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Source : SANA - L’Agence de presse Arabe Syrienne

Le président al-Assad devant l’Assemblée du peuple : Le citoyen est notre boussole

lundi 29 mai 2017, par Comité Valmy

Le Comité Valmy estime important de contribuer à faire connaître ce discours d’une grande signifcation politique et statégique de Bachar al Assad. Il intéressera tous les anti-impérialistes, tous ceux qui combattent la politique occidentaliste de remodelage du Grand Moyen Orient conduite par Obama et les vassaux de l’impéralisme états unien.

Pour apprécier toute la portée de ce discours, nous estimons toutefois que le mieux est de le suivre intégralement en vidéo, introuvable atuellement.

Claude Beaulieu - Mars 2011


Damas 30 mars 2011 - S’adressant au peuple de Syrie de la tribune de l’Assemblée du peuple, le président al-Assad a parlé de sentiments où se mélangent la fierté d’appartenir au peuple de Syrie, la reconnaissance pour l’amour et l’honneur dont ce peuple l’avait entouré, et la tristesse et le regret pour les victimes des événements qui s’étaient passés, et de responsabilité de veiller sur la stabilité et la sécurité de la patrie.

"Je m’adresse à vous à un moment exceptionnel où notre unité est mise à l’épreuve. Une épreuve que les complots ininterrompus contre la patrie l’avaint imposée et que notre volonté, notre cohésion et la volonté de Dieu nous avaient fait à chaque fois réussir à affronter", a indiqué le président al-Assad, affirmant que la Syrie restera la forteresse glorieuse invincible.

Le président al-Assad a dit avoir délibérément reportée ce discours attendu par le peuple de Syrie, pour que l’image des événements se complète dans son esprit.

"Nous reconnaissons à nos ennemis, qui travaillaient d’une manière organisée et programmée à porter atteinte à la stabilité de la Syrie, leur intelligence dans le choix des méthodes fort développées, mais encore leur stupidité en faisant un faux choix quant au pays et au peuple avec lesquels tels complots ne réussissent pas", a poursuivi le président al-Assad, ajoutant : "A ceux-ci nous disons : Vous n’avez d’autre choix que d’apprendre la leçon de votre échec ; et au peuple de Syrie : Vous n’avez qu’à continuer à prendre l’enseignement de vos succès".

Le président al-Assad a évoqué les grandes transformations qui se déroulent depuis des mois dans la région ; "des transformations de grande importance qui laisseront leurs effets sur toutes la région sans exception, et peut-être au-delà de la région", a-t-il affirmé, soulignant que ce qui se passe sur la scène arabe renforce le point de vue de la Syrie et traduit une unanimité populaire "qui doit nous soulager parce que l’état populaire arabe, marginalisé pendant trois décennies ou plus, est retourné au cœur des événements dans la région, que cet état arabe n’a pas changé et n’a pas été apprivoisé".

"Vous vous rappelez que j’ai toujours parlé dans mes précédents discours de la rue arabe, de la boussole de la rue arabe, de l’avis du citoyen. Beaucoup, surtout dans la presse, s’en était moqué, les hommes politiques l’en avaient renié tout en souriant ; quand les pressions sur la Syrie s’étaient resserrées et qu’ils venaient nous présenter des avis contraires à nos intérêts, ou visant la résistance et les autres arabes, je leur disait : Même si j’accepte, moi, le peuple ne l’accepterait pas et dans ce cas le peuple me renierait et ceci serait alors un suicide politique. Ils souriaient alors incrédules. Aujourd’hui, et après ces mouvements, plusieurs rencontres avaient eu lieu durant lesquelles j’avais répété les mêmes propos, et, voilà, ils m’approuvaient", a indiqué le président al-Assad.

Le président al-Assad, soulignant le retour de la tendance des peuples arabes vers les causes arabes centrales, avec en tête la cause palestinienne, a souhaité que les transformations précitées changent la voie qu’avait prise la cause palestinienne pour passer de celui des concessions à celle de l’attachement aux droits.

"Dans tous les sens, ce qui se déroule semble positif ", a estimé le président al-Assad qui trouve nécessaire de plâtrer la scission interarabe.

Le président al-Assad a, par ailleurs, affirmé que la Syrie fait partie de la région dont elle subit l’influence comme elle influence et réagit, mais qu’en même temps nous ne sommes pas une copie des autres pays.

Sur le plan local, le président al-Assad a indiqué que la politique de la Syrie repose sur le développement et l’ouverture, sur la communication directe avec les citoyens. "Je parle de principes généraux de la politique intérieure, loin des aspects positifs ou négatifs, ou de ce qui a été réalisé ou non", a-t-il précisé, "alors que la politique étrangère repose, a-t-il ajouté, sur l’attachement aux droits nationaux et à l’indépendance, le soutien aux résistances arabes quand il y a une occupation. "Le lien entre ces deux politiques, et j’en répète le mot, la boussole, en est le citoyen.

Quand on en déroge, c’est le rôle des institutions de redresser cette déviation", a-t-il précisé.

"En tout cas, ces deux volets de la politique syrienne avait créé cet état d’unité nationale sans précédente en Syrie, et c’est cette unité qui était la protectrice réelle de la Syrie durant les étapes écoulées, surtout durant les dernières années quand les pressions avaient commencé à peser sur elle et quand elle avait réussi à démanteler les grandes mines devant sa politique ce qui lui a conservé sa position "et ceci, bien sûr, n’a pas tranquillisé les ennemis qui allaient rechercher de nouveau moyen pour l’affaiblir", a averti le président al-Assad, soulignant la nécessité de travailler encore plus pour se protéger de n’importe quel complot qui viendrait de l’extérieur.

Le président al-Assad a affirmé que la Syrie est aujourd’hui la cible d’un grand complot dont certains fils se trouvaient dans des pays lointains et proches, et dont autres se trouvent à l’intérieur, et qu’il compte par le timing et non par la forme sur ce qui se déroule dans les autres pays arabes.

Evoquant ce qui se déroule actuellement sur différentes scènes arabes, le président al-Assad a souligné que ceux qui étaient à l’origine des troubles avaient mêlé, d’une manière fort intelligente, trois facteurs : la sédition, la réforme et les besoins quotidiens. Tous le peuple de Syrie prône les réformes, la majorité du peuple de Syrie avaient des besoins non encore satisfaits, ce qui est entré en ligne c’est la sédition qui a pris les deux autres facteurs comme couverture et réussi à tromper nombre de personnes qui étaient sorties au début. On ne peut donc pas dire que tous ceux-ci étaient des conspirateurs ; ce n’est pas correct, soyons réalistes et clairs.

"Nous n’avions pas compris ce qui se passait que quand les actes de sabotage avaient commencé. Quel lien peut-il être entre sabotage et réforme ?, entre réforme et tuerie ?", a poursuivi le président al-Assad qui a stigmatisé la position de certaines chaînes de télévision qui persistaient à parler de "théorie de conspiration". "Ce n’est point une théorie de conspiration, il y a une conspiration", a-t-il insisté, évoquant nombre de cas où ces chaînes rapportèrent des actes de sabotages commis une heure avant.

"Au début, il était difficile d’intervenir, or alors la confusion serait faite entre sédition et réforme ; quand le peuple a découvert la vérité les choses sont devenues plus aisées, et comme vous aviez remarqué l’état alors s’était replié et laissé aux citoyens de riposter ce qui a permis un traitement sain du problème et la conservation de l’unité nationale", a expliqué le président al-Assad, réitérant : "Nous sommes pour les réformes ; répondre aux besoins des citoyens est de notre devoir, mais nous ne sommes certainement pas pour la zizanie".

"Ce que nous voyons aujourd’hui n’est qu’une étape et on ne sait pas si elle est une première phase ou une phase avancée. Ce qui nous importe c’est qu’elle tombe la dernière phase qui vise à affaiblir et à effriter la Syrie", a insisté le président al-Assad qui s’attendait à ce que les plans continuent et se développent.

Passant aux détails, le président al-Assad a souligné que les conspirateurs avaient commencé par l’instigation via l’Internet et les chaînes satellitaires sans aboutir, et passé à la falsification des informations, de l’image et des photos pour arriver enfin au stade confessionnel à travers des SMS instiguant une confession contre une autre. "Ils ont réussi à un certain point à faire descendre les gens dans les rues et quand on avait réussi à prévenir la sédition ils s’étaient servis de l’arme et ont tué nombre de personnes. Quand il y aurait du sang l’équation se complique", a-t-il expliqué.

Le président al-Assad a parlé d’un organisme structuré mais dont la structure n’est pas encore entièrement découvert. "La structure est composé de groupes de soutien, groupes d’informations, groupes de falsification et groupes de témoins oculaires, et ils ont commencé par Daraa avant de passer à d’autres gouvernorats dont Lattaquié, terrorisant les gens et commettant des tueries.

"Pourquoi Daraa ? Certains disaient que c’est parce qu’elle est sur les frontières, mais tout étant sur les frontières, Daraa est dans le cœur de chaque Syrien, Daraa, avec Quneitra et une partie de la banlieue de Damas sont les premières lignes de la défense de Syrie, quelqu’un qui défend la Patrie ne pourrait conspirer contre la patrie", a poursuivi le président al-Assad, avant de souligner que les Daraoui sont des patriotiques sincères et fidèles et ce sont eux qui neutraliseront ceux qui avaient cherché l’agitation et l’atteinte à la cohésion nationale.

Le président al-Assad a affirmé que des instructions strictes et claires étaient données pour empêcher l’atteinte de n’importe quel citoyen. "Malheureusement, quand les choses arrivent à la rue ça mène à l’agitation, la réaction devient le maître et le sang coule et c’est ça ce qui s’est passé", a expliqué le président al-Assad, déplorant que le sang versé est un sang syrien dont nous sommes tous concernés, or les victimes sont nos frères et leurs familles sont les nôtres. Il est nécessaire d’en connaître les raisons, d’en chercher les responsables et de demander des comptes. Travaillons alors pour guérir la blessure et recouvrir l’harmonie et l’affection dans notre grande famille", a insisté le président al-Assad.

Le président al-Assad a affirmé d’autre part que ce qui se déroule actuellement ressemble à la guerre virtuelle qu’on avait lancée en 2005. "J’avais dit alors qu’on voulait de nous de concéder à travers une guerre virtuelle menée sur l’internet et par les médias ; aujourd’hui c’est la même chose mais sous d’autres titres : le chaos sous le titre de la réforme ce qui mène à une division confessionnelle, des confessions inquiètes qui s’entrechoquent et entraînent la défaite virtuelle de la Syrie. Cette défaite virtuelle planifiée en 2005 nous l’avions fait tomber grâce à la conscience de notre peuple, cette conscience qu’il faut promouvoir incessamment étant le garant de la Syrie".

Passant à la question intérieure, le président al-Assad a tenu à expliquer comment pense-t-il pour qu’on comprenne ultérieurement chaque décision prise.

Evoquant la série de décisions lancées jeudi dernier, le président al-Assad a commencé par poser la question de savoir est-ce ces décisions ont été prises sous le poids de l’évènement sans lequel elles n’auraient pas été prises ? Ou sous le poids des pressions populaires ? "La relation entre Etat et peuple ne pourrait être une relation de pressions, les besoins de la société ne pourraient s’appeler "pressions", les besoins sont des droits et quand le citoyen revendique ses droits il est normal de les satisfaire. La seule pression que le responsable pourrait y être soumis c’est la confiance qu’on lui porte, la responsabilité qu’il assume, et encore la conscience éblouissante dont les masses avaient fait preuve et qui implique à la lui rendre", a-t-il affirmé.

Le président al-Assad a repris que les décisions relancées jeudi, ne venait pas du vide, elles ont été prises en effet en 2005 par le Congrès du Parti Baas Arabe Socialiste partant de la conscience en notre besoin de la réforme.

Le président al-Assad a passé ensuite en revue les événement qui s’étaient succédés depuis l’an 2000 où il avait lancé l’idée de la réforme dans son discours d’investiture : L’intifada et la conspiration qui avait visé la résistance deux mois après le discours d’investiture, puis le 11 septembre 2001 qui a entraîné les accusations portées à l’Islam et aux Arabes, l’occupation de l’Afghanistan et puis de l’Irak, la conspiration sur la Syrie "qui devait alors payer le prix de sa position contre l’invasion de l’Irak, le problème du Liban en 2005 puis la guerre israélienne contre le Liban en 2006, la guerre contre Gaza fin 2008, en plus de quatre ans de sécheresse qui a affecté le programme économique… "Tout ceci a mené à un changement des priorités, et la première priorité était devenue alors la stabilité de la Syrie, puis c’était le quotidien de la vie du citoyen", a expliqué le président al-Assad, ajoutant qu’on pourrait reporter un communiqué publié par un Parti mais non une nourriture dont un enfant avait besoin, qu’on pourrait reléguer au deuxième plan une souffrance résultante de la loi d’urgence ou de n’importe quelle autre loi ou mesure, mais non la souffrance d’un enfant dont le père ne peut pas traiter par manque d’argent et parce que l’Etat n’a pas encore le médicament et le traitement qui lui est nécessaire.

Le président al-Assad a affirmé que les deux années 2009 et 2010 étaient meilleures et que la Direction Régionale du Parti avaient mis entre les mains l’avant projet de la loi sur les Partis et de la loi d’urgence, le retard est du à certaine lenteur ou à une question de routine.

"Le gouvernement même devrait démissionner dans cette étape et nous avons cette année le 11ème Congrès régional du Parti. Nous avons pensé qu’il fallait réaliser les décisions prises par le Congrès précédent avant la tenue du 11ème Congrès. Ceci pour dire que la réforme n’est pas le reflet d’une vague qui passe sur la région", a indiqué le président al-Assad, rappelant avoir répondu au journaliste de Journal Wall Street sur la réforme en Syrie : Si vous n’aviez pas commencé par la réforme c’est donc que vous êtes en retard.

Et d’ajouter : "La réforme aujourd’hui doit refléter dix ans passés et se refléter sur dix ans à venir. Rester sans réformes est destructeur pour le pays mais l’essentiel est de savoir quelle réforme désire-t-on".

Le président al-Assad a parlé d’autres mesures qui seraient annoncées prochainement dont celles concernant le renforcement de l’unité nationale, la lutte contre la corruption, les médias, les opportunités de travail…

Le président al-Assad a stigmatisé la prestation de certaines chaînes satellitaires "qui vont affirmer que ceci n’est pas suffisant", leur affirmant "qu’au fait on n’a pas ce qui suffit pour détruire notre patrie". Le président al-Assad d’affirmer : Nous n’aimons pas la zizanie, nous n’aimons pas le sang, ni la tension ; toutefois, les crises sont un cas positif quant en en sort gagnant ; et en effet, la force de la Syrie est tirée du nombre des crises qu’elle avait affrontées au fil du temps, la chose qui lui a donné davantage de force et d’immunité.

Et de poursuivre : Enterrer la sédition est un devoir national, moral et religieux, et chacun pouvant le faire et ne le fera pas en serait partie. Conscient ou à son insu, il contribue à tuer sa patrie. La question n’est pas une affaire d’Etat mais de Patrie. Le peuple de Syrie est un peuple pacifique et affectueux, mais il n’hésitera pas à défendre ses causes et ses intérêts et si la guerre nous serait imposée, soit.

Le président al-Assad a tenu enfin à rendre hommage aux Syriens qui avaient démontré hier lors des manifestations de millions leur souci de la Patrie, leur affirmant que c’est lui qui donne la vie pour la patrie et le peuple. Et de terminer par l’affirmation que la Syrie restera "ferme, résistante et imprenable".

Gh.H.

Mise en ligne par CV le 31 mars 2011


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