants des collectivités territoriales ne sont qu’une partie des acteurs des ARS. Voir wikipédia. Les ARS ne sont donc pas pilotés par les représentants des régions. Cela n’invalide pas la mise en place de la politique européenne des régions, mais pas forcément par ceux qu’on dénonce .


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