COMITE VALMY

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Eoliennes
Quelques notes sur la soirée du 26 août 2021
à Saint Clément des Baleines, sur l’île de Ré.

samedi 4 septembre 2021, par Comité Valmy


Eoliennes

Quelques notes sur la soirée du 26 août 2021 à Saint Clément des Baleines, sur l’île de Ré.

Une réunion avait été annoncée dans le journal de l’île , le « Phare de Ré », organisée par différentes associations, dont le collectif « NEMO » (« Non à l’Eolien en Mer d’Oléron »), la LPO, (ligue de Protection des Oiseaux) , L’ASPC (Association de préservation des Sites de la Couarde). Une projection du film « Océan, ma voix des invisibles, Eoliennes une drôle de guerre », a été faite. Dominique Chevillon, président de la LPO, ancien président du CESIR de Nouvelle Aquitaine présenta le problème., ainsi que le président des Amis de l’île de Ré, Claude Yves Rieg. Un représentants des marins pêcheurs participa au débat ;

Le parc prévu au large des côtes de Vendée et de Charente Maritime sera le plus grand d’Europe, selon Castex, et s’inscrit dans un plan gigantesque d’éoliennes en mer pour toute la France. Ce seront des milliers d’éoliennes qui occuperont la surface maritime de Royan aux Sables-d’Olonne (2400 monstres de 260 mètres de haut) .
Le parc pose des problèmes économiques, écologiques, financiers :

1)Problèmes économiques.

La construction de ces parcs nourrit essentiellement des emplois à l’étranger. Elles sont certes assemblée en France, mais elles ne donnent que 3 à 6% des emplois sur le territoire national. Les acteurs sont essentiellement allemands (Siemens), américains (GE, même si le mari de Valérie Pécresse est directeur monde de GE pour les ENR, remarque personnelle), espagnols (Iberola), danois, voire chinois… et autres (Windeurope ?). La hausse des coûts de l’électricité, due à ces « énergies renouvelables », permet de payer, par le biais de fonds de pensions, les retraites d’américaines, entre autres (48% pour les acteurs de ces parcs éoliens). Elles vont détruire toutes les activités nautiques, de plaisance, de pêche, de ressources halieutiques, sur la vaste zone d’implantation. Au moment où la pêche française est menacée par les restrictions dues au Brexit. 9400 emplois directs et indirects sont ainsi menacés. 4 ports La Côtinière, La Rochelle, Arcachon, Les Sables-d’Olonne, verront leur activité tuée. L’UE propose des « indemnisations » de la destruction de leur outil de travail. De plus L’UE autorise la destruction sans problème de 60 espèces protégées, et nourricières, lors de ces parcs éoliens Le tourisme sur nos côtes sera aussi impactées, par la vision de ces « allumettes », par milliers, au large, ainsi que par les conséquences météorlogiques, environnementale (courants, détergent pour les pales répandus par hélicoptère, brassage et pollution des eaux et des fonds…). Soulignons que le temps de vie de ces éoliennes ne sera que de 15 à 20 ans. Que deviendront les épaves ?, surtout si « l’opérateur » dans ces temps futurs saura se mettre à l’abri dans des îles lointaines.

2) problèmes écologiques :

Ces éoliennes, qui devront être remplacées au bout de 15 à 20 ans, vont anéantir les fonds marins, par les empreintes en béton, les cables d’évacuation de l’électricité, les détergents utilisés. Les pilons utilisés pour enfouir sur des dizaines de mètres les tubes de 8 mètres de diamètres, support des monstres de 260 mètres de haut au dessus de niveau de la mer , peuvent selon les géophysiciens provoquer des séismes comme il en advenu récemment en Alsace et dans la Drôme, suite à des forages géothermiques ou l’exploitation de carrière. Et nous sommes dans une zone sismique, comme l’a montré le séisme de 1974. Ce gigantesque parc se fait dans une zone « Natura 2000 » et un « Parc Naturel », plein d’espèces protégées , mais l’urgence « climatique » permet à Bruxelles de lever toutes ces protections. Le paradoxe, c’est que ces éoliennes, associées à la fermeture de 14 réacteurs prévues « en même temps « , va causer une forte augmentation de l’émission de gaz à effet de serre. Les éoliennes ont une puissance au cube de la vitesse du vent (par exemple, de 30 à 60 km/h, elles donnent 8 fois plus de puissance, mais s’arrêtent au delà d’une vitesse critique, au risque de s’envoler…Ces énergies intermittentes sont donc obligatoirement accompagnée de puissances pilotables (Thermiques, nucléaires, hydrauliques). En absence de puissance suffisantes sur le nucléaire (fermeture en France de Fessenheim puis de 14 réacteurs) et de l ‘hydraulique, (saturé), c’est le gaz et le charbon qui supplée, d’où la flambée des émissions de CO2 en Allemagne, et la tentative de considérer le gaz comme « énergie propre » (480 g de CO2/kwh contre 6g pour le nucléaire) par le gouvernement allemand (et espagnol ?) Comme je l’ai explique dans ma courte question, pourquoi ne pourrait on pas attaquer en justice l’UE ou la France pour violation du traité de Paris (COP21) ?

3) problèmes financiers et démocratiques

La construction de ces parcs se font en toute opacité : sous prétexte de « secrets industriels », les données obtenues dans les autres parcs concernant l’environnement sont secrètes. La pyramide d’actionnaires, d’acteurs financiers et industriels, qui changent d’ailleurs rapidement, assure à la fois une rentabilité maximale et une irresponsabilité totale pour les différends acteurs qui agissent, y sur la chaîne de décision, avec une possibilité de recours réduite au minimum (pas d’appel possible, avocat exigé). Les enquêtes d’ »utilité publique » concluent toujours avec un « avis favorable » alors même que la majorité des populations expriment un avis opposé. Et ceci alors que les traités internationaux (Convention d’Aarhus) stipulent que les populations doivent donner leur accord.

Un autre filme sur les éoliennes mérite d’être vu : « mes éoliennes, du rêve à la réalité ». Dans le film présenté lors de cette soirée, il était effrayant de voir la marine nationale, qui devrait protéger nos côtes, attaquer nos marins pêcheurs pour permettre à une entreprise étrangère assez opaque (pavillon luxembourgeois !?) de détruire nos côtes, notre littoral, nos emplois, nos ressources halieutiques… notre vie. Le préfet maritime assume de faire respecter « l’ordre public ». Quel ordre permet une telle prédation ?

Un intervenant, lors du débat (réduit) a fait remarquer qu’il s’agit d’une gigantesque « escroquerie écologique, économique, financière, économique … ».

J.M.
3 septembre 2021


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