COMITE VALMY

Accueil du site > - EURO DICTATURE OCCIDENTALISTE et OTAN : En sortir pour s’en (...) > L’eurodictature se hiérarchise dans une dangereuse fuite en avant Le Groupe (...)

L’eurodictature se hiérarchise dans une dangereuse fuite en avant
Le Groupe de Francfort a-t-il un Plan B ?
Par Franck de Bouvines

vendredi 2 décembre 2011, par Comité Valmy


Le 19 octobre 2011, à l’Opéra de Francfort [1], huit dirigeants ou apparatchiks européens se sont constitués en un groupe dont l’objectif est d’assumer une dictature sur l’ensemble du continent. Il s’agit maintenant de faire savoir à tous les dirigeants européens, fussent-ils démocratiquement élus, que ce groupe sans existence officielle constitue un pouvoir supérieur auxquels tous doivent se soumettre, sauf à se faire immédiatement débarquer, par tous moyens.

Le Groupe de Francfort a tenu quatre réunions en marge du sommet du G20 à l’occasion desquelles ses membres ont crânement arborés un badge pour afficher leur appartenance au nouveau pouvoir suprême. C’est également à cette occasion qu’ils ont fait publiquement leurs deux premières victimes, Papandréou et Berlusconi. A bons entendeurs...

Il est remarquable de constater que les deux dirigeants grec et italien défaits de leur fonction par des putschs téléguidés de l’étranger ont tous deux été remplacés par des agents de la banque Goldman Sachs. Cette expérience bancaire a été largement mise en exergue par tous les médias qui, tout en se félicitant de voir des dirigeants - soi-disant de qualité - prendre les rênes des pays à problèmes, on feint de s’interroger gravement sur le thème : est-ce maintenant Goldman Sachs qui dirige l’Europe ?

S’il est envisageable que la banque en question ait tout intérêt à ce que d’anciens cadres qui lui sont restés proches, voire redevables, exercent de hautes fonctions politiques dans des pays où les agissements de la banque risqueraient d’être critiqués, ces anciens banquiers ont avant tout été choisis par le groupe de Frankfort pour leur parfaite docilité. Cela n’empêche pas, bien au contraire, qu’il existe une convergence d’intérêts entre les milieux financiers et le GdF. La preuve : si, officiellement, la Grande-Bretagne n’en fait pas partie, les responsables du Foreign Office se comportaient au G20 comme s’ils en étaient membres. Comme l’a dit l’un d’entre eux : “Nous sommes sur le point d’écarter Berlusconi”.

Il y aurait un savant partage des rôles qui permettrait à David Cameron de jouer gagnant dans tous les cas de figure : d’une part, il prend la tête de la fronde des 10 états-membres restés en dehors de l’eurozone, ceux qui subissent une politique qui sacrifie l’économie réelle de l’Union au motif de sauver une monnaie qui n’est même pas la leur, d’autre part, il participe activement à écarter les dirigeants qui seraient tentés de défendre les droits de leurs pays contre la finance internationale et ses zélés serviteurs.

David Cameron n’a pas le monopole de la duplicité : Nicolas Sarkozy se réfère désormais au Conseil National de la Résistance pour défendre l’identité nationale, et Angela Merkel lui oppose un « Nein, Nicolas ! » [2] quand il la supplie d’autoriser la BCE à violer un peu plus le traité pour racheter suffisamment de dette souveraine française avec de la fausse monnaie.

La Chancelière du Reich a même élaboré un plan d’automatisation des sanctions avec perte automatique de souveraineté pour les états désobéissants [3] Jean-Claude Juncker stigmatise l’égoïsme allemand [4] avec une telle franchise qu’on se prend à rêver : le Grand Duché du Luxembourg va-t-il expulser l’Allemagne de l’Europe malgré la trêve hivernale ? Pas une journée ne se passe sans que Christine Lagarde ne soumette l’un des membres du groupe au supplice de la baignoire... Hier, c’est l’ensemble de l’eurozone qui se faisait plonger la tête sous l’eau par la directrice du FMI, tenue par les Etats-Unis, toujours maîtres de l’institution [5]

L’objectif probable du groupe de Francfort serait donc de tenter d’organiser tant bien que mal le naufrage de l’Eurotanic et de répartir les places des canots de sauvetage, dans la perspective de mettre en place une dictature plus vaste que la seule Union européenne, avec une monnaie commune gérée par le FMI. [6] C’est une règle de la flibuste : quand le navire menace de couler, les pirates doivent vite s’emparer d’un riche galion, quitte à saborder leur embarcation.

Si les divergences ressemblant à des sursauts nationaux servent avant tout à masquer ce funeste dessein commun, ils servent également de monnaie d’échange à l’intérieur du groupe et, enfin, ils peuvent révéler une sourde inquiétude : si, en définitive, toutes ces manœuvres illégales échouaient, si les peuples profitaient de l’effondrement général pour se réapproprier la maîtrise de leurs destins, des membres du Groupe de Frankfort pourraient y voir une planche de salut.

Qu’ils se souviennent de la phrase d’ Abraham Lincoln « On peut tromper tout le monde quelque temps, on peut tromper quelques personnes tout le temps, mais on ne peut tromper tout le monde tout le temps. »

Mardi 22 novembre 2011

La tablée du G20


Sont membres du groupe de Francfort :

- Angela Merkel, Chancelière allemande depuis Novembre 2005, réélu en 2009 pour quatre ans,

- Nicolas Sarkozy, Président de la République française depuis mai 2007,

- Christine Lagarde, Directeur Général du Fonds Monétaire International depuis Juillet, pour cinq ans,

- Mario Draghi, Président de la Banque centrale européenne depuis Novembre, pour huit ans,

- José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne depuis 2004, reconduit pour cinq ans en 2009

- Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen depuis 2009,

- Olli Rehn, Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaire depuis 2010,

- Jean-Claude Juncker, Président des ministres des Finances européens depuis 2005.

Notes

[1] -Le groupe de Francfort, bras armé de l’UE Extrait : Personne n’avait l’intention de former un nouvel escadron de la mort. Il était simplement prévu d’organiser un grand raout de plus au frais du contribuable (...) Quand Merkel a pris la parole, elle a fait part de son exaspération face aux sommets européens et leurs mécanismes démocratiques peu maniables. “La capacité de l’UE à agir et sa marge de manœuvre se sont avérées lentes et complexes, s’est-elle plainte. Si nous voulons tirer parti de la crise, nous devons être prêts à agir plus rapidement, et même de façon non conventionnelle.” Sarkozy est arrivé tard, mais à temps pour l’arnaque de la décennie.

[2] -Nein Nicolas !

[3] -Le plan allemand pour relancer la construction européenne

[4] -Juncker : "l’Allemagne fait comme si elle n’avait pas de problèmes"

[5] -Lagarde plaide à la TV américaine pour ne pas "laisser tomber l’Europe", extraits : "Laisser tomber l’Europe, cela signifiera, si cela doit arriver, des conséquences importantes et négatives pour beaucoup d’autres économies, y compris les Etats-Unis d’Amérique", (...) Un article de la loi de réforme de la régulation financière américaine, promulguée en juillet 2010, interdit aux Etats-Unis de soutenir des prêts du FMI "dont le remboursement intégral est improbable". Certains parlementaires estiment que c’est le cas concernant la Grèce, et que les Etats-Unis risquent de perdre de l’argent.

[6] "Quelques-uns croient même que nous (la famille Rockefeller) faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des É-U, caractérisant ma famille et moi en tant qu’internationalistes et conspirant avec d’autres autour de la Terre pour construire une politique globale plus intégrée ainsi qu’une structure économique - un seul monde si vous voulez. Si cela est l’accusation, je suis coupable et fier de l’être." —David Rockefeller, MEMOIRES, page 405


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette
<>