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L’Union Européenne fait feu de tout bois
Valentin Martin, Comité Valmy

jeudi 9 juin 2016, par Comité Valmy


L’Union Européenne fait feu de tout bois

Valentin Martin, Comité Valmy

En 2020, l’Union Européenne prévoit de brûler plus d’1 milliard de m3 de bois chaque année, soit l’équivalent de 42% de la totalité de la forêt française chaque année, pour réaliser sa « transition énergétique ».

Pour se conformer au protocole de Kyoto et à la convention-cadre des Nations Unis sur le changement climatique, l’UE a adopté le paquet législatif « énergie et changement climatique ». La directive 28/CE/2009 de l’U.E.impose à chaque Etat-membre de produire au moins 20% d’énergie à partir de sources dites « renouvelables ». Ce projet a été baptisé objectif global « 20-20-20 » de la Communauté.

Ce quota concerne l’énergie dite finale, mesurée en Tonnes Equivalent Pétrole (TEP), c’est-à-dire toutes les énergies utilisées par le consommateur (à l’exception des véhicules). Les 20% d’énergie renouvelable ne se rapportent donc pas à la production d’énergie électrique, mesurée en Kwh, mais bien à l’énergie finale. Or, les sources renouvelables qui sont les plus médiatisés (éolien, solaire) servent à produire de l’électricité, laquelle ne représente qu’une portion de l’énergie finale (41% en France). En réalité la grande partie des énergies renouvelables sera utilisée pour produire de la chaleur et non pas de l’électricité et sera comptabilisée dans la production d’énergie finale renouvelable. Et la principale source renouvelable de ce type est le bois (biomasse).

Le secteur de l’énergie consommée par les véhicules, lui, est pour une raison indéterminée soustrait de cette énergie finale, bénéficiant d’un taux d’énergies renouvelables bien inférieur (10%).

Si l’éolien et le solaire peuvent gagner quelques points de pourcentage dans la part de la production électrique d’ici 2020, ils resteront résolument faibles dans la part d’énergie finale produite. Ces deux secteurs sont d’ailleurs en crise. A cause de son intermittence, de sa cherté, et des problèmes liés à la pollution acoustique et à la pollution du paysage, ce type d’énergie ne pourra représenter qu’une faible partie de ce « bouquet énergétique renouvelable ». Déjà en 2012, une chute de la demande a entraîné faillites en chaîne dans le secteur de l’industrie de l’éolien (Vestas, Gamesa). En 2012, D. Cameron a annoncé l’arrêt du programme de constructions éoliennes terrestres. En France le secteur est en chute libre. En 2013, la presse apprend que l’objectif des 19 GW d’éolien pour 2020 ne pourra être atteint qu’en 2034.


(http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/03/recul-important-des-raccordements-d-eoliennes-et-de-panneaux-photovoltaiques-en-2013_4376845_3244.html)

C’est majoritairement par la combustion de bois que l’objectif des 20% d’énergies renouvelables sera atteint. Un plan d’utilisation massif du bois (95% de la biomasse (1) ) comme source d’énergie renouvelable est donc prévu par Bruxelles.

Le Biomass Action Plan

Le « Biomass Action Plan »
(http://ec.europa.eu/agriculture/bioenergy/potential/index_en.htm) fixe les objectifs en matière de développement de la combustion de la biomasse. En 2003, la combustion de biomasse représentait 4% de la consommation européenne, ce qui représentait 69 millions de tonnes équivalent pétroles (TEP). En 2020, 13% de l’énergie produite devrait venir de la biomasse, ce qui représente 236 millions de TEP par an.

Or, selon l’ADEME, 95% des ressources de la biomasse viennent du bois.

En matière de combustion de bois, l’Allemagne fait figure d’exemple, puisqu’en 2009 elle a dépassé les 25 Mtep produits chaque année par la biomasse.

Le bois représente de loin la majeure partie de ses énergies dites renouvelables.

En Allemagne, l’éolien ne représente qu’1% (10% * 12%) de l’énergie primaire consommée, le bois représente 8 fois plus. Ce « modèle allemand » qui a guidé la politique énergétique européenne a été dicté au gouvernement français.

Le Grenelle-environnement

Avec zèle la France a décidé de surpasser les objectifs des 20% de l’UE, puisque le gouvernement se fixe l’objectif de 23% de sources renouvelables en 2020. (http://www.developpement-durable.gouv.fr/Politique-de-developpement-des,13554.html)

L’annexe 5 du Grenelle de l’Environnement ne cache pas que le bois est essentiellement l’énergie renouvelable du futur. « La biomasse est la première source d’énergie renouvelable en France » - « La valorisation énergétique de la biomasse doit permettre à la France de contribuer de manière significative à l’objectif que s’est fixé la France en matière de développement des énergies renouvelables, à savoir une augmentation de la production d’énergie renouvelable de 20 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) à l’horizon 2020 pour atteindre une part d’au moins 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie. »

Les objectifs du Grenelle-environnement, cités par le Syndicat des Energies Renouvelables (http://www.enr.fr/gene/main.php ?base=22) en matière d’énergies renouvelables pour 2020 sont les suivants.

La production électrique à partir de sources renouvelables s’élèvera à 12,6 Mtep en 2020. Etant donné que l’hydraulique produit déjà en 2006 5,2 Mtep, seuls 7,4 Mtep d’énergie électrique devraient être produits par des installations nouvelles en 2020 (ce qui est peu probable). La production de chaleur quant à elle par des sources renouvelables doit s’élever à 19,7 Mtep en 2020.

La biomasse produira 1,4 Mtep d’électrique (co-génération) et 16,4 Mtep de chaleur, soit au total 17,8 Mtep/an. Ainsi, si l’on excepte les barrages déjà construits en 2006, le bois produira 66% de l’énergie dite renouvelable en 2020. Effectivement, selon le « Biomass Action Plan, » la biomasse devra contribuer pour les 2/3 aux sources d’énergie renouvelable.

L’atteinte de l’objectif biomasse 2020 devrait représenter un investissement de l’ordre de 3 milliards d’euros (répartis sur 8 ans). (http://www.acofi.com/financement/images/actus/Biomasse%20energie-Vdef2.pdf

Cette transition énergétique vers la combustion de bois a pris deux formes : la multiplication des chauffages individuels au bois et la construction de centrales dites « biomasse ».

Le retour du chauffage au bois individuel

L’Etat incite les foyers à échanger leur chauffage électrique contre le chauffage au bois. Par le Fonds Chaleur, l’achat de chaudières à bois, et de poêles a été encouragé par le gouvernement français. Les ventes de chaudières à bois sont ainsi en pleine expansion. Selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, avec 35 000 chaudières supplémentaires vendues en 2006, le marché enregistre une croissance de +100 % environ. « Cette évolution est d’autant plus remarquable que les ventes stagnaient depuis près de 10 ans » ( http://www2.ademe.fr « Le bois, une énergie d’avenir). Parallèlement par le biais d’’incitations fiscales et de législation en matière thermique (label BBC, puis RT 2012), l’Etat a rendu difficile, voire interdit, l’installation de chauffage électrique dans les nouveaux logements. Certains parlent de la « fin du chauffage électrique » (20 minutes, 30/4/2008).

Or, en France, en 2006, selon l’ADEME, le chauffage représentait 72% de la consommation des résidences, lesquelles représentaient eux-mêmes 66% de la consommation électrique totale. Le chauffage électrique représente donc 48% de la consommation électrique totale. Autant dire, que le gouvernement réoriente le principal poste de l’utilisation de l’énergie électrique, produite majoritairement par le nucléaire, vers la combustion de bois.

La prolifération des centrales bio-masse

Mais la grande nouveauté réside dans la prolifération de centrales industrielles à bois appelées « centrales biomasse ». Il s’agit ni plus ni moins de chaufferies à bois, de puissance variée de 5 MW à 150 MW pour la France, qui fournissent essentiellement de la chaleur. L’objectif pour 2020 est de fournir 2 GW de puissance électrique, soit 1,5% des 128 GW installés en France en 2013. Cette puissance électrique est non négligeable, mais bien inférieure (3 fois plus faible pour les centrales à co-génération) à la quantité de chaleur fournie sous forme d’eau chaude aux diverses industries et réseaux urbains. A Rennes, à Angers, à Metz, à Roubaix et dans bien d’autres villes, quelques 20000 foyers par ville en moyenne seront reliés à l’eau chaude venant de la chaudière à bois.

En quelques années, 236 installations de ce type ont vu le jour en France.

Parallèlement, le parc de réseaux de chaleur s’est étendu de 200 km en moyenne par an. Les appels d’offre successifs du Comité de Régulation de l’Energie (CRE 1, CRE2, CRE 3, CRE 4, CRE 5), passés dans une indifférence médiatique partagée, ont permis la construction de centaines d’unités de production d’électricité mais surtout de chaleur à partir de biomasse. (http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/06__Biomasse_energie.pdf). En même temps le Fonds Chaleur a financé la construction d’unités de production de chaleur fonctionnant au bois, surtout pour l’industrie et l’agriculture (BCIAT) (voir cartes en annexe).

La centrale à bois de Metz

La très faible production électrique de ces installations permet de justifier le nom de « co-génération » et de masquer le fait qu’il s’agit ni plus ni moins que du retour du chauffage au bois à grande échelle.

L’éclatement du réseau énergétique en une multitude d’unités de production au bois « locales » permettra d’accélérer la privatisation de l’énergie à moindres frais. Autant la privatisation d’une centrale nucléaire est chose complexe et dangereuse, comme l’a montré l’exemple de Fukushima. Autant, fournir de l’eau chaude en brûlant du bois est à la portée de nombreux investisseurs (EON, UEM Usine Electrique Metz, Cofely, Dalkia). En particulier certains industriels privés bénéficieront de leur chaufferie privée financée par des subventions publiques. La centrale Kogeban de Nesle alimentera le complexe agro-alimentaire Ajinomoto Foods Europe, celle d’Estrée-Mons l’usine Bonduelle Europe Long Life, celle de Biganos l’usine Smurfit Kappa...

La conversion au bois de certaines unités permet également de « pérenniser » certaines centrales au charbon par le biais de la « co-incinération » (co-firing). Une centrale à charbon brûlant aussi du bois devenant ainsi « verte » par la même occasion, et permet d’échapper aux sanctions du Protocole de Kyoto. En 2011, en Angleterre, RWE un industriel allemand a converti la centrale Tilbury B pour la faire fonctionner exclusivement au bois. Dans la foulée, Drax a décidé de convertir trois de ses six chaudières au bois. En 2016, elles délivreront 12,5 Twh/an. Drax recevra 550 millions de livres par an de subventions pour la biomasse à partir de 2016. » (« Le bois, énergie du futur : la folie environnementale européenne » 6 avril 2013 | , The Economist)

L’allemand EON s’est appliqué à suivre cette méthode à Gardannes, en construisant une « méga-centrale-biomasse à co-incinération et à cogénération », dont l’implantation au cœur du Parc des Cêvennes a suscité de nombreuses manifestations de colère. (2)

Cette part d’énergie-bois, qui va plus que tripler en 15 ans, permettra à terme de se débarrasser d’un nombre croissant de centrales nucléaires et d’achever le dépècement du secteur de l’énergie, nationalisé en 1946, pour le vendre à des industriels privés. Il permet à terme la remise en place du grand programme du Service des Gazogènes mis en place en 1940.

Conséquences sociales et environnementales

– Une déforestation sans précédent

Comme 95% de la biomasse consommée est constituée de bois, comme 1 tonne de bois équivaut à 0,3215 TEP
( http://www.unece.org/forests/mis/energy/guide.html), et en prenant une densité du bois de 0,64 (bois dur feuillu sans humidité), les 236 Mtep que l’UE prévoit de produire à partir de la biomasse en 2020 correspondent à 1041 millions de m3 de bois.

Selon l’IGN, la forêt française représente 2,5 milliards de m3 de bois. Cela signifie que l’équivalent de 42% de la forêt française sera coupé chaque année pour produire l’énergie « verte » de l’Union Européenne.

Le « Biomass Action Plan » demande donc aux Etats de fournir un immense effort de mobilisation des forêts (« intensive wood mobilisation »).« Recent projections for 2030 quantify the sustainably realisable potential of wood for energy from EU forests as high as 675 million cubic meters (146 million toe) per year » [des forêts européennes devraient venir 675 millions de m3 de bois par an (146 Mtep)]. L’équivalent de 27% de la forêt française devrait être coupé chaque année en Europe pour produire de l’énergie. Les 15% restants, soit 366 millions de m3, seront importés des pays extérieurs à l’U.E.

La consommation de granulés de bois (une forme d’utilisation du bois-énergie) dans le monde et en Union Européenne

Les pays exportateurs tels que le Brésil, le Canada et même les Etats-Unis y voient une menace directe pour leurs forêts. La Commission Européenne n’ignore pas que la consommation de bois de l’UE est la principale cause de la déforestation dans le monde (3). Selon The Economist, « l’Europe a consommé 13 millions de tonnes de granulés de bois en 2012. Suivant la tendance, la demande européenne devrait augmenter à 25 millions en 2020. Les importations de granulés de bois ont augmenté de 50% en 2010. Selon le European Pellet Council, la demande devrait continuer à augmenter, venant principalement du Canada et d’Amérique du Sud. »

Evolution de la consommation de granulés de bois en Europe

Cette demande sur le bois entraîne par ailleurs une augmentation du prix du bois et entraîne dans la faillite nombreuses industries de l’ameublement et de fabrication de papier, alors que le bois-énergie devrait être un sous-produit qui ferait baisser les prix de fabrication.

- La pollution
Selon le centre scientifique Joint Research Center, financé par la Commission européenne, la combustion du bois a un bilan carbone neutre (carbon-neutral) (http://iet.jrc.ec.europa.eu/bf-ca/sites/bf-ca/files/files/documents/eur25354en_online-final.pdf), du fait que les arbres coupés repoussent par la suite. Cela leur permet de classer le bois dans les énergies renouvelables non polluantes. Toutefois, la combustion du bois produit quasiment les mêmes polluants que les énergies fossiles (particules fines, Ch4, N2O, SO x, NO x, et CO2...) dans des proportions différentes. Quant au CO2, la chimie moléculaire ignore les subtilités de la bio-énergie pour décrire une combustion (C+02 donne CO2).

Par ailleurs, par le mécanisme de la photosynthèse, les arbres absorbent du CO2. La déforestation massive entraînée par cette politique, aussi verte soit-elle, diminuera ce mécanisme. Ainsi, la quantité de CO2 produite sera augmentée à double titre. A cela il faut ajouter l’énergie dépensée dans la chaîne de fabrication et de transport du bois. Selon le mode d’exploitation de la forêt, la combustion de bois peut augmenter la production de CO2 de 79% par rapport à la combustion de charbon sur 20 ans (4) . Ainsi l’U.E classe parmi les énergies vertes une source qui peut s’avérer être plus polluante que le charbon.

Perspectives

La politique européenne en matière d’énergies renouvelables fait d’une pierre deux coups. Elle permet de remplacer une part de l’énergie produite par le nucléaire par des chaufferies au bois, vouées à appartenir à des investisseurs privés aux compétences techniques moindres et employant du personnel sans formation, précarisé et sous-payé. Le bois-énergie rendra donc possible la fermeture des centrales nucléaires comme celle de Fessenheim annoncée pour 2016.

Elle berne les électeurs en faisant croire à une énergie propre, alors qu’il s’agit d’une énergie doublement polluante. Et ce faisant, elle permet de légitimer la part des 80% d’énergie primaire restant, fondée principalement sur les énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole). Les soubassements de l’économie mondiale, avec leurs contradictions (guerres de prédation, réchauffement de la planète), n’ont dès lors plus besoin d’être remis en cause, le quota d’énergie « durable » ayant été atteint.

Le scandale du retour à la combustion du bois est néanmoins à distinguer de l’excellent principe de la cogénération. Les travaux entamés pour mettre en réseau les chauffages d’une agglomération pourrait être utilisé à l’avenir. Une fois déconnectés de ces centrales à bois, ils pourraient être reconnectés à des centrales nucléaires. Ainsi en URSS, la quasi-totalité des centrales étaient reliées à des réseaux de chaleur (Réseaux de chaleur et cogénération en URSS, Sokolov, 1992). Cela permettrait de tripler la puissance utile de nos centrales. Ce serait un moyen d’augmenter la part du nucléaire dans l’énergie finale, car celle-ci reste relativement faible (35%), en comparaison avec sa place dans la production électrique (79%).

Il serait possible d’augmenter considérablement cette part en :

1) en électrifiant tous les transports. Aujourd’hui, les véhicules privés, quand bien même fonctionneraient-ils avec 10% de bio-carburants, constituent une source énorme de pollution. Cela permettra enfin d’établir un bilan exhaustif de la consommation d’énergie d’un pays. Il n’y a en effet aucune raison de séparer la consommation des véhicules de la consommation d’énergie finale comme le fait la Commission Européenne.

2) poursuivant le mouvement de collectivisation des chauffages des villes, des industries, des serres agricoles et des fermes piscicoles. Ce réseau devrait être relié aux circuits de refroidissement des centrales nucléaires, comme le fait aujourd’hui la raffinerie de Loon-Plage avec Gravelines (450 Mtep économisé chaque année). Selon le CEA, il est aujourd’hui possible de faire circuler de l’eau chaude sur 100 km de distance avec moins de 2% de pertes d’énergie
(http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/29/et-si-on-testait-le-chauffage-nucleaire_3504725_3244.html). Par exemple la centrale nucléaire de Nogent située à 94 km de Paris pourrait fournir le chauffage d’une partie de la Région Parisienne. Le rendement des centrales nucléaires avoisinerait les 80%.

Nous produirions alors la totalité de notre énergie de façon réellement indépendante sans polluer l’atmosphère, et sans violer le Protocole de Kyoto, à la différence de la politique énergétique de Bruxelles, fondée sur la combustion des énergies fossiles et du bois.

Annexe : Implantations de centrales biomasse installées depuis 2008

CRE2 (2008) « 32 projets »

CRE 3 (2009)

CRE 4 (2011)

Notes

1) http://www.presse.ademe.fr/2012/02/energie-comment-mieux-mobiliser-nos-ressources-en-bois.html

2) http://www.marsactu.fr/environnement/volee-de-bois-vert-pour-la-centrale-de-gardanne-32829.html

3) The impact of EU consumption on deforestation :
http://ec.europa.eu/environment/forests/impact_deforestation.htm

4) Tim Searchinger (Princeton University), cité par The Economist

Mis en ligne 9 mars 2014


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