COMITE VALMY

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CE N’EST PAS LE CLIMAT…C’EST LE SYTEME QU’IL FAUT CHANGER ! - Jean Lévy

vendredi 11 décembre 2009, par Comité Valmy


Il ne faut pas se leurrer :

Nous sommes confrontés aux « arguments » assénés, à la télé, à la radio, dans les journaux, par nombre de « spécialistes », « d’experts », voire de véritables hommes de science, comme quoi, dans vingt ou trente ans, « si nous ne prenons pas les mesures qui s’imposent, notre terre ne sera plus vivable ! ».

Films de science-fiction à l’appui, des scènes de désolation, des prairies transformées en déserts, la mer summergeant les îles, menaçant nos villes, les fleuves et les lacs asséchés, tout nous est montré comme au ciné : « Voici l’avenir de vos enfants, si vous n’y prenez garde ! »

Comment ne pas frémir devant un tel désastre ? Et de notre faute, de surcroît …

Mais, reprenant nos esprits, réfléchissons.

Ce futur annoncé a-t-il l’aval réel de l’ensemble du monde scientifique ?

Bien sûr que non.

Ces prédictions divisent les savants. Seulement les médias font leur choix. Délibérément. Ils ne font entendre que ceux qui annoncent le pire. Ils ignorent les autres. Et si, pour rester crédibles, ils entrouvrent la porte à des esprits contrariants, c’est pour faire semblant d’être objectifs. *Ils oublient vite ces vérités dérangeantes et reprennent leurs discours convenus

Il faut donc penser par soi-même.

Pourquoi cette campagne de démoralisation ?

D’abord, pour nous faire peur. Les grandes frayeurs ont toujours joué en faveur de ceux qui les répandent. La crainte conduit à chercher une protection. Le pouvoir n’est-il pas là pour protéger les citoyens ? Et l’attente du cauchemar qui vous attend le surlendemain nous fait oublier nos « petits soucis » d’aujourd’hui.

Ensuite, mais tout est lié, faire dévier le mécontentement populaire vers d’autres horizons, décrits comme l’enfer, n’est-il pas l’objectif d’un président qui s‘isole, chaque jour, davantage et qui voit grandir la colère de la population ?

De plus, la campagne médiatique vise aussi à imposer l’idée que pour préserver son lendemain, il faut accepter, dès maintenant, quelques sacrifices, limiter « son train de vie », réduire sa consommation électrique, pour diminuer la masse personnelle de CO2 produit. Rester « humble » dans ses projets, se satisfaire de peu pour sauvegarder l’avenir, en clair « ne pas revendiquer », telle est la « morale » de l’histoire

Ne voit-on pas les Verts prôner la « décroissance », c’est-à-dire la réduction des richesses produites.

Et se contenter du minimum.

Tel est le scénario que ceux qui nous gouvernent, voudraient nous imposer !

Et puis « regarder son doigt et non pas la lune », conduit à ne pas voir les catastrophes actuelles, qui, par le monde, font souffrir mille morts à des peuples entiers. Plus d’un milliard d’êtres humains meurent de faim, chaque année. La famine ruine des continents, l’Afrique, l’Asie du sud, dont l’Inde – la plus grande démocratie du monde, paraît-il – et jusqu’à l’Europe et aux Etats-Unis où la misère grandit.

Toutes ces horreurs ne sont pas le fait « de trop de CO2 », mais du système économique qui règne sur la terre, le capitalisme, puisqu’il faut l’appeler par son nom.

Ne gaspille-t-on pas le CO2 quand on met « à la casse » des centaines de milliers de voitures, pourtant en état de marche, pour en produire de nouvelles ?

« On » ne trouve pas les dizaines de milliards pour endiguer la faim, mais les gouvernements occidentaux, guidés par la loi du marché, en répandent dix fois plus au bénéfice des banques et des industriels. Le FMI interdit au Mali, et à beaucoup d’autres pays, la souveraineté alimentaire, les contraignant à la monoculture, du coton par exemple, dont les récoltes sont monopolisée par des multinationales qui s’enrichissent sur le dos des peuples. Que dire aussi, du pillage systématique des immenses richesses africaines par ces mêmes multinationales, alors que les populations survivent dans le dénuement absolu…

Ce n’est affaire de climat, mais de « gros sous ».

Mais de ces horreurs, qui en parle à la télé, à la radio, dans les journaux ?

Motus et bouche cousue.

Posons-nous la question : pourquoi les médias ont superbement ignoré le récent Forum de Rome, organisé par la FAO, sur « la faim dans le monde », et sur les moyens d’y faire face. Il y avait autant de délégués qu’à Copenhague, autant de pays représentés, mais beaucoup moins de célébrités officielles. Le problème posé était, pourtant, d’actualité, aussi tragiques que les malheurs supposés du fait du réchauffement climatique.

Et pourtant, silence radio : « circulez, y a rien à voir ».

Cela devait nous rendre plus circonspects, vis-à-vis, du déferlement médiatique actuel. N’y aurait-il pas « quelque chose de pourri au royaume du Danemark » ?

* RELIRE SUR « canemechepasnicolas » le texte : « Sur le climat …d’intolérance à France Inter » Jean LEVY

Victimes d’un matraquage quotidien sur le « Sommet de Copenhague », et surtout sur « les dangers que fait courir le climat à notre planète », les Français sont-ils sensibles à cette campagne ?

4 Messages de forum

  • Nous sommes bien conscients que la misère et les problèmes écologiques, climatiques et économiques qui se sont abattus sur notre planète sont le fait du capitalisme puisque c’est le seul système qui y règne depuis plus d’un siècle (le communisme n’ayant été qu’une petite parenthèse).

    Mais pour autant faudrait-il ignorer ceux qui risquent encore de nous jeter dans une nouvelle catastrophe ou faut-il d’ores et déjà faire ce qui est en notre pouvoir pour l’éviter (quand bien même ce ne serait qu’une éventualité)question de prudence.

    Jusqu’à présent nous avons agi avec beaucoup d’insouciance dans tous les domaines sinon nous nous serions dressés contre un système dont nous constations tous les jours les dégâts.

    En attendant commençons à réagir, celà permettra déjà de mobiliser les citoyens autour d’un problème planétaire, afin de déclencher la mobilisation générale qui nous fait tant défaut.

  • Bonsoir

    Je lisais attentivement le message de Jean Lévy.

    Le sommet de Copenhague pose effectivement au moins deux problèmes.

    Il y a d’abord la question du réchauffement climatique. Y a t il, oui ou non, réchauffement climatique et, si la réponse à cette première question est positive, ce réchauffement climatique est il d’origine naturelle ou bien d’origine humaine ?

    Nous ne sommes pas scientifiques et il y a effectivement une discussion entre les climatologues par rapport à cette question et le récent piratage de la messagerie et la récente publication de plusieurs centaines de messages de certains d’entre eux sont des arguments particuliers dans le cadre de cette discussion. Je ne comprends d’ailleurs pas très bien le sens de ce piratage, si c’est un argument dans le sens des défenseurs du réchauffement climatique ou bien dans le sens des climatosceptiques.

    Mon point de vue est le suivant. Premièrement, je suis pour la défense de la liberté de la recherche scientifique en matière de climat, le refus de toute version officielle et de toute accusation de révisionnisme par rapport à toute version officielle, ni dans un sens, ni dans l’autre.

    Deuxièmement, je suis pour la défense de la position du réchauffement climatique d’origine humaine, plus précisément d’origine capitaliste. De mon point de vue, il y a une convergence totale entre l’exploitation capitaliste et l’ exploitation des ressources naturelles de la planète, et il y a donc une convergence totale entre le véritable marxisme et la véritable écologie.

    Il y a aussi de nombreuses convergences entre de nombreuses organisations et de nombreux militants pour la défense de cette position, j’appréciais par exemple et je diffusais le dernier message de Georges Gastaud par rapport au sommet de Copenhague.

    La convergence entre marxisme et écologie est aujourd’hui une question importante mais elle ne date pas d’aujourd’hui. Elle date au moins de la signature du protocole de Kyoto en 1998 et du refus de la signature du protocole de Kyoto par les Etats Unis depuis plus de dix ans.

    Amicalement

    Bernard Fischer

  • Ah oui, mon bien cher ami, je vois que tu as rejoins le club des hérétiques !

    IL est clair que quiconque commence à remettre en doute la théorie du Co2 le devient ! En d’autres temps on nous aurait brulé en place publique.

    Il n’y a pourtant rien de plus néfaste qu’un dogme scientifique car il empêche l’esprit de critique et l’évolution de l’humanité.

    Marx disait : " pour comprendre un point de vue, il suffit de regarder dans quelle poche va l’argent" Regarde qui sont les grands bénéficiaires du Co2 et tu vas vite comprendre la mascarade... Mais puisque nous en sommes aux problèmes climatiques, et plus précisément à ses conséquences, je pose ces questions qui restent en suspens : Quand on voit la faculté d’un arbre à absorber la chaleur et celle de garder l’humidité dans les sols, pourquoi continu t-on à déforester, "raser" serait même un terme plus approprié, des forêts entières dont celle de l’Amazonie ? Les nuages, formés justement de vapeur d’eau n’y serait pour rien ? Pourquoi, la courbe du réchauffement climatique est-elle toujours en avance sur celle de l’augmentation du Co2 ? Le soleil et ses variations n’aurait aucun effet sur le réchauffement climatique non plus ? Et puis cette autre question que je pose systèmatiquement et qui me permet d’obtenir le rang de "taré" : Quand on connait les propriétés exeptionnelles d’isolation thermique et énergétique du pétrol et de tous ses dérivés, sachant que ce pétrol est pompé profondément dans la couche terrestre, très exactement entre le magma et la surface, n’y aurait-il pas corrélation ? Existe t-il une étude sérieuse sur les conséquences géologique, climatique et écologioque sur l’extraction du pétrol ? Je n’en ai trouvé aucune... Par contre, et si l’on s’en réfère à Marx, qui profite du marché du pétrol, du marché du Co2, de la fausse décroissance et du marché de l’écologie ?

    Ah la décroissance, une idéologie formidable, je te l’assure. Le but n’est pas de produire moins de richesse dans le sens où nous aurons moins, mais bien de produire mieux et de manière plus durable. L’idée de faire en sorte qu’une paire de chaussure, par exemple, dure au moins cinq à dix ans au lieu de 6 à 10 mois est excellente non ? Et dommage pour la mode ! Sauf que, la décroissance décrite par les décroissants porte un autre nom : "le socialisme" ! Et cela il ne veulent pas l’admettre ! A nous de leur faire comprendre que le capitalisme est totalement incompatible avec l’écologie et la décroissance qu’ils prônent. Seulement, vu le bombardement idéologique massif via les médias sur notre population, à moins que tous les français éteignent leur téléviseur et rallument leur cerveau, je ne vois pas comment l’humanité peut avoir une chance de s’en sortir avec ces élites toxiques à le tête de ce média robotisant et abêtisant.

    Je n’ai que des questions sur les raisons du réchauffement climatique qui finalement reste en suspens vu ma position d’hérétique, mais je sais une chose : nous ne nous en sortirons pas avec ce système capitaliste face aux catastrophes climatiques à venir, c’est évident ! Il suffit de voir ce qui s’est passé dans le Gers et les Landes lors du passage de Klaus, (baptisé tempête alors qu’ils s’agissait bien d’un cyclone), pour s’en rendre compte.... Près d’un an après, nous avons encore des poteaux téléphonique de travers et des fils électriques limites, c’est à dire très abîmés... Seul un système solidaire très fort organisé par l’état pourra nous permettre de passer ce mauvais cap parce que dans solidarité il y a "solide". Ah oui mais il faudrait mettre en commun nos moyens et cela s’apelle du communisme et le communisme ce n’est pas bien. Ah oui mais il faudrait un système social fort mais cela c’est du socialisme et le socialisme ce n’est pas bien... Ah oui mais il faudrait remettre en place "l’assemblé populaire" pour gérer tout cela mais les enfants de la République ne sont pas encore majeurs face aux élites qui savent tout pour eux et à leur place...

    Ah oui mais cela arrange finalement bien un petit nombre qui se croient au dessus de la loi de la nature et qui seront bien embêtés le jour où ce système qui sert leurs petits intérêts personnels actuels en désservants ceux de la majorité, ceux de l’humanité, aura détruit la société en détruisant l’environement. Parce que s’il y a une certitude, c’est que quand un système désserre les intérêts de l’humanité, il déssert alors les intérêts de tous car l’humanité nous en faisons tous parti, tous, sans exeption. Le capitalisme déssert les intérêts de l’humanité au profit d’un petit nombre nous dit on... Non, le capitalisme déssert les intérêts de tous, meêm de ceux qui croit en tirer profit et qui le défende.

    Voir en ligne : L’enemi de l’humanité c’est le système

  • Je suis très largement d’accord avec Germinal et Bernard Fischer.

    Je me méfie , après avoir fréquenté pendant plus de quarante ans le milieu de la recherche, de tous ceux qui tentent d’absolutiser la "science".

    D’abord la recherche coûte cher , et donc les domaines où l’on cherche sont pratiquement toujours ceux qui sont sponsorisés.

    Ensuite les chercheurs ne sont pas objectifs ; honnêtes- et je veux croire que c’est une très large majorité- ils sont pris par leur job ; et un amoureux n’est pas objectif quant à l’objet de son amour. Malhonnêtes, ils travaillent pour ceux qui les paient. Lorsqu’on a commencé, il y a vingt ans, à parler du trou de la couche d’ozone, tous les chercheurs employés par les fabricants de CFC niaient son impact sur la couche d’ozone.

    Je refuse la technoscience et son dogme de la fuite en avant. J’ai été témoin il y a trente ans d’une discussion entre deux physiciens nucléaires du CEA, l’un disant que le pb des déchets était insoluble, l’autre que ce n’était qu’une question de temps et de moyens. Après pas mal de temps et énormément de moyens, on en est au même point.

    Je pense qu’une technique est neutre en soi, en revanche l’emploi qu’on en fait est politique.

    Les Verts ne prêchent nullement la décroissance. Et ceux qui comme moi, la prêchent, demandent un autre modèle de société, car le consumérisme ne fait pas le bonheur, il fonctionne sur l’individualisme et l’insatisfaction, crée l’inégalité et la bêtise ; fondamentalement , les êtres humains cherchent un sens à leur vie, et le gaspillage ne donne sens à rien. Ni l’agitation permanente à la quelle nous nous livrons, et qui conduit surtout à une absence totale de réflexion. Nous sommes en plein divertissement au sens pascalien du terme.

    À force de taper sur Mai 68, on a oublié que c’était un mouvement anticolonialiste, anticonsumériste, anti-hypocrisie - et que Doillon a mis en exergue de l’An 01 : "On arrête tout, on fait un pas de côté et on réfléchit."

    Opposer marxisme et décroissance, c’est retomber dans la grave erreur de Lénine disant "La révolution, c’est les Soviets plus l’électrification", ce qui a conduit à beaucoup d’électrification (et à l’armement atomique) et à fort peu de soviets.

    Amicalement,

    une qui n’a jamais été privée de vivre sans bagnole et voyages aux Seychelles, et même sans lave-vaisselle ni téléphone portable.


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