COMITE VALMY

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A propos du leurre social démocrate :
des primaires antipopulaires Par canaille le rouge

mardi 4 octobre 2011, par Comité Valmy


Des instruments de l’oligarchie financière euro atlantiste


Antidémocratisme primaire, ou les primaires comme outils raffiné de musellement de la démocratie. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’aucun média de toute nature, tout azimut sur l’échiquier politique, ne nous aura épargné son forcing pour nous pousser à participer à la construction du piège à enchrister la démocratie que le PS, jamais en retard d’une contribution à la bipolarisation, glisse sous les pieds du peuple pour le faire déraper. Tout faire pour que le débat citoyen indispensable trébuche pour glisser dans l’ornière de la gestion de l’alternance à l’intérieur des "lois du marché" et de" l’UE dans la mondialisation".

Avant de jeter un œil sur la pratique, il n’est pas inutile de marquer un temps d’arrêt sur les motivations des socio démocrates à enfiler la défroque des groupies de l’oncle Sam. Ce n’est pas seulement par admiration de la mode d’outre-atlantique encore que les conversions au libéralisme qui scandent le parcours historique de l’ex SFIO y tiennent une bonne place, mais aussi pour une raison de survie d’une force politique constitutive de la mécanique de sauvegarde du système.

La profondeur et la violence de la crise systémique du mode de production capitaliste sont telles que les solutions à mettre en œuvre pour en sortir n’ouvrent pas d’issue pour les forces politiques qui ne remettent pas en cause le système et qui s’inscrivent dans un cadre institutionnelle éventuellement amendable à la marge. Ce que les partis de l’internationale socialiste ont fait avec le choix initial de la sociale démocratie de renoncer à toute analyse de classe à l’image du congrès de Bad-Godesberg du SPD allemand, ce que le PCF à fait dans las années 90 quand il a admis la primauté du marché.

Pour garder la main, les partis engoncés dans le respect du cadre institutionnel, comme outil à gérer les états (qui sont de fait les outils de domination de la classe dominante), sont dans l’impossibilité de s’engager sur un affrontement autour d’une alternative qu’ils ont décidé de ne plus construire. C’est le cas pour le PS et maintenant depuis 1997 avec des subtilités plus nuancé, celui du PCF. Ils organisent le cinéma autour du combat des champions qui au bout d’un parcours de la course de chars où à chaque virage celui qui sera désigné pour avoir le droit de déboulonner celui qui est en place abandonne des pans de son armure initiale pour se parer des habits chatoyant chargés de dévoyer un clown ou deux de la piste du voisin ou d’en face pour en faire de possibles soutiens.

De ce qu’en disent nombre de cotisants du PCF, c’est ce qui s’est passé dans la façon de "choisir" Mélenchon et il semble qu’il n’y a pas qu’en Auvergne que cela à fait des dégâts qui ont élargi des profondes fissures dans un PCF plus que lézardé.

Le PS fait de même avec un en plus pour faire que les champions de la lice voisine viennent s’enrôler sous la bannière du baron rose qui sera adoubé à l’occasion des primaires.

Pour toutes les occurrences une constante : ne rien dire qui risque efficacement de nuire au capital à l’exemple de Hollande qui annonce revoir les modalités d’imposition de Total mais refuse toute idée de réappropriation collective des ressources énergétique. Par peur pour les uns par choix pour les autres pour avoir le droit à tremper leur fourchettes dans la marmite à fondue du fromage des financements de l’UE pour tous.

Le débat démocratique est confisqué et remplacé par des surenchères avec l’aide des agences de notations de l’opinion, qui a coup de sondage tentent de nous tenir en haleine pour un débat où la vacuité le dispute aux pratiques de bateleurs de foire, où plus rien des attentes sociales et des mesures à prendre pour y répondre durablement.

Dans ces conditions, le nombre de participants à ce déni de démocratie va être un des leviers pour le légitimer aux yeux de ceux qui doute. Si le PS obtient un nombre de participant à compter en centaines de milliers voir en millions, il se sentira pousser des ailes pour opposer ces bernés au mouvement social, pire, il s’appuiera dessus pour dire à ceux qui exigent des transformations par la lutte que celle-ci est vaine vu le plébiscite auquel ils auront, pour certain, participé. Déjà le mot d’ordre unanime de tous les socialiste "soyez patient rendez-vous en 2012" montre l’étendu du piège et la tension de ses mâchoires. La droite et le capital n’ont rien à y perdre, le mouvement populaire y risque son autonomie et sa capacité à agir, c’est son autonomie qui est menacé.

Il ne s’agit donc pas d’une affaire interne au PS qui ne regarderait que lui et ceux qui le soutiendrait à pour chasser Fa# de l’Elysée mais bien d’une machine à se lier les mains le contrat léonin passé lors des primaires devenant opposable aux exigences sociale au nom de la démocratie.

Pire encore, cela renverse l’espace politique durablement pour faire que les partis qui historiquement et constitutionnellement sont là pour porter les exigences et les aider à tracer leur chemin dans le cadre d’un débat annoncé comme démocratique en un moment la démocratie n’aurait plus d’autre choix que de faire semblant d’arbitrer les dérives monarchiques des pratiques institutionnelles.

Le choix historique du PS de s’inscrire dans cette logique, si une masse importante de citoyens se laisser berner par les olifants et hérauts de l’alternance ferait que la défaite attendue du candidat de la droite ultra réactionnaire se transformerait en victoire des institutions qui ont charge de préserver le système et arriverait ainsi à organiser la bipolarisation durable dont le capital a besoin pour maintenir son hégémonie et exploiter toujours plus férocement les peuples.

Voila pourquoi il n’y a rien de plus urgent que de convaincre tous ceux qui attendent avec espoir la défaite de l’UMP et de son princident que de même que choisir Mélenchon ou Hulot Face à Joly, la participation aux primaires du PS revient à se tirer une balle dans le genou. Les séquelles sont durable et la rééducation douloureuse et particulièrement lourde à mener. Ne pas y participer, convaincre de ne pas y aller ne serait-ce que pour donner en creux une dimension de classe à ce qui sortira ce cette mascarade.

Qu’on ne puisse opposer au gréviste de PSA, à l’institutrice de la CUB , à ceux de chez Doux le vote des primaires à Aulnay, à Lormont ou dans le Finistère. Qu’un vote issu de zones urbaines ne serve pas, passé le printemps 2012, de rejeter les exigences de démocratisation et d’efficacité du système scolaire et universitaire. Que ces primaires soit ramenées à un débat interne d’une force politique ringarde qui se choisi sont candidat.

Puisque l’élection aura lieu, la seule façon de s’en servir est de faire que la question de la rupture soit posée et passer de l’indignation à la subversion. Pour l’instant ce n’est pas dans l’air du temps mais devant les ravages que le capital fait sur toute la planète l’urgence de construire l’alternative rien de plus urgents.

Osons le dire …et le faire : subversif parce qu’anticapitaliste de tous le pays concertons nous et agissons pour proposer et aider à casser ce système.

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/article-des-primaires-antipopulaires-85670780.html


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