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L’imposture éolienne
Jean-Pierre Denuc

dimanche 24 août 2014, par Comité Valmy


L’imposture éolienne

Chacun aura pu constater de visu, on ne peut les manquer, la prolifération exponentielle de ces immenses colonnes d’acier qui envahissent nos monts et collines de l’est du Tarn, du nord Aveyron, des hauts cantons de l’Hérault... Analyses d’un système basé sur du vent.

Le éoliennes gigantesques défigurent les paysages

Nombre de nos concitoyens pensent que cet envahissement métallique grisâtre qui désormais ponctue notre horizon, bien qu’étrange et anachronique, doit être utile à quelque chose... Cette immédiate pollution visuelle, sonore, destructrice de paysages et sites naturels, nous apporte t- elle une contrepartie bénéfique ? J’ai beau éplucher ma facture EDF, je n’ai point constaté de diminution de tarif ou d’avantages quelconques... On nous rétorque alors que le bénéfice est collectif, en ce sens que le parc éolien doit nous conduire progressivement au remplacement du nucléaire et contribuer à la diminution des gaz à effet de serre. Est-ce si sûr ? Nous allons essayer d’y voir plus clair.

La situation des Monts de Lacaune

Le « schéma régional climat-air-énergie de Midi- Pyrénées » du 20 mai 2011 définit neuf zones d’implantation de l’éolien et parmi elles quatre nous concernent directement. Il s’agit :

- Monts de Lacaune Tarnais - N° ZEOL23 -classée comme très favorable et pour laquelle une autorisation a été délivrée le 22 février 2008

- Monts de Lacaune Aveyronnais - N° ZEOL07 - classée comme très favorable

- Rougier de Camarés - N° ZEOL01 - classée comme très favorable et pour laquelle une autorisation a été délivrée le 28 juin 2010

- Plateau d’Anglés - N° ZEOL09 - classée zone très favorable.

A noter que quelques communes des zones Monts de Lacaune sont situées sur un couloir aérien et soumises à des contraintes techniques draconiennes et de ce fait ne peuvent obtenir des autorisations d’implantation.

On peut aussi découvrir dans ce document que : « La sensibilité paysagère, le patrimoine paysager architectural et culturel de notre région sont moyens ». Sans doute une vision de technocrates « bobos » ou deVerts citadins qui, paradoxalement, ne s’offusquent nullement de ces forêts métalliques destructrices de paysages sauvages préservés jusque là.
Idem pour la contrainte liée à la biodiversité également qualifiée de moyenne, sauf pour un tout petit secteur de la commune de Murat. Et pourtant on se situe dans un Parc Naturel Régional et nombre de zones n’ont pas échappées au classement Natura 2000 censé protéger la biodiversité exceptionnelle de cette région... Comprenne qui pourra ou plus exactement, on comprend trop bien...Ce secteur de Murat apparaît cependant comme l’une des zones les plus adaptées et elle détient son autorisation comme indiqué plus haut.

Autre anachronisme constaté sur un plan politique local : Le président de la communauté des communes des Monts de Lacaune avait écrit dans une publication locale intitulée le « Journal d’ici » du 10 mai 2012, qu’il n’y aurait plus de permis de construire pour l’implantation de nouvelles éoliennes. Or, il a donné le feu vert récemment pour 5 éoliennes situées aux lieux dits « Serre de Sagnens » et « Bosc del Vert » et comme par hasard, sur des terrains lui appartenant.
Il est avéré qu’il a tenté d’obtenir et même obtenu un avis favorable de l’armée de l’air, grâce à l’aide du député Philippe Folliot. La Défense Aérienne accepterait ainsi de déroger aux règles en vigueur. Dés lors, on n’a même plus à se demander pour quels intérêts, collectifs et surtout privés, aurait été prise cette décision... Du reste, les associations ARVIEE et CALELH ontsaisi la justice [Cf. Doc 1], suite à cette initiative contradictoire d’une part et à l’évidence entachée de prise illégale d’intérêts d’autre part, du Président de la Communauté des communes des Monts de Lacaune. Par les temps qui courent, affaire à suivre...

Contraintes d’installation
d’une éolienne et conséquences
environnementales

Sur site, pour implanter une seule éolienne il faut créer une plate forme qui nécessite une déforestation à blanc considérable et le déversement de 1500 tonnes de béton (en mer 3000 tonnes), coulé à tout jamais, ce produit n’étant pas biodégradable.
Ne parlons pas des chemins aménagés pour laisser le passage aux gigantesques camions qui transportent les éléments, quand il n’aura pas fallu transformer, pour eux seuls, certains ronds points de nos villes et villages.
Les pales des éoliennes produisent un bruit et une vibration insupportables qui provoquent la fuite des animaux et oiseaux de nos forêts, migrateurs ou sédentaires, sur plusieurs centaines de mètres alentour.
La pollution visuelle est évidente, choquante et l’on touche là un grand paradoxe : le silence, l’approbation, la complicité même de l’écologie politique, à tel point qu’il est légitime de se demander s’il n’existe pas des intérêts occultes...
Le lobbying n’est sûrement pas absent des couloirs du Parlement Européen ou du Palais Bourbon. Il faut alors se poser la question de savoir à qui cela profite... Il faut également savoir qu’une éolienne ne produit en moyenne qu’un jour sur quatre et qu’il n’existe pas de système de stockage.

Une éolienne a une durée de vie de seulement quinze ans et son démantèlement, évalué aujourd’hui à 500 000 euros, incombe au propriétaire. Mais si le propriétaire ne peut pas payer, cela sera alors répercuté sur les communes ou Communautés des communes. Autrement dit, c’est chacun de nous qui paiera pour un engin qui ne nous aura apporté aucun avantage, que des nuisances, mais qui aura largement profité à quelques particuliers privilégiés et à des Compagnies industrielles, étrangères pour la plupart, et très probablement à des partis politiques ou élus locaux.

Un système basé sur la désinformation et le mensonge

L’argumentaire en faveur de l’éolien stipule qu’il permet une diminution des gaz à effet de serre. Or il n’en est rien, car le gain à la production de cette pseudo énergie propre est largement compensé par la pollution et les rejets occasionnés par le transport routier des éléments, souvent de très loin(Espagne-Hollande-Norvège)et par les usines de fabrication d’éléments qui fonctionnent grâce à des énergies fossiles, le plus souvent.

De ce point de vue, c’est un lamentable échec et pour s’en persuader, il suffit d’étudier de prés le système allemand qui se targue de l’abandon du nucléaire au profit de l’éolien. Or le constat est dramatique et il en sera peut être un jour de même pour la France si l’on suit cette voie sans issue.
En effet, l’Allemagne possède un parc de 20 000 éoliennes (10 fois plus que la France) qui produit à peine 5% de sa production électrique. De ce fait, elle est obligée, pour faire tourner son industrie et assurer l’alimentation domestique, de faire fonctionner ses centrales thermiques au charbon, gaz et fuel, très polluantes. Ce sont ces dernières qui fournissent 64% de l’électricité allemande.
Augmenter le parc éolien est donc une utopie désastreuse, car il ne pourrait en aucun cas se substituer aux énergies fossiles actuelles ou aux centrales nucléaires, à moins de positionner une éolienne tous les 10 mètres carrés...Alors pourquoi continue t-on dans cette voie ?

La France, la situation énergétique et l’éolien...

Cela fait des années que le gauchisme politique Vert et les puissants lobbies industriels nous désinforment sur cette énergie présentée comme d’avenir, propre et capable de nous permettre une sortie du nucléaire, ce qui est une utopie et un mensonge.
En somme, on nous propose une industrie pour en remplacer une autre.

Les écologistes authentiques savent bien que cela est une imposture. Mais utilisant le puissant levier de l’appât du gain individuel et celui de la désinformation, tous ces acteurs intéressés parviennent souvent à leurs fins. Or, la France n’a absolument aucun besoin en électricité, au contraire elle est excédentaire. Elle en exporte même 13%, et comble de cynisme, vers ces pays qui ont choisi l’éolien et qui du fait de ce choix erroné se trouvent en pénurie.
Aujourd’hui, l’éolien français, avec un parc de 2000 engins produit à peine 1% de l’énergie électrique du pays. L’objectif affiché est d’en installer 10 000 pour parvenir à 5 ou 6%. Dérisoire projet à la lumière des nuisances et des coûts occasionnés.
Ces dépenses restent très opaques et des milliards s’envolent au gré du vent éolien, sans résultat probant... En 2007, la répartition de production d’électricité en France était la suivante : Nucléaire 76,85% - Hydraulique 11,6% - Thermique 10% - Eolien 0,73%. Une grande inconnue subsiste sur la réelle rentabilité des éoliennes, tout comme sur l’origine des capitaux (on commence à entendre parler d’organisations mafieuses qui auraient commencé à pénétrer le secteur des énergies vertes en infiltrant les administrations décentralisées pour influer sur la désignation des zones retenues pour l’implantation d’éoliennes...) [Cf. Doc 2] sur les profits exorbitants réalisés dont on ne voit aucune retombée concrète pour les citoyens etc.
Ainsi l’EDF produit une électricité à 0,028 € le KWh, mais rachète le KWh éolien terrestre à 0,085 € soit 3 fois plus cher et à 0,13 € le KWh éolien maritime. Cet écart phénoménal enrichit donc quelques privilégiés d’une nébuleuse indéterminée mais bien réelle.
Pendant ce temps, ce surcoût de rachat, c’est nous qui le payons, car EDF rajoute sur nos factures une taxe de 5% pudiquement appelée CSPE (Contribution au Service Public d’Electricité). Nous payons donc au total, en tant que citoyens usagers de base : 2,5 milliards d’euros annuels. Pour conclure, consolons nous avec Molière qui dans Sganarelle déclare « Mieux vaut être cocu que trépassé. »

Jean-Pierre Denuc (Gijounet)

l’Echo du Rocher

Doc 1 : Associations ARVIEE et CALELH - Saisine relative a l’octroi d’un permis de construire éolien sur la commune de Lacaune - (Document à disposition des lecteurs sur simple demande)

Doc 2 : Rapport SIRASCO -
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/10/21/01016-20121021ARTFIG00170-cinq-organisations-criminelles-etrangeres-sous-surveillance.php

Mise en ligne CV : 3 avril 2014


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