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POUR UNE CHARTE NATIONALE ET REPUBLICAINE
Comité Valmy

Bureau National du Comité Valmy. Février 2003.

lundi 10 décembre 2018, par Comité Valmy

Il ne semble pas inutile de remémorer cette analyse du Comité Valmy publiée le 7 février 2003 et qui n’a pas été pour l’essentiel, démentie par la vie... La nécessité de travailler de façon pluraliste à une réactualisation des grands thèmes, principes et objectifs du programme du Conseil National de la Résistance nous paraît plus pertinente encore qu’en 2003.
Cette perspective urgente à nos yeux, reste ouverte quant à la forme qu’elle pourrait prendre, après la constitution de l’Arc Républicain de Progrès en 2008.
Claude Beaulieu - avril 2013


La mondialisation, qui ne se limite pas au domaine économique, s’accompagne d’une disparition de tout débat politique et, tout en se couvrant du manteau très théorique de la démocratie, se débarrasse de toute souveraineté populaire. Elle favorise la progression d’un totalitarisme politique insidieux, rampant ou brutal, selon les circonstances ou les lieux, qui s’affirme d’abord dans la politique intérieure et extérieure de l’Empire américain. La façade démocratique de celui-ci se dégrade rapidement : installation de camps d’internement qui violent la légalité internationale, mesures liberticides, de contrôle, d’espionnage ou de manipulation politiques du peuple américain, qui ont suivi l’instrumentalisation des attentats du 11 septembre. Cette exploitation politique à des fins stratégiques et de guerre par G. W. Bush, des attentats et de l’émotion nationaliste qu’ils ont entraînée, est favorisée par des forces que Thierry de Montbrial a qualifiées dans "Le Monde" de "groupes influents et notamment… une alliance judéo-chrétienne intégriste actuellement fort puissante à Washington", qui prônent le choc des civilisations.

Avec G. W. Bush, des éléments parmi les plus extrémistes du personnel politique des Etats-Unis sont parvenus au pouvoir. Ces extrémistes vont poursuivre avec d’autres moyens, plus violents, une politique qui n’est pas nouvelle. Dans un ouvrage récent, "Devoir de vérité" (Editions du Cerf, 2002), le général Pierre-Marie Gallois cite une déclaration de James Paul Warburg, président de la Chase Manhattan Bank, devant le Sénat américain le 17 février 1953 :


"De gré ou de force, nous aurons un gouvernement mondial. Sera-ce par la conquête ou par consentement ? La supranationalité d’une élite intellectuelle et des banquiers internationaux est certainement préférable aux décisions nationales qui se pratiquent depuis un siècle".


En juin 1991, David Rockefeller reprenait à son compte cette affirmation qu’il complétait en affirmant que : "Le monde est préparé à marcher vers un gouvernement mondial". La marche forcée vers l’Europe supranationale et fédérale s’inscrit dans cette volonté de la finance américaine.

Plus sournois, ce totalitarisme favorisé par le règne provisoire de la pensée unique, s’insinue également, accompagné de bavardages sur les droits fondamentaux, dans le processus fédéraliste européen, bureaucratique et technocratique.

Ainsi que le démontre le soutien honteux apporté à la politique d’agression et de guerre de l’impérialisme américain contre l’Irak dans huit pays de l’Union européenne, la construction de celle-ci n’est pas une marche vers l’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis.

À propos des dirigeants de ces pays, Georges Sarre a parlé de "chevaux de Troie de la puissance américaine". Philippe de Villiers sur la même question, a souligné "l’impossibilité d’une politique étrangère européenne commune". Les peuples de ces huit pays sont massivement hostiles à la volonté de guerre de leurs gouvernements vassalisés.

Ignorer ainsi la volonté et la souveraineté populaires s’inscrit dans cette logique totalitaire que nous dénonçons. En fait, la déclaration des "huit" montre que la seule politique étrangère cohérente reste celle des Etats.

Les Etats manifestent d’ailleurs leurs identités propres au cours de la crise de restructuration que le monde subit depuis plus de deux décennies. Les rivalités et les contradictions inter-impérialistes demeurent. Elles sont diverses.

Ainsi l’Allemagne a-t-elle imposé l’éclatement et finalement la disparition de l’ancienne Yougoslavie. Les dirigeants allemands indiquent très clairement des ambitions internationales. Ils ne cachent plus leur volonté de dominer économiquement et politiquement l’Europe. Joschka Fischer, ministre des affaires étrangères, cité par Yvonne Bollmann ("Ce que veut L’Allemagne", Editions Bartillat), a écrit en 1995 :


"Est-ce que l’Allemagne va enfin obtenir ce que le monde lui a refusé au cours des deux dernières guerres mondiales, c’est-à-dire une sorte d’hégémonie douce sur l’Europe, résultat de son poids, de sa position géopolitique, de sa puissance industrielle ?".

À Nice, le 11 décembre 2000, l’Allemagne a imposé à la France du couple Chirac-Jospin, une augmentation de la représentation allemande au Parlement européen et une diminution de celle de la France. Il a été mis fin à la parité de la représentation des grandes puissances au profit de l’Allemagne.

L’Allemagne se présente comme porteuse d’un projet européen spécifique : L’Europe fédérale des Länder, transposition dans l’Europe de son propre système étatique qui, conjugué avec la maîtrise de l’Euro, Mark déguisé, lui donnerait des moyens institutionnels pour assurer son hégémonie. Cette vision de l’Allemagne est conforme à la volonté de domination qu’elle a démontré au fil des siècles.

Ce projet européen allemand ne saurait être le nôtre. Il est frontalement en contradiction avec notre Souveraineté populaire et nationale, avec la République.

Pourtant, dans le même temps, depuis trois décennies la France officielle ne résiste pas à la construction méthodique de l’hégémonie allemande sur l’Europe. Elle se borne à s’aligner sur la politique allemande au mépris de la spécificité française, c’est-à-dire du caractère républicain de son Etat. Pendant toute cette période, les gouvernements successifs ont pratiqué une politique d’abandon national et ont entrepris la déconstruction de la République.

Ces gouvernements de trahison portent l’essentiel de la responsabilité historique de la situation actuelle, qui est génératrice de graves dangers.

Il est possible de combattre les dynamiques de domination qui se manifestent, qu’elles soient germaniques ou anglo-saxonnes. Encore faut-il savoir affirmer ce que nous sommes sur le plan philosophique, culturel et politique. En France, réaffirmer et refonder la République, c’est avant tout refuser l’Europe fédérale des régions.

L’indépendance nationale doit être reconquise. Les peuples et les nations libérés pourront ensuite décider souverainement comment développer une autre Europe, celle des nations, et élaborer une politique équitable de coopération, d’alliance et de solidarité, ouverte vers les pays du Sud.

Jusqu’ici, la politique de refus de la guerre américaine contre l’Irak, impulsée par les diplomaties de la France et de l’Allemagne, est manifestement positive. Dans le contexte actuel, cette convergence démontre que dans l’Europe réelle, les alliances entre Etats ayant des objectifs communs demeurent bien plus pertinentes, fondées et efficaces que la recherche dogmatique d’une illusoire politique étrangère européenne commune.

En France, ce totalitarisme anti-républicain progresse à grands pas, de moins en moins masqué par une démagogie qui se réfère notamment aux droits de l’homme, à la modernité ou aux exigences unilatérales et à géométrie variable d’une prétendue "communauté internationale" (lire "Un totalitarisme tranquille" d’André Bellon et Anne-Cécile Robert, Editions Syllepse).

Ce totalitarisme s’appuie sur une véritable pédagogie du renoncement, développée en particulier autour du thème mensonger de la fatalité de la logique de Maastricht. Il est accompagné par une pression idéologique permanente, le règne de la pensée unique et tout un système de manipulations politico-médiatiques. L’élection présidentielle a marqué à la fois le rejet de ces pressions par le peuple français et, dans le même temps, la volonté des dirigeants d’ignorer le message.

Cette volonté de passer outre la volonté et la souveraineté populaire est marquée, dans l’actualité, par les nouvelles manipulations des modes de scrutin par Chirac et Raffarin. Il s’agit pour eux de pérenniser la bipolarisation maastrichtienne et artificielle favorisant l’UMP et le PS dont l’élection présidentielle a prouvé qu’ils étaient minoritaires (à eux deux, J. Chirac et L. Jospin n’ont recueilli qu’environ 25% des électeurs inscrits). Ce refus manifeste d’une démocratie authentique est une nouvelle illustration de cette dérive totalitaire.

Par la guerre, par les pressions politiques, économiques, culturelles, idéologiques…, l’impérialisme américain entend ouvertement étendre toujours davantage sa domination sur les peuples et les nations. "Nous devons diriger le monde" affirme George W. Bush qui prévient : "Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous"…

Lorsqu’ils annoncent s’engager dans un processus de guerre préventive de longue durée dont "notre génération ne verra pas la fin", en enrôlant de gré ou de force des gouvernements inféodés à leur croisade tout en s’ingérant dans la politique de tous les Etats, les dirigeants des USA deviennent objectivement une menace potentielle pour l’ensemble des peuples du monde.

A rebours de ce qu’avait envisagé Che Guevara, tout indique que ce sont les chefs de l’empire américain eux-mêmes qui vont prendre la responsabilité historique de créer les nombreux "Vietnam" dont il eut la prémonition. Les peuples du monde et d’abord le peuple irakien, qui a déjà payé de plus d’un million de morts la politique d’agression et de guerre des gouvernements américains successifs et de leurs alliés, vont inévitablement souffrir profondément de cette barbarie US fanatique, qui dispose de moyens technologiques et militaires jusqu’ici inégalés.

Cependant, l’Histoire montre que les peuples vont résister, chercher à s’unir et à constituer à l’échelle de la planète un vaste front anti-impérialiste, antimondialisation et contre la politique américaine de guerre préventive généralisée.

À plus ou moins long terme, il est prévisible que les conflits d’intérêts entre Etats ou Nations et la politique volontariste de domination de l’Empire américain vont se développer et s’affirmer. Des Etats ou Nations tels que la Chine, la Russie, le Brésil, le Japon, la France, l’Allemagne etc.…seront, s’ils ne veulent pas être totalement vassalisés, amenés à pratiquer une politique conforme à leurs propres intérêts géopolitiques. Cela confortera la lutte des peuples.

Ce front uni des peuples apparaît également comme une perspective souhaitable pour remettre en cause la construction d’une Europe fédérale des régions, dans laquelle l’Allemagne travaille à supplanter l’hégémonie américaine. Les peuples d’Europe, dont les intérêts nationaux convergent, devront apprendre à nouveau à conjuguer leurs luttes et à utiliser à leur profit les contradictions inter-impérialistes.

Depuis Jean Monnet, l’Europe supranationale est censée assurer la paix sur notre continent. En réalité cette Europe conduit à la guerre. Elle porte en elle des affrontements interethniques et communautaristes.

Il n’est pas exclu qu’elle nous amène en France au chaos et à la violence si la démocratie continue à être bafouée. Avec une politique étrangère indépendante, déterminée souverainement en fonction de ses seuls intérêts politiques ou géostratégiques, la France ne se serait pas laissée entraîner à participer, sur injonction allemande, au démembrement de la Yougoslavie. Une France libre n’aurait pas participé à la diabolisation des Serbes et à la guerre d’agression contre ce peuple. Elle n’aurait pas participé à la première phase de la guerre du Golfe, voulue par George Bush père, dont le gouvernement avait incité Saddam Hussein à envahir le Koweit pour se donner un prétexte à une intervention conforme uniquement à ses objectifs géostratégiques.

Dans notre pays, le front uni républicain et patriotique, ce rassemblement populaire pour la reconquête de l’indépendance, de la souveraineté et pour la République que préconise le Comité Valmy, s’inscrit naturellement dans cette démarche anti-impérialiste et antimondialisation des peuples du monde.

Cette question de la nécessité primordiale d’unir le peuple de France autour de la survie de la Nation et de la République est devenue centrale. De la capacité de notre peuple à réaliser cet objectif dépend l’indispensable reprise en main de son droit inaliénable à disposer de lui-même et à maîtriser son destin.

Affirmer que le clivage gauche-droite est actuellement secondaire ne signifie nullement sa disparition ou l’extinction de la lutte de classe. Celle-ci a pris une fois encore un caractère national. Dans notre société, il y a toujours des conservateurs et des progressistes, des réactionnaires, des réformistes, des révolutionnaires même. Mais il y a surtout deux camps qui vont s’affronter de plus en plus durement :

- Le camp des maastrichtiens d’une part, qui de droite ou de gauche, estiment que la Nation est dépassée. Pour construire l’Europe fédérale des régions qu’ils souhaitent, ils mettent en cause maintenant non seulement l’existence de la Nation mais aussi celle de la République, de son unité et de ses principes. Leur politique, intrinsèquement néo-libérale est liée à la mondialisation et à l’atlantisme.

- Celui des républicains et des patriotes, d’autre part. Ils se recrutent eux aussi dans les sensibilités de droite ou de gauche. Ils considèrent au contraire que, pour longtemps encore, non seulement la Nation n’est pas historiquement dépassée mais qu’elle constitue le seul cadre réel permettant l’expression de la citoyenneté, de la démocratie et de la souveraineté populaire. Rejetant le carcan ultra-libéral et atlantiste de cette Europe ils seraient libres d’élaborer une politique de progrès social et de paix.

La souveraineté s’exprime au travers de la question républicaine mise en cause à toutes les étapes de l’actuelle construction européenne et, en particulier, par les traités de Maastricht, d’Amsterdam, etc.…

La contradiction principale aujourd’hui, la ligne de fracture, se situe donc essentiellement et de manière inconciliable entre les républicains attachés à la souveraineté populaire et nationale d’une part, et fédéralistes maastrichtiens de l’autre. Elle traverse la gauche et la droite, comme au temps de Vichy. D’ailleurs nous pouvons dire, comme cela nous a été confié lors d’une rencontre par Michel Charasse, ancien ministre socialiste de François Mitterrand, que "nous sommes en plein vichysme".

La droite et la gauche maastrichtiennes se partagent le pouvoir depuis des décennies et y mènent des politiques rendues identiques par leur commune acceptation du néolibéralisme et du carcan de Maastricht.

La lettre, qu’André Bellon, Alexandre Dorna et Claude Beaulieu notamment, ont adressée à Jean-Pierre Chevènement le 13 septembre 2002, réaffirme nettement notre conviction de la nécessité stratégique "de rompre de façon claire et définitive avec la gauche fédéraliste"… En tant que patriotes républicains venus de la gauche ou de la droite, nous ne pensons pas que l’abandon de la ligne politique ébauchée par JPC dans son discours de Vincennes, corresponde à la situation concrète et aux impératifs de l’actuelle période historique. La transformation du Pôle Républicain en Mouvement Républicain Citoyen et l’"ancrage" à gauche de celui-ci risquent d’être fondamentalement anachroniques. Ce retour en arrière nous semble devoir déboucher inévitablement sur de nouvelles alliances électorales avec un Parti Socialiste qui demeurerait hégémonique, social-démocrate et surtout dogmatiquement maastrichtien, et donc, toujours porteur d’une politique néo-libérale de trahison nationale et de déconstruction de la République.

De même, nous estimons que pour être véritablement efficaces, les anti-maastrichtiens issus de la droite républicaine devraient eux aussi se donner les moyens de rompre, dans les meilleurs délais possibles, avec la droite fédéraliste dominée par l’UMP et dans laquelle ils ne demeurent également, que pour des raisons essentiellement électoralistes.

Les démarches de Nicolas Dupont-Aignan et de ses amis à droite, qui pensent influencer de manière gaulliste l’UMP de l’intérieur, ou de ceux qui, issus de l’ancien Pôle Républicain, affirment vouloir refonder la gauche (ce qui impliquerait logiquement l’espoir de ramener les dirigeants socialistes à la Nation et à la République), sont symétriques. Elles sont porteuses de graves illusions. Ce genre d’illusions qui a conduit à la démobilisation populaire, à l’abstention et au vote en faveur de l’extrême droite, a favorisé la politique antinationale et antirépublicaine des euro-intégristes totalitaires de gauche comme de droite.

Cette politique a déjà été expérimentée, sa redoutable inefficacité et son caractère délétère démontrés. Charles Pasqua, Jean-Pierre Chevènement, leurs organisations et ceux qui les soutenaient, ont déjà essayé sans succès ce combat illusoire de l’intérieur. Le totalitarisme maastrichtien est dogmatique.

Ses thuriféraires, grâce à une démocratie de type "Canada dry", accaparent le pouvoir depuis des décennies. Ils ne veulent rien entendre des analyses, des critiques et des propositions de ceux qui défendent la Souveraineté populaire, l’unité, les principes de la République et l’indépendance nationale.

Ils ne veulent rien voir du rejet qui monte dans le Peuple. Jacques Chirac, monsieur 13 % des inscrits du premier tour, se comporte comme si sa politique européenne avait l’aval de 82% des électeurs. Raffarin entend aller plus loin et plus vite dans la déconstruction de la République, sous un prétexte-alibi de décentralisation, que Jospin avec les accords de Matignon. Les fédéralistes de droite comme de gauche imposent à marche forcée une fuite en avant dans la voie de la supranationalité. Un de leur porte-parole qui, fait rarissime, ne cache pas ses objectifs, nous dit que "l’idée très française de souveraineté nationale doit évoluer".

Un sondage récent, publié par l’hebdomadaire Marianne, confirme qu’une majorité de Français est sceptique ou hostile à ce type de "construction européenne". La prise de conscience populaire progresse lentement mais régulièrement. Mais elle se heurte à une véritable course contre la montre antidémocratique et forcenée. Les fanatiques de l’abandon national et de l’éclatement de la République entendent rendre les choses irréversibles avant que le peuple ne puisse se libérer de la pensée unique distillée avec méthode par des médias domestiqués.

Hier, Chirac et Jospin, ces clones maastrichtiens du "pareil au même", ont refusé – ce qui représentait un abus de pouvoir manifeste – que le peuple français puisse se prononcer par référendum sur l’Euro et sur l’abandon de sa souveraineté monétaire. La crainte du peuple et de sa décision demeure. Elle est une donnée constante de la méthode de la "construction" européenne maastrichtienne qui se fait effectivement sans les peuples et même contre les peuples. Aujourd’hui c’est à propos de la pseudo décentralisation, contraire à l’unité de la République, que les partisans de l’Europe fédérale des régions refusent de consulter les Français. En empêchant l’émergence électorale de nouvelles forces politiques.

Le choix du Président de la République de refuser la logique américaine de guerre contre le peuple irakien peut-il déboucher sur l’espoir d’une réaffirmation de la Souveraineté nationale, en matière de politique étrangère ? Avec l’ensemble des forces républicaines et souverainistes, nous le souhaitons tout en sachant qu’une dynamique dans cette direction est loin d’être acquise. Si cette hypothèse se vérifiait et s’il ne s’agit pas d’un nouveau renforcement de l’hégémonie allemande sur l’Europe, cela ouvrirait des perspectives nouvelles considérables pour la lutte de notre peuple. La donne politique en serait modifiée…

Il est aujourd’hui nécessaire de construire un front républicain et patriotique. C’est ce que le Comité Valmy propose à travers le mot d’ordre d’Union du Peuple de France qu’il a fait sien. Pour progresser dans cette perspective, nous pensons que l’élaboration pluraliste d’une Charte Nationale Républicaine est à l’ordre du jour. Cette idée émise, il y a quelques années, par Max Gallo, nous semble plus actuelle que jamais et permettrait de définir un consensus et une politique alternative crédibles, acceptables par les diverses sensibilités de l’arc républicain dont elle aiderait le rassemblement autour d’objectifs définis en commun.

Cette Charte sera élaborée dans l’esprit républicain, patriotique et social, du programme du Conseil National de la Résistance.
Notre comité considère que le peuple de France est confronté en effet, dans la situation actuelle, à la nécessité de réaliser un véritable compromis historique basé sur la volonté commune de toutes les sensibilités de l’arc républicain de rétablir la souveraineté populaire et nationale, de refonder la République, reconstruire le service public et de promouvoir le progrès social. Ces objectifs correspondent à l’intérêt objectif de l’immense majorité des citoyens de notre pays et peuvent conduire à un vaste mouvement populaire majoritaire.

C’est dans ce cadre que le Comité Valmy appelle dès aujourd’hui à des Assises de la République, lieu de rassemblement et de débat, destiné à unir toutes les composantes de l’arc républicain dans le but de reconquérir la Souveraineté populaire et nationale autour de l’intérêt public et du progrès social.

Le Bureau National du Comité Valmy. Février 2003.


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