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Jusqu’où ira l’euro-masochisme français ?
2 milliards d’amende pour être malade de l’Europe
FdB

mercredi 15 février 2012, par Comité Valmy


Voilà la goutte qui devrait faire déborder le vase : la Commission européenne envisage de taxer la France d’une amende de 2 milliards d’euros au motif que sa balance des paiements serait trop déficitaire... du fait de l’Union européenne et au profit de l’Allemagne !

Il faut se pincer pour y croire :

- La France est livrée à la mondialisation avec le handicap d’une monnaie inadaptée à son économie pour n’être bénéfique qu’à l’Allemagne,

- la France doit ouvrir grand ses frontières parce que l’UE impose le dogme de l’ultra-libre-échangisme, y compris avec les pays, tel la Chine ou les USA, qui ne se privent pas du protectionnisme tout en se gaussant de l’absurdité européenne,

- la France ne peut défendre ses intérêts à l’OMC où elle doit les fondre dans les seuls intérêts de l’UE qui doit absolument « parler d’une seule voix pour être plus forte » quand bien même cela détruirait l’économie française (la capitulation européenne à l’occasion de l’entrée de la Chine dans l’OMC n’aurait jamais eu lieu si la France avait pu avoir droit à la parole, et nous ne serions pas réduits à tout acheter à la Chine sans ne plus rien pouvoir produire)

- la France doit faire bénéficier à toute personne présente sur son sol des avantages sociaux hier réservés à ses citoyens,

- la France n’a pas le droit de contrôler ses frontières, accords de Schengen obligent,

- la France finance des opérations de distorsions de concurrence européennes qui n’ont que pour réelle finalité que ruiner son économie, tel le projet « Roro Past France » subventionnant [1] des armements finlandais qui embarquent des camions à Zeebrugge pour Bilbao qui engloutit des millions d’euros versés par la France au détriment de ses transporteurs et de ses ports nationaux,

- la France doit être en première ligne des guerres néocoloniales dans une logique européiste de choc des civilisations, au détriment de son image de nation émancipatrice des peuples, sans parler du coût de cette politique guerrière sur son budget,

- etc, etc.,

La cause est entendue : c’est bien le piège européen qui a cassé l"économie française au point de déséquilibrer à ce point sa balance des paiements.

Quiconque analyse sérieusement la situation ne peut le nier. Mais comme la classe politique est soumise, comme les médias sont sous contrôle [2], comme les Français sont découragés, les coupables se font juges :

« Accusée France ! »,

« Votre balance des paiements est déficitaire ! »

« Vous nous laissez gouverner votre pays... » (vers sa ruine)

« Sinon, vous êtes condamnée à payer deux milliards d’euros ! »

« Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? »

A ce stade, il n’y a que deux réponses possibles :

- 1ère réponse : « Ô Maître Manual Barroso, Ô maître Olli Rehn,

Comme vous avez raison ! Nous ne sommes que d’abominables vermisseaux. Nous avons pêché en ne copiant pas assez le modèle allemand. Mais nous allons désormais rattraper le temps perdu : devons-nous instaurer le travail à 1 € de l’heure comme en Allemagne ? Devons-nous supprimer tous les minima sociaux, toutes les protections sociales et augmenter les taxes ? Devons-nous accélérer la destruction de notre économie ? Commandez, nous obéirons. »

- 2nde réponse : « Messieurs les Commissaires non élus,

Votre constat est juste : la France ne peut supporter un tel déficit de sa balance des paiements. Mais vous en omettez d’en recherchez les causes, car toutes nous ramènent au piège européen dans lequel vous nous enfermez.

Aussi, conformément au principe de subsidiarité, et constatant que vos remèdes ne font qu’aggraver les maux, nous vous dénions le droit de solutionner ce problème qui doit être traité par la plus petite entité concernée, c’est-à-dire, la Nation française.

La solution à ce problème est simple : la France doit quitter l’Union européenne en application de l’article 50 du dernier traité.

Nous vous informons dès à présent que nous quittons l’Union européenne en application de cet article 50. Nous entamons parallèlement une procédure devant les juridictions internationales pour récupérer les fonds versés à votre entité illégitime et demandons un audit sur l’utilisation des milliards qui ont été versés à l’UE avec pour seul résultat : l’Europe est le seul continent dont l’économie est en panne depuis une décennie, avec la crise de sa monnaie, elle est maintenant devenue le problème du monde. »

Ce n’est donc pas à l’UE qui est responsable de cette situation de percevoir une amende, mais à la victime, la France, de se libérer en réclamant une juste réparation.

Il est de plus en plus évident que la bonne réponse, c’est la seconde. Encore faudrait-il que la France soit dirigée par des politiques qui défendent ses intérêts et qui aient le courage que réclame la situation.


Reproduction autorisée avec le lien : 2 milliards d’amende pour être malade de l’Europe !

Notes

[1] La concurrence faussée, en contradiction avec la doxia européiste, est autorisée dès lors qu’il s’agit d’appauvrir la France

[2] Le ton de l’article La France épinglée par Bruxelles pour ses piètres performances à l’exportation
Extraits :

"C’est la première fois depuis l’entrée en vigueur de la réforme de la gouvernance économique européenne, en décembre 2011, qu’il est actionné. En fait d’ "alerte", il s’agit d’une procédure très progressive et qualitative au terme de laquelle un pays peut encourir une sanction, tout sauf théorique. Dans le cas de la France, elle pourrait atteindre 2 milliards d’euros.

"nous allons mieux analyser les causes derrière ces pertes de parts de marché et l’empilement des dettes", a expliqué Olli Rehn depuis Strasbourg où se réunissait la Commission européenne. Ce passage au crible des performances ou contre-performances est un préalable à des recommandations par pays plus précises. Celles-ci, si elles ne sont pas repoussées par les ministres des Finances des Vingt-Sept, sont transformées en prescriptions impératives. C’est leur non-mise en œuvre qui peut éventuellement déboucher sur une amende.

Le grand tabou de cet exercice reste le formidable excédent de l’Allemagne. La Commission ne s’interdit certes pas en théorie de signaler un excédent excessif. Mais en pratique, la limite haute de la balance des paiements courants a été fixée à 6%, juste au-dessus du solde allemand (5,9%). « Ce seuil peut sembler élevé. Il a été discuté » au plus haut niveau, a reconnu mardi une source européenne. « Nous n’ignorons pas le problème, (mais) la priorité est la réduction des déficits », a-t-elle ajouté."


Si cet article est un parfait exemple de colonisation des cerveaux, que dire de tous les journalistes qui passent cette information sous silence ?

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