COMITE VALMY

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Les communistes et la question nationale
Pour un rassemblement anti-oligarchique et républicain de libération nationale
Rappel de quelques écrits utiles,

dimanche 19 février 2017, par Comité Valmy

Ont été ajoutés à ce document de juillet 2012, l’appel de Jacques Duclos pour un "PUISSANT FRONT NATIONAL UNI" d’octobre 1952, ainsi que deux textes concernant Maurice Thorez et soulignant que le patriotisme des communistes n’est pas en contradiction avec leur internationalisme. Il semble donc pertinent de rappeler ce document qui pourra encore être enrichi à l’avenir. CB


Les communistes et la question nationale

Rien n’est plus précieux que l’indépendance et la liberté - Ho Chi Minh

En cet été 2012, de nombreux communistes membres du PCF et souvent, à l’extérieur de celui-ci, sont mobilisés de différentes manières afin de contribuer à une réflexion collective sur l’avenir de notre pays et la nécessité pour la France de bénéficier à nouveau - au service de son peuple - de l’existence d’un authentique parti communiste.

Celui-ci devrait être capable de percevoir qu’aujourd’hui la lutte de classe a pris un caractère national. Cela signifie que si la contradiction principale oppose toujours la classe ouvrière de notre pays à sa bourgoisie pour l’essentiel devenue apatride, elle l’oppose en même temps et en premier lieu, à l’oligarchie financière mondialisée qui opprime de manière quasi coloniale notre peuple, à travers l’euro dictature atlantiste, occidentaliste sous hégémonie germano-américaine.

La direction actuelle du PCF, ayant perdu ses racines, a malheureusement abandonné ce que Georges Marchais qualifiait encore de " patriotisme intransigeant qui nous anime, l’autre face de notre internationalisme." Refusant de percevoir qu’aujourd’hui en France ainsi que dans de nombreux pays au monde, la question sociale et la question nationale sont inséparables, sous prétexte d’une impossible Europe sociale, elle soutient en réalité la marche forcée vers une Europe fédérale des régions.

Cette entité artificielle qu’est l’Union européenne supranationale, ne sera jamais sociale. Dominée par les oligopoles germano- américaines, elle est conçue pour être non réformable. Ses promoteurs l’affirment irréversible.

En France, une lutte indépendantiste est aujourd’hui nécessaire. Un combat de libération nationale, comparable dans d’autres circontances historiques à celui de la Résistance et du CNR, durant la seconde guerre mondiale.

Le Comité Valmy dans lequel je milite, estime que le rassemblement à construire en même temps que la dynamique de régénération d’un parti communiste en France, doit être anti-oligarchique, républicain, patriotique, social, laïque et anti-impérialiste.

Ce rassemblement populaire en perspective et destiné à devenir majoritaire, doit s’adresser à toutes les classes et couches sociales du peuple qui subissent la politique néolibérale de l’oligarchie financière.

Pour contribuer à la réflexion politique qui se développe, nous avons pensé utile de rassembler et de proposer ici, quelques uns des articles publiés sur notre site et concernant les communistes et la nation.

Pour le Comité Valmy,
Claude Beaulieu, militant communiste.

Mis en ligne le 7 juillet 2012


- POUR UN PUISSANT FRONT NATIONAL UNI - Jacques Duclos (octobre 1952)

- MAURICE THOREZ ET LA TRADITION NATIONALE par Pierre HENTGES

- Front Français, Maurice Thorez 1936 - René Merle

-  "D’autres chemins que celui suivi par les communistes russes"... Maurice Thorez

-  La passion de la France - Georges Marchais

-  LA NATION, REALITE VIVANTE ET EVOLUTIVE (1992) par Antoine Casanova

-  "Un peuple ne peut renoncer à sa souveraineté" Monique Picard-Weyl

-  Tordre le cou à toutes les confusions sémantiques sur la valeur nation - Par Roland Weyl

-  Identité nationale : souveraineté nationale et souveraineté populaire - Roland Weyl

-  1956, la question nationale et la guerre froide - Domenico Losurdo

- Les communistes, la nation et l’internationalisme - Jean Lévy (février 2011)

-  - L’impossible gestion de l’Euro - Samir Amin

-  "NOUS CONTINUONS LA FRANCE" - Paul Vaillant-Couturier (1936)

-  - Les communistes français et la question nationale - Etienne Fajon

-  La voie du CNR et du retour en Résistance... Claude Beaulieu

-  LA VOIE SOUVERAINISTE ! Par Michel Peyret

-  - Réflexion à propos du "débat sur l’identité nationale" par Jacques Maillard

-  - Union du peuple de France ! André Gérin

- LA LUTTE DE CLASSE A PRIS UN CARACTERE NATIONAL - Claude Beaulieu

-  - Résistance d’hier et d’aujourd’hui - Léon Landini

- La nation à l’heure de la révolution numérique par Yvan Lavallée

3 Messages de forum

  • Les choses sont claires en effet on "pousse" hardiment vers une Europe supranationale ce qui serait la fin de la République Française issue de 1989 et du CNR.Le combat à livrer et un combat pour L’INDEPENDANCE NATIONALE qui est vital et doit regrouper tous les patriotes qui ont la FRANCE AU COEUR quelques soit leur appartenance ou non à des mouvements et partis politiques divers.

    VIVE LA REPUBLIQUE VIVE LA FRANCE ET L’ALGERIE

  • Identité nationale

    10 juillet 2012 15:02, par Michel Renard
    Vous pouvez ajouter à votre liste l’ouvrage : Faut-il avoir honte de l’identité nationale ?, Daniel Lefeuvre et Michel Renard, Larousse, 2008.

    Voir en ligne : http://identitenational.canalblog.com/

  • Je ne suis pas communiste. Cela ne m’empêche pas de considérer comme parfaitement légitimes les diverses opinions, dont les opinions communistes, dès lors qu’il s’agit d’un débat entre nous, entre Français.

    Il n’existe pas de politique s’il n’existe pas quelque chose de commun à tous les individus ; et cette chose commune, c’est la culture, ce qui reste quand on a oublié sa petite personne. Ce qui légitime le vote, ce n’est pas la détermination de l’intérêt du plus grand nombre d’égoïsmes : car on peut difficilement dire qu’on partage un même égoïsme ! L’égoïsme est par nature toujours singulier. Ce n’est pas parce que les Allemands non juifs étaient majoritaires, qu’il était légitime sous les nazis d’exterminer les Allemands juifs minoritaires dès lors que la majorité en avait décidé ainsi.

    Le résultat d’un vote relève de la détermination d’une même valeur en multipliant les mesures. C’est dire que chaque vote particulier est considéré comme la tentative d’expression de la solution du bien commun, et qu’on considère que la bonne valeur est la moyenne de toutes ces mesures. Ce qui suppose que les électeurs sont les représentants de cette même chose qu’il s’agit de mesurer ; partagent l’essentiel, cette culture commune. On s’aperçoit donc qu’il ne s’agit pas réellement de vote majoritaire, mais d’une mesure par multiplication des épreuves.

    Qui oserait alors prétendre qu’en déterminant quel groupe est majoritaire des carpes, des lapins et des triples buses, le mode de vie majoritaire : celui des triples buses, devrait être imposé aux carpes et aux lapins ? Cela n’a pas de sens, et c’est pourtant tout le propos de l’assemblage hétéroclite qui a l’audace de se prétendre "européen".

    L’unité est à trouver effectivement dans la Nation.

    Et le développement de la Nation française s’est toujours effectué en hauteur : elle cherche à grandir moralement ; pas en étendue : pas en tentant de soumettre la surface du globe. Alors que l’avidité financière cherche son Lebensraum, ses nouveaux espaces de croissance, en lançant des guerres de prédation.

    Si, n’étant pas communiste, je me sens partager plus avec ceux qui sympathisent avec les idées exprimées sur ce site qu’avec ceux qui se prétendent de ma "famille" politique (je suis gaulliste), c’est bien parce qu’au-delà de nos divergences, nous partageons l’essentiel.

    Si certains, il n’y a pas si longtemps, se sont battus et ont accepté de risquer leur vie physique, ce ne peut être que pour des idées et des valeurs qu’ils plaçaient plus haut qu’eux-mêmes. Un égoïsme n’acceptera jamais de le faire, car sa disparition est inacceptable, puisque rien n’est au-dessus de lui.

    Et les contemporains n’ont pas tous les droits. En particulier, ils n’ont pas le droit de rendre vains l’Histoire et les sacrifices de ceux qui nous ont précédés. Car si les Nations disparaissaient, c’est la culture qui disparaîtrait, c’est-à-dire que l’Histoire n’aurait servi à rien. Le progrès n’est pas à l’échelle d’une vie humaine ; nul individu ne pourrait démarrer de l’état de nature et penser pouvoir franchir seul, du fait d’un génie inné, la ligne d’arrivée d’une connaissance parfaite. Il faut que les générations se passent le relais ; que chaque génération cherche à aller plus loin ; au minimum à ne pas reculer. Mais en aucun cas qu’une génération puisse envisager de laisser tomber le relais.

    Je suis donc en accord avec l’orientation exprimée dans le billet de Claude Beaulieu.


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