COMITE VALMY

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Séisme en Grèce, le PS est mort
par Dimitri

dimanche 13 mai 2012, par Comité Valmy


Le 11 mai 2012, le président du Parti socialiste grec annonce la dissolution du parti et sa refondation. Papandréou, président de l’Internationale Socialiste, « sauveur » de la Grèce avec Merkel et Sarkozy est abandonné par ses protecteurs et son parti. Pour éviter les élections, les résidus du PS et de la droite négocient un gouvernement d’union nationale sous la tutelle de la troïka.

4 octobre 2009. Le PASOK (parti socialiste) gagne les élections ; 44% contre 33,5% pour la droite. Il hérite d’une dette de 300 milliards, résultat des politiques néolibérales de la droite et du parti socialiste dans un jeu « d’alternances démocratiques ».

2 mai 2010. Les négociations secrètes de Décembre à Avril entre Papandréou, président de l’Internationale Socialiste, Strauss-Kahn (FMI), le couple Merkel-Sarkozy (UE) et Trichet-Papadémos (BCE) aboutissent au Mémorandum I. Limitation de la souveraineté nationale, mise sous tutelle franco-allemande, politique d’austérité jamais vue, démolition du Code du Travail, chômage de masse. La misère s’installe. Les groupes fascistes (qu’on feint de découvrir aujourd’hui) sèment la terreur au centre d’Athènes. Plans « d’aide » successifs. Grèves massives, manifestations, mouvement d’indignés.

11 novembre 2011. Un gouvernement composé de PASOK (38 ministres) la droite (6 ministres) et l’extrême droite (4 ministres) sous la supervision directe de la BCE (Papadémos) se met en place pour stopper la vague grandissante de la contestation. Les députés ne peuvent plus sortir de chez eux sans escorte policière. Les manifestations se multiplient. La priorité du gouvernement est le remboursement de la dettes aux banques allemandes, françaises, grecques.

6 mai 2012. Aux élections, le PASOK passe de 44% à 13%, la droite classique de 33,5 à 19%, l’extrême droite, soutien du gouvernement PS, disparaît au profit de sa forme néonazie Aube dorée qui obtient 7% [1]. Ses électeurs ont comparé le bilan « socialiste » et le bilan des colonels fascistes de 1967-74. La dette de 300 milliards en octobre 2009 passe à 440 milliards en 2015 après neuf « plans d’aide » des « partenaires » et des « pays amis » de l’aventure « européenne ».

11 mai 2012. Le socialiste Venizelos, celui qui a chassé le « sauveur de la Grèce » Papandréou, exige et obtient la démission de tous les membres du bureau politique du PASOK. Il prépare un nouveau parti, annoncé pour le 3 septembre. Le « PASOK est un parti pourri » a-t-il déclaré devant son bureau politique. Hollande continue à soutenir, par atavisme, le parti pourri. La gauche radicale (SYRIZA) prend la place du PASOK.

Le lecteur averti a compris que l’ « Europe » utilise les grands moyens actuellement pour plier le peuple grec qui refuse l’austérité de la troïka. Les gauleiters de l’axe germano-français (appelé « moteur franco-allemand » par les libéraux) s’inquiètent et menacent. Ils veulent empêcher des nouvelles élections. La presse de l’oligarchie grecque, française et allemande s’acharne contre le peuple grec qui a mal voté et ses représentants SYRIZA et KKE.

Si le peuple grec parvient à se libérer de l’esclavage de l’ « Europe », la contamination risque de gagner les petits pays qui prennent conscience que leur entrée dans l’ « Europe » s’avère un véritable calvaire. Ils ont cru pouvoir empêcher la guerre, sans réaliser que l’esclavage économique qui est le but de toute guerre pouvait être obtenu sans la guerre.

L’exemple grec montre que si un peuple européen « vote mal » l’ « armée » du pacte germano-français intervient.

La dette publique française est équivalente à celle de la Grèce [2]. Les socialistes français semblent hésiter entre deux politiques :

- S’aligner sur l’Allemagne comme la droite l’a fait. Dans ce cas, le peuple français sera épargné (provisoirement) de l’austérité comme Sarkozy l’avait obtenu. Le pillage des petits pays (ceux dont la bourgeoisie nationale est faible) sera la priorité du capital financier, comme aujourd’hui. Avec l’intervention de l’OTAN, s’il le faut [3].

- Rompre le pacte germano-français. Les agences de notation entreront de nouveau en scène et la suite est connue. Scénario préféré de l’oligarchie financière française mais qui risque de provoquer à terme la disparition du PS. Le travail de manipulation du peuple français pour accepter de payer la dette a déjà commencé. Le même travail de sape en Grèce avait pour trame « a Grèce n’a pas une organisation moderne, la classe politique est corrompue, les Grecs se bronzent au soleil et ne payent pas d’impôt ». Comment vont-ils (Terra Nova et officines libérales) transposer en France ? Charger Sarkozy n’est pas une politique consensuelle rationnelle, surtout que ce radical-bonapartiste a eu dans son gouvernement plus de socialistes que le gouvernement d’ouverture Rocard.

[1] Les socialistes en Grèce et surtout en France ont créé ou favorisé l’extrême droite pour pouvoir gouverner. Ils voient d’un mauvais oeil Tsipras-Mélenchon la combattre ! En Grèce, SYRIZA a déjà pris la place du PASOK. En France, Le Front de Gauche tend de faire de même. A Hénin-Beaumont il aura à battre d’abord les seigneurs féodaux corrompus du PS.

[2] Grèce : 10,8 millions d’habitants, 300 milliards de dettes (octobre 2009) ; France : 65 millions d’habitants, 1800 milliards de dette (septembre 2012, date des premières mesures possibles de Hollande). Le même déficit par habitant.

[3] En Grèce, par exemple, la France dépêche sa flotte au Pirée en 1843, l’Allemagne envoie son armée en 1940, les Etats-Unis activent la dictature des colonels en 1967

Source : Je cherche un Homme


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