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M’PEP : ET SI LES EDUCATEURS DU PEUPLE SE METTAIENT A SON ECOUTE ? Par Claude Beaulieu, président du Comité Valmy

vendredi 22 mai 2009, par Comité Valmy


Ce matin, France Inter aurait annoncé pour les élections européennes du 7juin, un taux de participation estimé en Pologne de l’ordre de 14 pour cent. Les animateurs du M’PEP nous disent doctement : « Abstention piége à cons » Selon leur critère méprisant, si le taux d’abstention était bien une sorte d’échelle permettant de mesurer la « connerie populaire », le peuple polonais qui évolue comme un poisson dans l’eau de la marée montante du refus de l’euro-dictature supranationale, serait bien atteint. Que va faire le M’PEP ? Crier leur mépris sur le thème de « mort aux cons » ? Envoyer en Pologne des brigades d’éducateurs du peuple, puisqu’on le sait, l’éducation populaire est sa spécialité affirmée ?

En France, nous ne sommes pas les seuls à observer et à souligner au fil des différentes élections européennes et présidentielles que la prise de conscience populaire progresse régulièrement quant au caractère intrinsèquement pervers et irréformable de l’Union Européenne fédérale, antisociale et atlantiste. Entre autres, cela se traduit en premier lieu, par le refus pour plusieurs millions de Républicains progressistes de continuer à voter pour un candidat fédéraliste fut-il présenté comme candidat de l’union de la « gauche ». Que les candidats sociaux démocrates euro-atlantistes ne puissent plus gagner une élection présidentielle n’est pas plus un effet du hasard que de la stupidité du peuple. La droite et la fausse gauche ayant un programme commun maastrichtien, elles co-décident et votent ensemble l’application des politiques décidées à Bruxelles, Berlin ou Washington. La deuxième manifestation de la prise de conscience populaire des méfaits consubstantiels à l’Europe de la finance mondialisée, est la progression régulière des abstentions en France et en Europe, lors des élections européennes. La nature de celles-ci véritables simulacres destinés à ne rien changer sur le fond, à servir d’alibis démocratiques et d’apparence de légitimité, devient de plus en plus évidente.

Jusqu’ici, afin d’éviter de cristalliser des contradictions avec les militants du M’PEP que nous considérons clairement dans une perspective d’alliance, nous avons évité de répondre aux incantations agressives et peu cohérentes de Jacques Nikonoff. Nous l’avons, au cours de ces dernières années rencontré quelquefois pour des discussions amicales. Au fil du temps nos analyses de l’UE, de son caractère non amendable et la nécessité de s’en libérer semblaient devenues très proches. Nous souhaitons et nous l’avons dit, que le Comité Valmy et le M’PEP parviennent à travailler ensemble. Cela n’a jusqu’à maintenant pas été possible. Il y à environ deux ans le M’PEP à lancé un mot d’ordre dont la substance était : « Donnons à l’Europe sur un an la possibilité de se réformer …Si ce n’est pas possible quittons-la ! …

Aujourd’hui les responsables du M’PEP ont essayé, comme Jean-Pierre Chevènement et d’autres, de faire prendre en compte par JL Mélenchon, le PG et la direction du PCF, la question de la souveraineté populaire et nationale dans la ligne politique du Front de Gauche. Ils ont été éconduits, ce qui est très grave et significatif. Jean Pierre Chevènement a conclu de cette péripétie prévisible, sa décision d’appeler au vote blanc. Quelle est la cohérence de la démarche du M’PEP qui appelle à voter contre ses convictions nationales pour une nation européenne mythique et manipulatrice ?

Claude Beaulieu président du Comité Valmy Paris le 22 mai 2009

9 Messages de forum

  • Jusqu’à présent, nous n’arrivions pas à présenter des candidats un tant soit peu crédibles. Maintenant nous en arriverions à ne plus voter. Ne serait-ce pas ce qui s’appelle sortir de l’Histoire ?

    Etienne Tarride

    • Cher Etienne Tarride,

      Il s’agit, dans cette élection européenne d’une vaste manipulation médiatique et politique des peuples d’Europe et tout particulièrement du peuple de France. Depuis des décennies cette Europe est faite à marche forcée contre les souverainetés populaires et nationales, au profit de la finance mondialisée et de l’atlantisme.

      Malheureusement aucun des deux candidats qui pouvaient nous intéresser ne veulent sortir du guêpier fédéraliste.

      Mélanchon qui se prononce toujours depuis Maastricht pour une nation européenne et une souveraineté à l’échelle de l’Europe, n’a pas eu l’envergure politique lui permettant de comprendre qu’en réalité, les nations ne sont pas dépassées. Comme jospin il semble vouloir rester enraciné dans la vision dogmatique antinationale acquise chez les trotskystes.

      Comme le préconise JPC, il reste possible d’utiliser le vote blanc si l’on souhaite exprimer un vote, sans se laisser prendre aux arguties d’illusoires candidats qui seraient les "moins pires".

      Personnellement, je m’abstiendrai de manière militante. Cela ne sera en aucun cas un renoncement au droit de vote et exprimera une manifestation de lutte pour un retour à la démocratie détruite en réalités, par les européistes de droite comme de gauche. Amicalement,

      Claude Beaulieu

      • Cher Claude Beaulieu

        Je crois sincèrement que vous ne prenez pas encompte le formidable danger que Sarkozy et son équipe reptésente. Ces gens ont une idée, l’argent est la mesure de toute chose, et une perspective, l’avenir appartient aux empires parceque les empires sont capables de mettre en batterie une puissance financière irresistible.Le pouvoir en France est pour ces gens là une étape Nicolas Sarkozy est en partie leur jouet puisqu’il est fasciné par l’idée qu’il peut être un jour l’homme qui parlera d’égal à égal avec Obama, Poutine, et Cheng, ou ceux qui les auront remplacés. Pour celà, il lui faut une Europe dépassant les nations. Vous sous-estimez ce danger, et donc, vous vous attachez trop à des prises de position sans grande importance de tel ou tel leader. Dejà, en 2007 certains d’entre nous ont commis cette erreur en s’abstenant au 2 ème tour à cause de détails comme la bravitude ou la rapidité de la justice en Chine. Nous avons des maitres tacticiens en face de nous. Pour l’amour du ciel arrêtons de leur faciliter la tâche par ce que nous croyons être une inflexibilité et qui n’est que bagarres de cour de récréation.

        E.T.

    • Ces élections n’ont qu’un enjeu national car ils savent tous trés bien que l’UE est inamendable... JLM tente un coup en solo qui le prépare à la présidentielle de 2012, NDA est certainement la flanc-garde de NS et P2V est assuré d’un poste de ministre lors du prochain remaniement...

      L’abstention, en tant qu’acte politique, peut permettre de rapprocher la mouvance patriotique des 2 rives qui place la reconquête de la souveraineté populaire et nationale comme une impérieuse nécessité ! C’est pas gagné mais c’est maintenant un trait d’union trés fort... (historique ?)

      Cordialement

  • Cher Claude,

    Nikonoff a décidé d’appliquer tout simplement le proverbe"Il n’ ya que les imbéciles qui ne changent pas d’avis)

    J’ai relevé dans mon "Bistro ..Foirum" http://sanseprendrelechou.forumactif.com/index.htm

    (pardon pour la pub..) ’"intelligence objective "du personnage qui déclarait dans une radio ceci..il ya juste un an : ! extrait) http://dsedh.free.fr/transcriptions/Nikonoff201.htm

    EMISSION DU 17 JUIN 2008

    Sortir de l’Union Européenne ?

    Avec Jacques Nikonoff, porte-parole du M’PEP, Mouvement Politique d’Education Populaire, www.m-pep.org

    ... Fourier : Et sortir de ce système par quel moyen ?

    Jacques Nikonoff : Tout simplement en activant le droit de retrait qui figure dans le projet de traité de Lisbonne. Tout traité international peut être réversible, c’est évident. Quand on passe un accord avec d’autres pays, on peut changer d’opinion, ou la situation peut évoluer, et on peut donc se retirer de cet accord international. Pascale Fourier : Certains vous diraient : « Oui, peut-être que l’Europe n’est pas actuellement idyllique, mais elle le sera plus tard. Il faut continuer la construction européenne. ».

    Jacques Nikonoff :Oui, c’est assez habituel. Ça, c’est valable pour l’Union Européenne, c’est valable dans chaque pays, où on nous dit depuis des décennies : "Il faut se serrer la ceinture, et ça ira mieux demain". Il n’y a rien de neuf. Sauf que ça fait quand même plusieurs décennies que les mêmes politiques sont appliquées, que les mêmes promesses sont faites. Et on voit qu’à l’échelle européenne, non seulement sur le plan social il n’y a aucune amélioration mais que la situation est pire, et que l’Union Européenne sert finalement les grandes sociétés capitalistes à développer leurs marchés et à museler les salariés. La réalité est là. Donc, non seulement ce n’est pas la paix, mais c’est la guerre. Et c’est la destruction systématique des systèmes de protection sociale. Alors on ne voit pas, évidemment, en 20 ans, depuis l’Acte Unique principalement, qui a été un tournant important... Les promesses, eh bien les gens n’y croient plus, et ils ont parfaitement raison. Ç’est la carotte pour faire avancer l’âne.

    Pascale Fourier : Vous récusez donc cette instance supranationale et vous voulez revenir aux nations ?

    Jacques Nikonoff : Bien entendu. C’est le seul endroit où l’on peut encore avoir une activité démocratique. L’union européenne a été faite précisément pour ôter au peuple la possibilité de peser sur les décisions. On le voit bien avec ces manœuvres qui se sont organisées aujourd’hui pour remettre en cause le référendum irlandais.

    Pascale Fourier : Et pratiquement, on fait comment pour sortir ?

    Jacques Nikonoff : Je l’ai dit tout à l’heure, il suffit de faire un référendum, on vote non, et puis voilà, on est sorti. Terminé !

    Pascale Fourier : Oui, mais il faut quand même rassembler les forces politiques qui proposent cela...

    Jacques Nikonoff : Il faut qu’une majorité de gens, de citoyens, d’électeurs, soient d’accord pour voter Non. Mais encore faut-il qu’un référendum soit organisé sur la question. Et pour qu’un référendum soit organisé sur la question, il faut un rapport de forces extrêmement puissant, imposant aux forces politiques françaises son organisation. On voit mal la droite actuelle dans sa configuration organiser un tel référendum. On ne voit pas non plus la gauche d’ailleurs, dans sa configuration actuelle. Ce qui veut dire que, dans les années qui viennent, il faut favoriser les courants d’opinions politiques, les partis politiques qui vont défendre ce point de vue. Ça n’est pas la majorité du PS, ce n’est pas le PC qui est dans une confusion intellectuelle totale, comme la LCR d’ailleurs, il faut donc que d’autres forces politiques émergent, ou que les forces politiques qui pourraient porter ce point de vue au sein du PC et au sein du PS, s’émancipent, disent des choses plus claires, et s’organisent.

    , ou qu’il faut un nouveau traité comme le propose le Parti Communiste, on est dans la confusion totale

    parce qu’un nouveau traité, ça veut dire que l’on remet dans les mains de gouvernements réactionnaires la possibilité de construire l’Union Européenne. Ce n’est pas raisonnable, ce n’est pas sérieux. Ce n’est pas comme ça que les gens vont comprendre. Alors il faut qu’il y ait un débat qui soit mené sur des bases radicalement nouvelles, sortir de l’Europe, de manière positive, c’est-à-dire pour faire avancer la coopération, combattre le libre-échange, développer la coopération internationale, toutes choses que l’Europe actuelle combat.

    Jacques Nikonoff : L’Union Européenne a été bâtie pour le libre-échange, elle n’a aucun sens en dehors du libre-échange, elle est faite pour ça. Donc, elle ne peut pas fonctionner autrement : ce ne serait plus l’Union Européenne, mais autre chose. . Donc on ne peut pas séparer ce mode de construction européenne du libre-échange. On ne peut pas amender. On ne peut pas transformer de l’intérieur ce système totalement pourri.

    Pascale Fourier : Est ce que déjà le M’PEP a pris des liens avec d’autres organisations pour aller dans cette direction-là ?

    Jacques Nikonoff : Il n’y a aucune organisation qui veut aller dans cette direction. Donc le problème ne se pose pas comme cela. Il se pose en terme de bataille idéologique et non pas de bataille institutionnelle. Pour l’instant il n’y a pas de courant d’opinion organisé sur ces idées. Le problème est de le bâtir, et donc, quand il y aura ce débat d’idées, quand il y aura ces idées qui seront diffusées, que certaines organisations s’en empareront, des contacts pourront être pris pour aller un peu plus loin. Mais ce n’est pas le cas à l’heure actuelle

    Sacré Nik’.. Ephémère dirigeant national du PC atteint d’économisme aigÛe , Président parait il autocrate d’ATTAC ,ou aujourd’hui en se reniant,... il faut qu’il "existe".. Il paraitrait que même Wurtz l’a trouvé un brin "génant" comme compagnon..de déroute !

    Cordialement

    Alain Chancogne

  • Question peut-être stupide ; pourquoi ne pas se rendre aux urnes et placer dans l’enveloppe tous, je dis bien tous, les bulletins déchirés ?

    Pour moi, ça voudrait dire, Oui, je suis concerné, Non, je ne veux pas de votre Europe de merde !

    Ce sera si facile en cas d’abstention massive et de beau temps de dire que ces "cons" d’électeurs de la France-d’en-bas sont si ignares qu’ils ont préféré aller à la pêche !

    Vive la république ! A bas la dictature de la finance !

    Un citoyen "lambda" de plus en plus révolté.

    • Question peut-être stupide ; pourquoi ne pas se rendre aux urnes et placer dans l’enveloppe tous, je dis bien tous, les bulletins déchirés ?

      Cher Ami.. Parce que tout simplement le SEUL critère d’appréciation du REFUS de participer à cette pseudo démocratie se mesurera au TAUX d’ABSTENTION.. tant en France que dans les autres pays !

      Ce sera si facile en cas d’abstention massive et de beau temps de dire que ces "cons" d’électeurs de la France-d’en-bas sont si ignares qu’ils ont préféré aller à la pêche

      Vous savez, dès lors qu’on ne vote pas comme le préconisent les soi disantes élites, on est des "cons de Franchouillards ignares !"..Hommage du VICE à la Vertu

      Vous vous souvenez de nos NON de Maasstricht qui faisaient rugir de rage les "grosses têtes" de la Télé , de la Droite et du PS ou Mélanchon se déchainait contre les"cocos".. ? Vous vous souvenez du NON victorieux de 2005..qui "leur" faisait dire qu’"on" était incapable de comprendre de quel type de scrutin il s’agissait ? Moi , voyez vous, que les Européistes me traitent de ce qu’ils veulent, franchement je m’en fous ! Je vais plus loin : la tronche des invités sur les plateaux de TV le 7 juin ;;ce sera assez rigolo à suivre....

      J’arroserai ça !

      un doigt de whisky, trois doigts d’eau plate pour fêter... ce DOIGT... d’HONNEUR aux casseurs de l’ identité nationale que FERRAT, avec raison, appelle "MA FRANCE" : tant elle n’est pas celle du CAC 40, des Sarko , des Aubry, et autres ralliés pitoyables à cette "Europe du Capital"

      Cordialement

      AC

  • Les Etats-Unis sont les propriétaires de l’Europe.

    Les Etats-Unis sont la métropole, l’Europe n’est qu’une de leurs nombreuses colonies.

    Le vice-président américain Joe Biden est donc en train de faire la tournée de ses colonies européennes.

    Joe Biden fait le tour du propriétaire, en compagnie d’un de ses laquais, Javier Solana.

    Lisez cet article :

    Biden promet aux Balkans le soutien américain pour intégrer l’Europe.

    SARAJEVO - Le vice-président américain Joe Biden a promis mardi 19 mai aux pays des Balkans le soutien de Washington dans leurs démarches de rapprochement de l’Union européenne, dans un discours à Sarajevo devant le parlement central bosniaque.

    "La porte est ouverte pour les pays de cette région, pour la première fois dans l’histoire, pour qu’ils deviennent partie intégrante d’une Europe libre. Les Etats-Unis vont vous aider à franchir cette porte", a déclaré M. Biden. Le diplomate en chef de l’Union européenne, Javier Solana, était présent dans la salle.

    M. Solana a rejoint M. Biden pour son séjour à Sarajevo, avec pour objectif de délivrer un message commun de Bruxelles et Washington en faveur des réformes à adopter par la Bosnie en vue de son rapprochement de l’Otan et de l’Union européenne.

    Le numéro deux américain a encore assuré de l’"engagement renouvelé" de l’administration du président Barak Obama "en faveur de l’Europe". "Nous sommes de retour, et nous allons y rester", a-t-il affirmé.

    Voir en ligne : http://www.romandie.com/infos/news2...

  • Pour votre information

    25 mai 2009 08:02
    www.sauvonslastatistiquepublique.org

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