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Les bla-bla-bla du "Président" sont-ils crédibles ?

La question (européenne) ne sera pas posée ! par jean Lévy

samedi 7 février 2009, par Comité Valmy


Voir en ligne : http://canempechepasnicolas.over-bl...

Le Président de la République, jeudi soir, face aux médias, a déclaré que les entreprises, recevant des fonds d’Etat, devraient s’engager, en contrepartie, à ne plus "délocaliser" leur production, voire à la "relocaliser" en France. En l’occurence, étaient visés par cette déclaration, les industriels de l’automobile, tels Renault et Peugeot. Position logique pour les salariés de ces firmes, en premier lieu, et pour l’ensemble des citoyens de notre pays, que de ne pas subventionner l’abandon de la production nationale au profit de l’étranger. Mettant les points sur les i, Nicolas Sarkozy a cité, comme exemple, le cas des délocalisations en République tchèque.

Ces fortes paroles, la mâle assurance du Président en la matière, n’ont qu’un défaut : elles sont contraires à ce qu’on nomme, dans le jargon européen, les "acquis communautaires". En effet, tous les traités en vigueur dans l’Union européenne, repris par le fameux traité de Lisbonne, enfant adoptif et chéri de Nicolas Sarkozy, stipulent clairement "la libre circulation des hommes, des capitaux et des marchandises" au sein de l’UE.

Cette disposition obligatoire pour tous ls 27 Etats, découle de la philosophie même de l’Union depuis le Traité de Rome, en 1957 : la loi sacrée du "marché unique" et de "la libre concurrence, non faussée". Ces règles absolues constituent la Bible, le Livre Saint, en vigueur dans l’Union européenne. Nicolas Sarkozy, jusqu’à ces derniers jours, voulait être le croisé le plus inflexible de cette nouvelle religion, jusqu’à se faire l’avocat le plus exigeant de la substitution de la règle de la majorité à celle d’ l’unanimité comme disposition essentielle du traité de Lisbonne. N’avait-il pas condamné, de la manière la plus vigoureuse, au G20, en novembre dernier à Washington, toute politique protectionniste de la part des Etats ?

Or, jeudi, face à quatre "journalistes", muets sur cette contradiction, le président de la République s’est fait le champion résolu de la "protection" de notre industrie automobile" ! Le président en exercice du Conseil européen, le Premier ministre tchèque, s’est élevé avec véhémence contre les déclarations présidentielles françaises, qu’il a jugées contraires à la lettre et à l’esprit des traités européens.

Ce qui est l’évidence. Mais les médias de notre pays ont présenté le litige comme une affaire franco-tchèque, dans le cadre de divergences entre Prague et Paris. Pas la moindre allusion à la radio ou à la télé sur la mise en cause, par Nicolas Sarkozy, des loi régissant l’Union européenne. Surtout ne pas mettre l’accent sur le divorce entre les propos matamores du Président et ses positions ultra européennes, qui guidaient, jusqu’ici, sa politique, telle est la ligne de la Propaganda Abteilung française.

Mais il faudra bien que la clarté se fasse, et rapidement. Ou Nicolas Sarkozy bafoue les règles intengibles euopéennes, et se met, de facto, hors de l’UE en "protègeant" l’industrie automobile française, ou sa déclaration du 5 février n’était que propos démagogiques, forfanterie sans lendemain, comme du temps où il se proclamait le "Président du pouvoir d’achat"...

3 Messages de forum

  • J’ai entendu à la radio, il y a quelques jours, que Mme Merckel refusait, pour l’instant, de soumettre son pays aux règlements du traité de Maastricht . Celà devient n’importe quoi et donne bien l’impression que le capitalisme est complètement désorienté . Si nous ne prenons pas les rênes ils nous entraîneront dans une catastrophe dont nous ferons (nous faisons déjà)les frais . Alors, que nous reste-t’il à faire ? Salut à tous .
  • La question (européenne) ne sera pas posée ! par jean Lévy

    9 février 2009 09:32, par Roquefornication

    Chacun pour soi au sommet des Etats, et la merde pour nous tous qui les faisons rois et reines.

    Je ne comprend que des personnes sur le Net ou sur papier commentent les propos de l’autre allumé.

    Il ment la plupart du temps, et quand il ne ment pas, il se trompe. Et quand il ne se trompe c’est qu’il a pris une mesure au service de la racaille financière.

  • Le plus regrettable, c’est que les organisations de "gauche" et même "anti-capitaliste" n’en disent pas un mot non plus.

    Comment faire croire que les problème peuvent être résolus sans quitter cette Union Européenne fabriquée pour et par des financiers.


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