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D’une soumission à l’autre :
des cabris aux méchouis
Général Henri Roure

samedi 17 avril 2021, par Comité Valmy


D’une soumission à l’autre : des cabris aux méchouis

J’ai vu avec dégoût et colère, mais aussi, je dois l’avouer, avec un fond de contentement, l’humiliation subie par la présidente de la commission européenne, madame Ursula von der Leyen et l’air ahuri de son collègue Charles Michel, incapables, tous deux, de réagir à l’affront fait par le dictateur islamiste ottoman. L’Union Européenne, je venais d’en avoir une preuve éclatante, ne présente aucune consistance à l’extérieur de ses limites, mais continue cependant à vouloir s’ériger en gouvernement pour les peuples qui s’y sont enfermés. Elle affaiblit les États et notamment le nôtre dont le gouvernement est incapable de logique, de cohérence et de dignité dans les affaires internes et dans celles de ce monde, parce qu’il veut absolument conférer à cette organisation internationale des pouvoirs qu’elle sera toujours incapable d’assumer. Elle ne le pourra pas pour la bonne et simple raison qu’elle est devenue le relai fidèle et maladroit de la puissance étatsunienne contre la volonté des peuples et ne sert en rien les intérêts de chacun de ses membres.

Pourtant, bien des signes, de plus en plus nombreux, manifestent les volontés d’affranchissement du joug auquel les États se sont eux-mêmes soumis. Hongrie et Pologne, pour n’évoquer que ces deux pays, n’ont vu dans l’UE qu’un marchepied pour intégrer l’OTAN et restent fidèles malgré les injonctions de Bruxelles à une vision nationale de leurs choix.
Le Royaume-Uni a écouté son peuple et, en conformité avec son histoire, s’est retiré d’un système sur le point de piéger son destin de puissance. Mais ces pays ne sont pas des exceptions. La cour de Karlsruhe, dès 2009, alors qu’il s’agissait de ratifier le traité de Lisbonne par l’Allemagne, avait imposé une vision réductrice des compétences européennes, en rappelant que l’UE ne pouvait se prévaloir d’une souveraineté comparable à celle des États.

L’Allemagne, pilote de l’UE et allié majeur des États-Unis, a bien saisi la portée de ces conclusions souhaitées et mène seule une politique économique, industrielle, financière, migratoire et militaire, pour son seul bénéfice. Pour l’heure l’UE s’inclut dans son intérêt.
Elle lui permet de s’enrichir et de tenter de piller les capacités scientifiques et industrielles de son principal voisin, d’affirmer une politique ou d’imposer aux pays membres de cette organisation une vision internationale atlantique, en contradiction avec la tradition et la dimension de la France. Il n’y a donc que le gouvernement français pour croire encore à une collaboration privilégiée avec l’Allemagne et à une intégration européenne. Il endosse, aveugle à la Realpolitik de celui qu’il croit toujours être son partenaire privilégié, les faiblesses de l’UE et son alignement washingtonien.
Le président persiste à prouver cet engouement supranational dans les plus symboliques de ses décisions ; ainsi le nouvel acronyme prévu pour remplacer celui de l’École Nationale d’Administration, grande école dont nul ne souhaite la mort, ne comprendra plus de référence à la nation et deviendra Institut du Service Public, soulignant le banal collectif et gommant l’idée force de consécration à la Nation. N’importe quel personnage politique, se voulant responsable, devrait réfléchir face à la perversité et à l’outrecuidance des directives européennes, dont une des exigences récentes, à titre de simple exemple, voudrait aligner les armées françaises sur le temps et les règles de travail s’appliquant aux civils, menaçant ainsi notre capacité opérationnelle et le fragile maintien de notre puissance.
Cette absence de réalisme se vérifie dans les relations internationales, y compris en Afrique où le chef de l’État aurait espéré, naïvement, un soutien plus marqué des « européens » dans nos opérations au Sahel. Il vaut mieux d’ailleurs pour ce qui reste de notre dimension africaine, qu’il ne l’ait pas obtenu…Le levier de puissance a laissé place à un multiplicateur de faiblesses.

L’étranger regarde donc la France avec la morgue des forts, sachant pertinemment qu’elle ne se désolidarisera pas de la défaillance morale, des minauderies et des lâchetés de l’UE. Évoquons quelques conséquences marquantes, significatives, de cette faiblesse acquise.
Le voyage du premier ministre en Algérie a été annulé, non pas pour cause de Covid, mais pour cause de volonté de ce pays, sans réel passé, de s’en construire un légendaire au détriment de l’honneur de la France et de la vérité. C’est là une conséquence de ce pataugeage qui est la caractéristique première de cet ensemble hétéroclite qui nous gouverne. Prisonniers de leur idéologie supranationale et de cette mentalité de faibles avec les forts et de forts avec ceux qui ne peuvent rien dire et faire, ces gens, ministres et président, acceptent les gifles et trouvent de bonnes raisons aux offenses reçues pour justifier auprès du peuple leur manque d’échine. Rappelons-nous de l’invraisemblable brassage d’air sur d’inconsistantes promesses, lors de la crise des Gilets jaunes qui ne demandaient, en fait, qu’un peu plus de considération pour le peuple français. Que dire de notre absence de politique suivie et indépendante au Proche-Orient ?
Que dire aussi de notre renoncement à une vraie politique africaine pourtant naguère atout de notre puissance ? Que dire de l’absence de réaction à l’agression du Turc sur notre frégate le Courbet ? Que dire aussi de notre désintérêt pour notre outre-mer et ses 11 millions de km2 de zone économique exclusive qui pourraient faire de notre pays une super-puissance ?

Ces pertes de substance discréditent l’État et le rendent inapte à réagir face aux effets désastreux des dérives « culturelles » morales, médiatiques et politiques. Ainsi peuvent prospérer dans le vide de l’autorité, racialistes, féministes, décoloniaux, LGBT, antispéciste, écolos extrémistes et naturellement, islamistes. Les combattre nécessiterait la volonté d’une nation solide, unie et gouvernée. Pire, l’islam, le danger majeur, ne peut pas être vraiment mis en accusation car personne n’osera, dans un tel contexte de soumission à l’UE et de dictature des minorités, exposer les versets les plus sanguinaires du coran ni les traits les plus barbares de la vie du Prophète, ni surtout la volonté, pourtant bien réelle, de cette idéologie de conquérir la France. Si bien que ce gouvernement se trouve démuni face à l’envahissement de projets de constructions d’ouvrages mahométans dédiés à l’accélération de l’implantation de cette idéologie religieuse dans le pays de Clovis, de Jeanne d’Arc, de sainte Thérèse de Lisieux, de Charles de Foucault, de Notre Dame et des apparitions de Lourdes. Comment faire respecter un État qui se déjuge lui-même et trahit ses fondements chrétiens en trouvant toutes les circonvolutions juridiques possibles pour ne pas s’opposer fermement à l’édification de bâtiments à vocation prosélytique comme à Albertville ou à Strasbourg ?

Ce parfait alignement européen, à forte odeur idéologique, pousse parfois à devancer les souhaits de l’UE et à blesser profondément la patrie charnelle. Ainsi notre future carte d’identité, dont je parlais dans un précédent billet, devra être bilingue, au cas, sans nul doute, où certains nouveaux Français seraient des immigrés anglo-saxons… Difficile de comprendre que l’on n’y ait pas pensé avant. Pour cette raison aussi le président actuel, à l’occasion du décès du duc d’Édimbourg à adressé ses condoléances à la famille royale, parfaitement francophone, en anglais, foulant au pied tous les usages diplomatiques voulant qu’un représentant de l’État, dans ses correspondances avec l’étranger, s’exprime en français avec une traduction dite de « courtoisie ». Cette absence de vision nationale et de ses fondements, rend aveugles de nombreux politiques, indépendamment de leur orientation initiale.
Ainsi, dans la discrétion, le jeudi 8 avril, une proposition de loi sur la protection et la promotion des langues régionales a été adoptée par l’Assemblée nationale.
Ce n’est pas sans conséquence. Alors que l’enseignement s’est effondré, produisant des générations incultes et qu’il faudrait rebâtir l’éducation nationale, les politiques, pour mieux détruire notre langue, qui est l’âme de notre nation, après avoir imposé l’apprentissage d’une langue étrangère (évidemment majoritairement l’anglo-saxon), dès le primaire, valorisent les langues locales à côté de l’arabe. Elles pourront désormais être utilisées dans l’enseignement public, mettant ainsi à bas, le lent travail fédérateur de la IIIème République et lançant un pied de nez à la francophonie déjà dirigée par une anglophone…
Que nos langues régionales puissent recevoir un enseignement facultatif serait largement suffisant pour les préserver. Comment, dans ces conditions, faire apprendre le français à des immigrés, qui ne veulent pas s’intégrer, si par ailleurs nous ne défendons pas notre langue et si les plus hautes autorités de l’État font de la repentance de l’histoire de France un des axes de leur politique et montrent une volonté de subordonner le pays à une organisation internationale dont la direction, à l’évidence lui échappe totalement…
Ne nous étonnons donc pas que la France soit si facilement humiliée et que l’Algérie changeant l’histoire, se prépare vraisemblablement à demander réparation de la civilisation que la France lui avait apportée.

Henri ROURE
15 avrril 2021


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