COMITE VALMY

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Sorbonne le 2 février 2009

Motions votées par la Coordination Nationale des Universités réunie en Sorbonne

mardi 3 février 2009, par Comité Valmy

Merci, chers collègues et amis, de prendre connaissance des motions votées ce jour par la coordination nationale des universités, pour que vous sachiez que nous n’avons pas fait cet après-midi que battre des mains, ce qui nous a valu sur France 2 quelques secondes de vue sur l’amphi Richelieu de la Sorbonne, sans le moindre éclairage sur le dossier ‑ soit nettement moins de temps que celui consacré au plumage des oies vivantes en Hongrie, opération qui au contraire a été accompagnée d’une ample explication, fort larmoyante au surplus : mon conjoint en a pertinemment déduit que la rédaction de cette chaîne publique de télévision se montrait infiniment plus sensible au plumage des volatiles qu’à celui des personnels de l’université. Certains collègues me semblent à cet égard conserver des illusions excessives sur le rôle que pourrait jouer la grande presse dans l’information objective de la population sur notre mouvement et donc son éminente contribution au succès de celui-ci.

Merci de diffuser largement, et notamment parmi les enseignants des premier et second degrés, qui seraient, si le gouvernement était en mesure de faire triompher ses décrets, les prochains directement frappés par la casse du statut et par la suppression des concours de recrutement de personnels titulaires – deux mesures visant à la liquidation pure et simple du statut de la fonction publique dans tous les cycles de l’Education nationale. Or, ces collègues ne sont pas, pour l’instant, alertés par leurs syndicats sur les menaces qui pèsent directement sur eux, y compris par le SNES, élément constitutif de la FSU, à laquelle appartient également le Snesup qui, lui, participe actuellement à la défense des universitaires.

Bien cordialement, Annie Lacroix Riz


Motion n°1

Comme celle du 22 janvier 2009, la Coordination Nationale réunie le 2 février 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d’emplois. Elle exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche. Elle soutient les mobilisations en cours. Elle constate que les Ministères n’ont, à ce jour, pas retiré :
-  le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
-  la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés. En conséquence, la Coordination Nationale appelle l’ensemble des universités à rejoindre le mouvement de grève totale, reconductible, illimitée, déjà engagée dans certaines universités. Le 2 février 2009, l’Université et la Recherche s’arrêtent. Votée à l’unanimité moins 2 abstentions


Motion n°2

La Coordination Nationale du 2 février appelle toute la communauté universitaire et le monde de la recherche (enseignants, chercheurs, étudiants, ITA, personnels administratifs, techniques et de bibliothèque, ainsi que les contractuels et vacataires) à entrer dans une lutte active. Elle appelle la communauté universitaire et le monde de la recherche à :
- une journée nationale de manifestations et d’actions le jeudi 5 février ;
- une manifestation nationale qui mène au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (1 rue Descartes, Paris), le mardi 10 février ;
- une cérémonie nationale de non remise des maquettes de Masters le vendredi 13 février devant le Ministère et les rectorats ;
- boycotter les expertises pour l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) et l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) ;
- faire cours en dehors des cadres habituels ;
- appeler les organisations syndicales et intersyndicales à faire le lien avec le primaire et le secondaire ;
- imaginer toute forme d’action et de lutte qui alerterait collègues et citoyens sur le démantèlement du service public d’éducation et de la recherche. Elle encourage chaque université à élire, pour la Coordination, trois représentants enseignants-chercheurs/enseignants/chercheurs, un représentant BIATOSS et un représentant étudiant (5 personnes maximum). Votée à l’unanimité moins 2 abstentions


Motion n°3

Depuis près de deux ans, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a décidé et fait voter à la hussarde une série de « réformes » sans aucune négociation :
-  la loi LRU ;
-  la transformation radicale des organismes de recherche en agences de moyens ;
-  le pilotage, par le pouvoir politique, de la Recherche et de l’Université ;
-  la remise en cause des statuts nationaux ;
-  le démantèlement des concours nationaux de recrutement des enseignants des premier et second degrés, et le projet de « mastérisation » de la formation des enseignants ;
-  le projet de contrat doctoral. Parallèlement, le Ministère a supprimé 1090 postes et développé la précarité des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des personnels administratifs, techniques et de bibliothèque. Pour mettre fin à cet autoritarisme, la Coordination Nationale des Universités réunie le 2 février 2009 exige :
-  le retrait du projet de décret sur les statuts des enseignants-chercheurs, et la restauration des cadres nationaux des diplômes et des statuts ;
-  le retrait de la « réforme » de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés ;
-  l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche et de la fonction publique en général ;
-  le retrait du contrat doctoral ;
-  la restitution des postes supprimés et la résorption de la précarité chez les enseignants, les chercheurs, les BIATOSS et ITA par un plan pluriannuel de création de postes ;
-  la titularisation des personnels contractuels. La Coordination Nationale constate que toutes ces contre-réformes résultent de la loi LRU. En conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi garantissant démocratie, collégialité, indépendance et liberté, car l’Université n’est pas une entreprise et le Savoir n’est pas une marchandise. Votée à l’unanimité moins 1 contre et 4 abstentions


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