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Moscou dément l’existence d’un plan russo-américain de règlement en Syrie
Al Manar

jeudi 27 décembre 2012, par Comité Valmy


Le ministère russe des Affaires étrangères a démenti jeudi l’existence d’un plan russo-américain de règlement du conflit en Syrie, tel qu’évoqué dans des informations de presse.

"Il n’y a pas eu et il n’y a pas de tel plan, et il ne fait pas l’objet de discussions", a répondu le porte-parole du ministère, Alexandre Loukachevitch, interrogé sur l’existence d’un accord entre Russes et Américains sur la constitution d’un gouvernement de transition avec maintien de Bachar al-Assad jusqu’au terme de son mandat en 2014.

"Placer le départ d’un président élu en pierre angulaire de tout dialogue est une violation de tous les accords obtenus" à Genève, a-t-il ajouté.

"Si l’objectif est d’obtenir la tête du président, c’est la poursuite du bain de sang et une responsabilité colossale pour ceux qui poursuivent de tels buts", a-t-il souligné.

Selon des sources médiatiques, l’émissaire onusien aurait transmis au chef de l’Etat syrien un message américano-russe sur la formation d’un gouvernement d’union nationale qui dirigerait une période transitoire jusqu’aux élections présidentielles de 2014.

Selon certaines informations, les Américains souhaiteraient obtenir un engagement du président Assad qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat.

Mais les partisans d’Assad répondent à cette requête par la logique suivante : « Comment prétendre instaurer en Syrie un régime démocratique et interdire à un homme de se porter candidat ? Et si vous dites que le président Assad est rejeté par son peuple, pourquoi ne vous fiez-vous pas au verdict des urnes sous une surveillance arabe et internationale ? »

Ces mêmes milieux assurent que l’avenir de la Syrie ne se décide pas en dehors du pays et en dehors du champ de bataille, surtout que des signes de fatigue commencent à apparaitre chez les groupes armés dont les chefs reconnaissent subir de lourdes pertes et tomber souvent dans des pièges intelligents tendus par le régime.

A ceux qui affirment que la position de la Russie semble avoir changé, les mêmes sources assurent que c’est plutôt la position américaine qui recule, à l’instar de nombreux « amis du peuple syrien », qui ont réalisé que les promesses sur une chute imminente du régime syrien se sont avérées inexactes.

« Ceux qui veulent connaitre la vraie position de la Russie n’ont qu’à regarder vers la cote syrienne, où des navires de guerre russes arrivent périodiquement, les derniers en date étant trois bâtiments transportant des troupes spéciales », affirment ces sources.

Quoi qu’il en soi, la visite de Brahimi à Damas n’a pas apporté des réponses satisfaisantes à ceux qui espèrent une fin rapide de la crise. Mais elle a montré que la question syrienne reste en tête des priorités internationales.

Agences + Mediarama

27-12-2012


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