COMITE VALMY

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Communiqué du Parti communiste grec (KKE)

Les communistes grecs (KKE) appellent le peuple à organiser sa révolte avec le PAME pour la grève générale de 48 heures et de la manifestation encerclant le Parlement

mercredi 19 octobre 2011, par Comité Valmy


Sur la grève de 48 heures de mercredi et jeudi et l’encerclement du parlement

Que le peuple organise sa révolte avec le PAME !

Lors d’une conférence de presse, le lundi 17 octobre, la secrétaire-générale du Comité central du KKE, Aleka Papariga, a lancé un appel au peuple afin qu’il déploie une activité militante en mesure d’aboutir au retrait du projet de loi brutal qui supprime en fait les négociations collectives par branche, licencie des milliers d’employés du secteur public au moyen de la « réserve de travail », diminue lees salaires des employés du public de 40% ainsi que les retraites de base et complémentaires et les allocations sociales déjà faibles. Elle a livré le constat suivant :

« Nous lançons un appel urgent au peuple Grec, à ceux qui luttent, pour qu’ils continuent leur lutte et à ceux qui ne sont pas encore entrés dans la bataille pour qu’ils y prennent part. Un temps considérable a été perdu, en fait depuis 1992 après le Traité de Maastricht mais aussi après 2008 quand les nuages de la crise s’amoncelaient en Grèce.

Le plus brutal des projets de loi va être voté au Parlement, et si les conditions ne changent pas, ce ne sera pas le dernier. Il s’agit du projet de loi le plus brutal jamais connu, si on le compare à ceux des dernières années et à ceux déjà vus au 20ème siècle.

Le KKE estime que si les Grecs s’opposent tous ensemble à ce projet de loi ; si la grève est suivie à 100% sur chaque lieu de travail, dans chaque quartier, chaque secteur, chaque bureau, chaque rue, et que chacun d’entre eux devient le cœur d’une activité systématique et si ils convergent dans un seul torrent ; si des millions de personnes encerclent le Parlement et tous les lieux importants en Grèce, alors le retrait du projet de loi est possible et réalisable.

Voilà l’objectif. Le retrait du projet de loi. Ce serait une victoire importante du peuple. Le mot d’ordre qui doit s’imposer parmi le peuple est : A bas le gouvernement, à bas les partis qui servent le capital et les monopoles. Prenons nos distances avec les partis qui nourrissent l’illusion qu’un gouvernement composé de forces progressistes de gauche, sous l’égide des monopoles, et dans le cadre de l’Union européenne puisse conduire à un avenir meilleur.

Nous sommes dans une phase où les choses sont littéralement « noires » ou « blanches », il n’y a pas de solutions intermédiaires. Soit le pouvoir des monopoles sera renversé, soit il se reconfigurera, il se consolidera et aura le dessus sur le mouvement pendant plusieurs années. Ce n’est pas un hasard si en Grèce, en dépit du rapport de forces négatif, par rapport au reste de l’Europe les luttes qui se sont développées sont plus importantes, plus solides, plus puissantes et ont un impact au niveau international et européen. Nous posons la question suivante : la situation actuelle en Grèce n’est pas liée à l’activité de longue date et à l’action militante du KKE et surtout au fait que – malheureusement je dirais – il s’agit du seul parti qui propose une alternative radicale au pouvoir actuel ? Nous disons que ce n’est pas du tout un hasard. Dans les autres pays européens, ces mesures brutales ont été adoptées il y a un bon bout de temps et la résistance fut bien moindre (…)

J’aimerais clarifier la chose suivante : l’encerclement et le blocage du Parlement qui a été décidé par les syndicats et d’autres organisations, une décision que nous soutenons, n’a rien à avoir avec une initiative visant à empêcher les députés d’entrer au Parlement. Elle a un seul objectif : faire voter autant de députés que possible contre le projet de loi. Voilà ce qui nous intéresse. Car si cette loi est adoptée, il y en aura d’autres. Car il y aura une désillusion populaire que nous voulons à tout prix éviter. Voilà le rôle du blocage du parlement. Former la majorité la plus large possible pour le « Non ». Et ainsi la chute du gouvernement sera la conséquence logique de la pression populaire (…)

Il y a une troïka en Grèce sans même parler de la troïka du FMI, de l’UE et de la BCE [Ndlr : cela renvoie à la déclaration commune de trois ministres qui ont exprimé ces derniers jours leurs décision commune de défendre par tous les moyens possibles ces mesures brutales et d’intensifier les mesures répressives au nom de la lutte contre les ’groupes d’intérêt spéciaux’]et c’est pourquoi la lutte doit avoir sa propre dynamique interne afin d’avoir un impact extérieur (…) bien sûr qu’il y a des députés qui sont effrayés du coût politique de ces mesures, ils sont effrayés de la position négative qu’adoptera le peuple à leur égard.

Indépendamment des motivations individuelles de chacun, le peuple dans son ensemble sera gagnant si le projet de loi est retiré. Le 23 octobre, il faut que l’UE soit dans une situation difficile pour faire adopter ce type de mesures. Il ne faut pas oublier que des mesures similaires seront adoptées au Portugal, en Irlande et en Espagne. Si une brèche s’ouvre en Grèce, il s’agit de l’agrandir. Et ce ne sont pas les Berlusconi, les Coelho et les autres qui vont l’agrandir... ».

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


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