COMITE VALMY

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Communiqué de l’association « Initiatives pour le Climat et l’Energie » du 5 juin 2021

mardi 8 juin 2021, par Comité Valmy


L’association « Initiatives pour le Climat et l’Energie » questionne les candidats aux élections régionales et départementales.

Notre association, de par ses statuts, a pour objectif d’informer sur les questions de climat et d’énergie, et d’agir dans ces domaines, ainsi que pour la défense des de la souveraineté industrielle et économique de notre pays.

La question des prétendues « nouvelles énergies renouvelables » (ENR), en premier lieu le solaire photovoltaïque et l’éolien, est à l’ordre du jour en France, car :
1) Elle provoque des dépenses que le consommateur et le contribuable doivent couvrir, qu’il soit un particulier, une entreprise ou une administration. Or l’électricité française, grâce au parc hydraulique et nucléaire existant, permet à la France de disposer, sur l’ensemble du territoire national, d’une électricité déjà décarbonée et diversifiée. Elle est l’une des moins chères d’Europe, et bénéficie pour l’acheminement de la péréquation tarifaire.

2) Elle déstabilise notre système de production d’électricité, public et national, au profit d’opérateurs privés et d’intérêts financiers. Ces derniers souhaitent bénéficier d’abord d’une régulation publique en leur faveur au détriment du contribuable, du consommateur d’énergie et de l’intérêt général.

3) Elle ravage nos paysages et nos espaces maritimes côtiers, par un impact visuel et écologique majeur.

4) Elle asservit notre pays à des consortium multinationaux, industriels, gaziers, financiers, mettant en péril notre indépendance, notre souveraineté, et menaçant emploi et savoir faire.

5) De par leur nature intermittente, et faute de solution de stockage adaptée, les ENR nécessitent des sources importantes d’appoint permanentes, qui, avec la fermeture non motivée pour des raisons scientifiques, économiques ou de sûreté, de nos centrales nucléaires, et le bradage de nos barrages, provoqueront en France une augmentation massive des émissions de gaz à effet de serre. Ceci est constaté en Allemagne, obligée de continuer à devoir faire appel massivement au gaz et au charbon pour la production d’électricité.

6) Elle induit un risque majeur de l’interruption brutale de la fourniture d’électricité (« black out »), par rupture de l’équilibre du réseau.

En particulier, au large du littoral français, notamment en Charente Maritime et en Vendée, à la suite des programmes en Bretagne, en Normandie, en Picardie et Flandres, malgré l’opposition de larges secteurs de la population, et avec des consultations biaisées et d’ailleurs jamais prises en compte, comme pour les implantations à terre, de vastes parcs d’éoliennes sont prévus. Cette implantation se fait souvent en zone de parc naturels, sites classés, zones de pêche côtières et touristiques. Les coûts d’investissements et d’exploitation devront intégrer un contexte maritime particulièrement contraignant. Les montants financiers en jeu engageront l’avenir et entraveront des investissements autrement pertinents.

Nous demandons donc aux candidats quelles actions ils comptent entreprendre :

1) pour faire cesser ces opérations de soutien massif de notre gouvernement à des programmes industriels dont la finalité répond d’abord à des intérêts financiers avant l’intérêt général, celui du consommateur et du contribuable,

2) pour exiger toute la transparence sur les motivations qui conduisent à favoriser des régulations publiques favorables à l’implantation et au financement de telles aberrations écologiques comme industrielles.

Nous leur demandons aussi de se prononcer pour une véritable décarbonation de notre économie et de nos territoires. Cette décarbonation nécessite un soutien durable de l’énergie nucléaire. Elle nécessite aussi le développement, dans un cadre public en concertation étroite avec les collectivités locales et territoriales, des nécessaires infrastructures pour une mobilité électrique bas carbone, en premier lieu dans un système de transport ferré, local et national, de voyageurs et de marchandises accessible au plus grand nombre.


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