COMITE VALMY

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Le mythe de la « réorientation progressiste de l’Union Européenne »
Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

samedi 26 novembre 2011, par Comité Valmy


A la remorque du PS qu’elles prétendent contester, les directions du « Front de gauche », de l’euro-trotskisme, d’ATTAC, mais aussi des syndicats CFDT, CGT, FSU, ont une recette pour « mettre l’euro au service des peuples » et « orienter l’euro vers l’emploi et le social », comme l’affirmait récemment sans rire la direction du SNES : faire en sorte que la Banque européenne de Francfort puisse prêter directement aux Etats de l’UE afin d’éponger la prétendue « dette souveraine » contractée à des taux usuraires sur les « marchés financiers ».

Malgré les timides jérémiades de Sarkozy allant dans ce sens, la vraie patronne de l’Europe vient de trancher : la Banque européenne ne prêtera rien à personne, la France n’aura, comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie, qu’à ramer pour tenter (vainement ?) de conserver son triple A en continuant de massacrer les pensions de retraite, les remboursements Sécu et les emplois, les postes d’enseignants et de personnels hospitaliers. Et aujourd’hui même, publiquement humilié par Angela Merkel, Sarkozy a baissé pavillon et a promis de ne plus même parler de recourir à la Banque européenne (où sont stockés, rappelons-le, les lingots de feue la Banque de France). Fidèle à la vieille tradition réactionnaire des classes privilégiées « françaises », le grand patriote Sarkozy si soucieux de l’ « identité nationale » (sic), se met honteusement sous la protection de l’impérialisme allemand et ce grand « sauveur du monde » n’a désormais plus qu’une ambition : devenir le brillant second, plus agressif que jamais envers les pays de l’Europe du sud, du suzerain allemand… et mettre en place, sous les applaudissements de Hollande (capitale : Maastricht) un « gouvernement économique franco-allemand » qui achèvera de mettre la France sous tutelle. Est-ce pour cela que des milliers de patriotes sont morts pendant la Résistance ?

Après la victoire de la droite en Espagne, après l’entrée de l’extrême droite au gouvernement « grec » du proconsul européen Papadémos, après la nomination d’un gouvernement chargé de traduire en italien les Diktats européens, qui peut encore croire, dans les directions syndicales et politiques françaises, au mythe, - ou au mensonge éhonté et cynique - , de la « réorientation progressiste de l’Europe » à laquelle le PCF s’est converti au milieu des années 90 en reniant cyniquement (pour entrer au gouvernement Jospin !) le juste combat de Georges Marchais contre le traité de Maastricht et contre la monnaie unique (autre nom du deutschemark), ces armes absolues contre les acquis populaires et la souveraineté nationale des peuples d’Europe : on ne transforme pas un requin en doux végétarien.

C’est pourquoi les militants franchement communistes du PRCF appellent les militants de la « gauche de la gauche », ainsi que tous les vrais syndicalistes, à interpeller leurs dirigeants : assez de mensonges sur la « réorientation de l’euro et de l’Union Européenne » au profit des peuples et autres sornettes insultant à l’intelligence des travailleurs. Assez de cadeaux idéologiques à Marine Le Pen, qui profite largement du reniement par la fausse gauche de la lutte traditionnelle du PCF de Duclos et Marchais pour l’indépendance nationale, et qui feint de vouloir sortir de l’euro alors qu’elle veut, comme Sarkozy, une « sortie concertée de l’euro » soumise au bon vouloir de Merkel.

Militants sincères qui êtes attachés à votre pays, à votre classe, à vos idéaux, secouons ensemble l’euro-cocotier ! Avec le PRCF qui le réclame contre vents et marées depuis sa fondation et qui ne vous a jamais menti sur le cataclysmique euro, exigeons la sortie unilatérale de la France de l’Union Européenne et de l’Euro. Ce n’est pas si nous restons dans l’Union Européenne que nous nous en sortirons, c’est si nous y demeurons que nous « y resterons » !

Vive l’indépendance nationale, vive le « produire en France », vive la souveraineté de tous les peuples, français, grec, italien, espagnol, etc., vive la nationalisation-socialisation des banques et des secteurs-clés de l’économie( non pas provisoire mais définitive et sans indemnité pour les gros actionnaires) , vive la coopération entre les peuples sur la base de tout nouveaux traités progressistes entre les peuples libres du monde entier, vive la solidarité de classe entre les travailleurs de toute l’Europe.


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