COMITE VALMY

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LE« GAUCHISME » ou le niveau zéro
de la compréhension du phénomène national
Par Collectif.

Marxisme et nation

dimanche 23 septembre 2018, par Comité Valmy

NATURE ET FONCTIONNNEMENT
D’UNE MACHINE À BROYER LES PEUPLES
Contrairement à la vieille rengaine, l’Europe ne fut jamais celle des peuples et ne tenta jamais de l’être. Elle répond à un besoin précis du patronat européen et mondial, réformer le cadre des structures de décisions politiques pour être mieux à même d’imposer la régression généralisée, la contre-révolution permanente.


Le paradigme imprescriptible sur lequel les trotskistes fondent leur doctrine politique est une négation pure et simple de l’existence matérielle de la nation. Pour eux, il n’existe au monde que des classes sociales sans aucune distinction résultant de leur histoire ou de leurs modes de vie.

Pour faire simple, on pourrait dire que, pour les gauchistes, le marxisme est une sorte de catéchisme dont ils dégagèrent très vite les textes apocryphes qui n’adhèrent pas à leur utilisation dogmatique. C’est en cela que toute l’expérience acquise par le mouvement communiste au XX siècle leur est tout à fait exotique, préférant le slogan et l’incantation stérile des masses qui les laisse propres de toute erreur ou des sales besognes inhérentes à l’exercice du pouvoir.

Ils se trouvent en cela incapables de comprendre que le marxisme est une science expérimentale dans laquelle, mêmes les fondateurs du matérialisme historique, Marx et Engels, peuvent se tromper, soit pour n’avoir pas étudié la question dans sa globalité, soit parce qu’ils ne pouvaient prévoir les bouleversements historiques ultérieurs. Ainsi, le paradigme imprescriptible sur lequel les trotskistes fondent leur doctrine politique, est une négation pure et simple de l’existence matérielle de la nation. Pour eux, il n’existe au monde que des classes sociales sans aucune distinction résultant de leur histoire ou de leurs modes de vie.

En conséquence, tout ce qui tend à rapprocher les membres d’une même classe à l’intérieur de la nation (des traditions, des combats communs) leur est parfaitement étranger. Dès lors, leur compréhension de la Révolution française reste fort limitée, incapables qu’ils sont de voir le progrès social qu’elle a engendré, malgré son caractère bourgeois et national.

Dans la même logique, s’il n’y a plus de nation, il ne peut y avoir de lutte nationale. Ils seront ainsi totalement incapables de comprendre la spécificité des guerres de décolonisation, comme la nécessité de la lutte contre la « construction » européenne. Les conséquences directes de ce point de vue sont connues, Lutte Ouvrière disant ne pas voir de différence entre l’exploitation par le capital au niveau français ou européen, appela à s’abstenir lors du référendum sur Maastricht, pesant lourd dans une balance qui ne pencha en faveur du Oui que pour seulement 54 000 voix [1].

De même, il n’est pas étonnant de trouver en la LCR l’un des meilleurs soutiens à « une autre constitution européenne plus sociale », relégitimant du même coup la machine à broyer les peuples.

Il est ainsi de bon ton, chez eux, de rabâcher la phrase bien connue de Marx : « Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur prendre ce qu’ils n’ont pas. » Cependant, ils oublient toujours la seconde partie de cette citation du Manifeste : « Comme le prolétariat doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe dirigeante de la nation, se constituer lui-même en nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens où l’entend la bourgeoisie. » [2] En fin de compte, jamais les trotskistes ne seront capables de comprendre que le développement de l’inter-nationalisme suppose au préalable ... l’existence des nations.

Notes
[1] A comparer avec les 600 000 voix obtenues par la candidature Laguiller en 1988 et les 1 600 000 voix obtenues en 1995.

[2] K. Marx, Manifeste du Parti communiste, Editions sociales, Paris 1976, p. 54.

Mise en ligne CV : mars 2009

Source :
Pour citer cet article, merci d’utiliser ces indications :
Collectif, Le « gauchisme » ou le niveau zéro de la compréhension du phénomène national, L’idéologie européenne (http://www.ideologie-europeenne.fr)
http://www.ideologie-europeenne.fr/Le-gauchisme-ou-le-niveau-zero-de.html

4 Messages de forum

  • aujourd’hui personne n’ose critiquer que dans nos écoles ou l’on fabrique nos intellectuels,économistes de demain ont tout faux,on continue a leur inculquer les érreurs d’hier.
  • Le gauchisme ne se définit pas par rapport à une stratégie internationale de prise de pouvoir par les peuples. Lénine a été un des premiers a évoqué le mot d’ordre d’Etats Unis socialistes d’Europe ! Donc pas de faux débats ! le gauchisme, c’est comme le délinquant qui veut jouir directement de ses envies, c’est la personne qui veut jouir directement d’un changement de société, donc sans transition ; cela n’a jamais été la position des trotskistes ! par contre, l’indépendance de classe, si, à juste titre à mon avis ; ainsi s’allier avec des forces gaullistes pour défendre une certaine conception de l’identité nationale, alors oui, c’est de l’opportunisme qui conduit à la collaboration de classes ! et puis que pensez de = qu’un sang impur abreuve nos sillons " chanter sans réfléchir par des milliers de patriotes ; il y a parait-il une loi GAYSSOT ,qui réprime le racisme ?!
  • Que les trotskystes de toutes obédiences s’accordent sur le fond avec les socio-démocrates est logique : ils ont les mêmes commanditaires et financeurs : les USA et ceci depuis le plan Marshall.
  • Tant que chacun, dans ce qui reste de la gauche-vous, les autres- continuera à être persuadé que lui et lui seul possède "la vérité, toute la vérité, rien que la vérité", la droite- y compris le totalitarisme de droite, auquel nous arrivons, même plus insidieusement depuis l’accession à la présidence de Nicolas Sarkozy- aura de bien beaux jours devant elle.

    Allez, les mecs, un petit effort pour essayer de ne pas croire que vous êtes les plus intelligents, les plus forts, mes meilleurs ! pensez à ceux qui viendront après nous.

    UNE VIEILLE BIEN DÉCOURAGÉE

    mais qui du moins a appris depuis longtemps que la vérité est une asymptote et que chacun a, hélas ! de bonnes raisons de croire qu’il a raison - et qui en a tiré les conséquences : qui a les mêmes buts que nous est avec nous.


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