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Zone euro-Les Etats priés d’étudier une sortie de la Grèce

jeudi 24 mai 2012, par Comité Valmy



Zone euro-Les Etats priés d’étudier une sortie de la Grèce

|Une initiative du comité de préparation de l’Eurogroupe- Elle n’a pas encore été divulguée - La Grèce dément que les Etats ont été priés de préparer une sortie de l’euro (Actualisé avec démenti de la Grèce, commentaires du ministre des Finances belge)|

Le comité de préparation de l’Eurogroupe a demandé aux gouvernements de la zone euro de préparer chacun de leur côté un plan d’urgence dans l’éventualité d’un abandon de la monnaie unique par la Grèce, a-t-on appris mercredi de trois responsables de la zone.

Cette initiative a été approuvée lundi au cours d’une téléconférence du groupe de travail chargé de préparer les réunions mensuelles des ministres des Finances des Dix-Sept.

Les membres du groupe de travail, constitués de hauts fonctionnaires des ministères des Finances et de ministres chargés des budgets, constituent aussi le conseil d’administration du FESF, le Fonds européen de stabilité financière.

"Le comité de préparation a décidé que chaque pays de la zone euro pris individuellement devrait préparer un plan d’urgence, concernant les conséquences éventuelles d’une sortie de la Grèce de l’euro", a déclaré l’un des responsables de la zone euro au fait du contenu de la téléconférence.

"Pour l’heure, rien n’a encore été préparé au niveau de la zone euro, de crainte que cela ne s’ébruite", a-t-il ajouté.

Un deuxième responsable a confirmé l’accord de lundi.
La situation en Grèce devrait être évoquée ce mercredi lors du sommet informel réunissant à Bruxelles les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union.

Premier d’entre eux à réagir à ces informations, le président français, François Hollande, a déclaré que la France n’avait pas à préparer un scénario dans lequel la Grèce sortirait de la zone euro.

De son côté, le ministère des Finances grec a démenti dans un communiqué qu’il y avait un accord portant sur la nécessité de préparer une sortie d’Athènes de la zone euro.

"Le ministère des Finances dément catégoriquement les informations disant que lors de la conférence téléphonique du groupe de travail de l’Eurogroupe du 21 mai il a été convenu que chaque pays membre doive préparer des plans en vue des éventuelles conséquences d’une sortie de la zone euro de la Grèce", lit-on dans le communiqué.

"DIVORCE À L’AMIABLE"

Outre la confirmation de trois responsables européens, Reuters a pu consulter une note de travail rédigée par un Etat membre qui détaille notamment le coût potentiel pour chaque pays de la zone euro d’une éventuelle sortie de la Grèce du bloc.

Par ailleurs, Steven Vanackere, ministre des Finances belge, a déclaré qu’il était de la responsabilité des gouvernements d’anticiper même ce que l’on veut éviter.

"Nous devons insister sur les efforts pour échapper au scénario d’une sortie mais cela ne veut pas dire que nous ne préparons pas à des éventualités", a-t-il dit.

Le document vu par Reuters conclut que dans ce cas, un "divorce à l’amiable" devrait être recherché et qu’un soutien de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) pourrait accompagner Athènes dans sa sortie de la monnaie unique.

Selon ce document, l’UE et le FMI pourraient donner jusqu’à 50 milliards d’euros à la Grèce si elle abandonnait la monnaie unique. Il souligne aussi que les effets induits sur d’autres pays de la zone euro ont été sous-estimés.

La Bundesbank, la banque centrale allemande, a estimé pour sa part qu’une sortie de la Grèce de l’euro serait "gérable".

La "Buba" a également estimé que les Etats de la zone euro devaient avoir leur mot à dire sur les prochains versements prévus à la Grèce dans le cadre du second plan de sauvetage de 130 milliards d’euros accordé au pays.

Source : http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters-00445287-zone-euro-les-etats-pries-d-etudier-une-sortie-de-la-grece-326425.php



La zone euro veut garder la Grèce mais se prépare à sa sortie...

Papademos : « contenir les conséquences potentielles d’une sortie grecque de la zone euro »

Le ministère grec des Finances a démenti « catégoriquement » : les dirigeants européens n’ont « pas eu de discussion » à ce sujet lors du sommet de Bruxelles, a insisté le Premier ministre grec Panagiotis Pikrammenos à l’issue du dîner.

C’est pourtant son prédécesseur Lucas Papademos qui avait allumé la mèche en n’excluant pas, dans le Wall Street Journal de mercredi, « que des préparatifs soient en cours pour contenir les conséquences potentielles d’une sortie grecque de la zone euro ».

Dans la nuit, le président français François Hollande, tout en niant avoir connaissance de tels plans concernant la France, a reconnu à demi-mot l’existence de certains préparatifs. « Je ne dis pas qu’il n’y a pas de travaux, visiblement il y a eu une information selon laquelle il y avait un certain nombre de simulations qui pouvaient exister », a-t-il dit à la presse. « Mais si je me mettais publiquement à parler de l’hypothèse de la sortie de la Grèce ça voudrait dire que nous aurions déjà envoyé un signal, un signal aux Grecs et un signal aux marchés », a-t-il ajouté.

Lire l’article intégral sur
LeParisien.fr


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