COMITE VALMY

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Syndicalisme
La Confédération Européenne des Syndicats (CES) à Sarkozy et Merkel :
« nous vous sommes reconnaissants » !

jeudi 3 novembre 2011, par Comité Valmy


Derrière le bavardage et les incantations « sociales » habituelles (pour une « Europe sociale » et le respect des drois syndicaux alors que l’UE est par nature antisociale et contre les droits des travailleurs), le discours de B. Segol devant Sarkozy pour la préparation du G-20 illustre l’intégration de la CES au fonctionnement institutionnel de l’Union européenne et son rôle de chien de garde syndical d’une construction directement pilotée par les grandes entreprises privées qui massacrent, au nom de leurs profits, les droits sociaux et démocratiques.

La gravité de la situation et de la colère des peuples et des travailleurs contraint bien sûr la CES à émettre quelques réserves mais toujours pour mieux rabattre sur l’Europe.

Surtout, rien sur le racket généralisé que constituent la dette et le chantage aux déficits publics, rien non plus sur le projet impérial de révision des Traités prévoyant de priver les peuples de toute initiative en matière de politique économique et sociale pour la confier à un comité de surveillance euro-patronal. Ou plutôt si, un aveu de taille : « Si les Traités devaient être revus, la CES inclinerait, comme elle l’a toujours fait, en faveur de l’Europe et contre un retour au nombrilisme national. »

Et pour finir, un chèque en blanc technocratique délivré à Sarkozy et Merkel : « Et nous vous sommes reconnaissants pour votre soutien et celui de la Chancelière Merkel. Il y a bien entendu des questions spécifiques à résoudre, notamment les taux différenciés avancés pour les transactions « ordinaires » par rapport à ceux des produits dérivés et celle l’utilisation des revenus. Nous y reviendrons. Dans le cadre du G20, nous vous demandons instamment d’insister sur cette question. Et je pense pouvoir dire que tous les collègues autour de cette table seront avec vous à ce sujet. »

Comment interpréter alors la déclaration de Bernard Thibault (qui déjà en 2005 soutenait la CES pour le oui à la constitution européenne contre l’avis de la CGT) refusant de participer à cette réunion avec Sarkozy et précisant aussitôt : "Je ne me prêterai pas à cet exercice en laissant à la délégation syndicale de la CSI [et de la CES] le soin de porter les revendications communes à l’ensemble du mouvement syndical international et que nous partageons." ?

Non, les travailleurs de Grèce, de France ou du Portugal ne sont pas avec Merkel et Sarkozy.

Ces derniers pilotent, au service des profits des grandes entreprises, la mise au pas des peuples ainsi que la casse de tous leurs droits et acquis. Partout le chômage, la précarité, la misère avancent à pas de géants. Les résistances aussi.

Dans cette guerre de classe, la CES choisit clairement le camp du Capital, comme elle l’a toujours fait.

Le Front Syndical de Classe, 3 novembre 201


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