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Energie nucléaire : Pour un référendum sur la nationalisation d’EDF
Communiqué de l’Arc Républicain de Progrès

vendredi 18 mars 2011, par Comité Valmy


Communiqué de l’Arc Républicain de Progrès

Energie nucléaire : Pour un référendum sur la nationalisation d’EDF.

A la suite du séisme qui a frappé le Japon, au moins trois réacteurs nucléaires sont l’objet de très graves incidents dans ce pays.

Ces réacteurs sont de conception états-unienne ancienne. Ils ont plus de 40 ans, pas de bâtiment réacteur en protection renforcée (toit plat et non en coupole demi sphérique), pas de circuit intermédiaire pour l’évacuation de la chaleur (fabrication de la vapeur-réacteur dit à eau bouillante- dans la cuve du réacteur lui- même et non par des générateurs de vapeur extérieurs), etc. La compagnie qui exploite ces réacteurs, TEPCO, est une société dont 97% du capital est privé, dont les actionnaires sont japonais ou étrangers, des particuliers ou des institutions financières. Cette compagnie a déjà défrayé la chronique les dernières années.

Cette grave situation confirme notre vision du nucléaire civil pour notre pays, selon laquelle l’énergie nucléaire est une entreprise trop sérieuse pour être laissée aux mains des capitalistes et à leur logique de profit maximum immédiat ou de concurrence libre et non faussée. Il y a donc une urgence nucléaire en France : Abolir la loi NOME et la concurrence pour la production et la distribution d’énergie, rétablir le contrôle de la société, en l’occurrence de l’Etat, sur cette ressource, réaliser le retrait de l’actionnariat privé qui impose la productivité maximale.

Car c’est seulement ainsi que l’on peut redonner toutes les ressources à EDF devant redevenir publique, et non à des actionnaires et des firmes privées (ex : Direct Energie, Poweo, Suez) qui exigent la vente à bas prix, au détriment d’EDF, du courant dans les centrales, dont le gouvernement vient d’autoriser la prolongation de la durée de vie de 40 ans à 60 ans. Les bénéfices de cette autorisation doivent être gardés par EDF, pour payer les investissements de sécurité concernant lignes, barrages et les centrales, ainsi que la recherche et les études. Les lois et traités criminels, absurdes, imposant l’"ouverture à la concurrence" doivent être dénoncés, en particulier pour des raisons de sécurité nationale mais aussi, internationale.

En effet, le coût de l’électricité nucléaire est essentiellement celui de la sécurité. Or la mise en concurrence ne profite qu’aux investisseurs, et aux très gros consommateurs industriels, seuls à même de faire jouer la concurrence. Les salariés sont soumis aux pressions et au harcèlement, les consommateurs victimes des ententes et monopoles de fait (sur un territoire). Cette plus - value exigée par les investisseurs se fait donc au détriment de la sécurité.

Remarquons que tous les partis, en particulier les écologistes, ont accepté le traité de Maastricht, qui met en place cette concurrence. Ces derniers s’en font même les héros, au nom de l’Europe et de leur lutte contre les lobbys, surtout s’ils défendent les intérêts de l’Etat français.

Enfin cette mise en concurrence se fait par la destruction des savoir-faire et de la souveraineté sur les composants et les systèmes : par exemple, la fabrication des générateurs de vapeur de nos centrales est désormais confiée aux chantiers navals japonais de Kobé, suite à ces appels d’offre internationaux imposés par Bruxelles, amenant ainsi la désindustrialisation et la mise en danger de la population.

La politique énergétique de la France et sa sécurité impliquent manifestement le rétablissement de la souveraineté populaire et de l’indépendance nationale ainsi que la nationalisation démocratique de ce secteur stratégique. Cette ré-appropriation publique d’EdF devrait selon nous, bénéficier d’une gestion tripartite, Etat- salariés -usagers.

Le peuple de France qui est en état de légitime défense d’être exposé à des risques majeurs, suite à des décisions prises par des instances européennes illégitimes où la logique financière prime sur la sécurité des populations, devra imposer sa consultation directe par référendum, aux représentants de l’oligarchie financière mondialisée au pouvoir dans notre pays. Cette consultation pourrait être éventuellement, un référendum d’initiative populaire posant la question au peuple - nation du rétablissement définitif du secteur public de l’énergie.

Paris, le 14 mars 2011

10 Messages de forum

  • Qui pourra faire croire à l’utilité d’un référendum aux électeurs Français après le déni qui leur a été infligé lors de la remise en cause des plus de 55% de non au "Traité de Lisbonne" ? Seule une prise de conscience révolutionnaire pourra venir à bout des enarques qui manipulent le Peuple, alors nous pourrons nationaliser tout ce qui a été privatisé par les capitalistes !
    • Le résultat final d’un referendum n’est que le reflet du rapport de forces qui prévaut au moment et à l’endroit ou il a lieu. Par « résultat final » on entend non-pas le résultat sortant des urnes mais l’action (ou les actions) concrète(s) qui en résulte(nt). La même constatation peut être faite concernant le vote –par exemple- lors des élections législatives. Aucun parti n’est élu mandaté –par exemple- à faire baisser salaires, retraites et emploi. Pourtant, c’est exactement ce que les partis élus font, une fois au gouvernement. Pourquoi ? Simplement parce que telle est leur orientation et que le rapport des forces existant le leur permet.

      Prenant le risque de me répéter, je voudrais ajouter ici le commentaire que je viens de faire à l’article intitulé : « Japon : au drame provoqué par la nature s’ajoute celui de la folie des hommes » écrit par René Balme. Je copie :

      « Toutes les activités essentielles (énergie, santé, communication, éducation,..) doivent impérativement échapper au carcan imposé par la « nécessité de faire du profit ». Cela implique certainement le maintient du contrôle public là où il s’exerce et la renationalisation urgente des pans de ces secteurs qui ont éventuellement été privatisés. Ceci est absolument nécessaire mais point suffisant ! Encore faut-il que l’Etat qui contrôle ces secteurs cruciaux suive une politique qui sert les intérêts du Peuple et non pas une politique servant les intérêts des monopoles et de l’oligarchie financière. Un contre-exemple probant est celui des banques nationalisées dont les pratiques usurières, étranglant ménages populaires, petits épargnants, petits agriculteurs et artisans, se comparent parfaitement à celles de leurs homologues privées… ».

      Bref, tout se ramène à la vieille question : quelle classe est au pouvoir.

  • Il est donc admis que le peuple veuille du nucléaire ... ????

    On peut être pour la nationalisation d ’ EDF et contre le nucléaire ....

    Alors pourquoi pas un référendum sur le nucléaire ? On peut aussi les faire en même temps !!!

    Framboise

    • je partage le meme avis je suis pour la nationalisation EDF je suis aussi pour une sortie du nucléaire et la mise en place de suite de moyens pour des energies alternatives , pour des normes industrielles séveres qui n’autorisent dans notre pays que les appareils menagers peu gourmand en énergie, ne dites pas que cela revient plus cher , la demande fait baisser les prix

      Je suis pour un réferendum et j ’espere que nos elus respecteront les citoyens

      Eliane

  • Energie nucléaire : Pour un référendum sur la nationalisation d’EDF

    16 mars 2011 14:21, par Jean-Michel Dariosecq

    Certes, la "privatisation des bénéfices" signifie une course aux profits sans états d’âme et sans s’occuper du reste. Mais il y a longtemps qu’est prévue aussi la "socialisation des pertes", c’est à dire en l’occurence que les coûts faramineux de l’exploitation de l’énergie radioactive sont en grande partie à la charge des contribuables (notamment le démantèlement des vieilles centrales).

    Ce qui permet, en n’intégrant pas tous ses coûts (sans parler des coûts à long terme des rejets dans la nature), de faire croire qu’elle n’est pas chère. Quant à faire croire que le capitalisme 100 % d’Etat est plus sûr, autant raconter que Tchernobyl n’a pas existé...

    Qu’on le veuille ou non, qu’elle soit privée ou publique, l’énergie nucléaire est dangereuse. Mais comme disait cyniquement un ancien directeur d’EDF à propos des déchets qui s’accumulent : "Il faut bien laisser des problèmes à nos enfants !".

    Une autre réalité est qu’une centrale nucléaire ne produit pas que de l’électricité et des déchets dont la radioactivité dure des milliers d’années, mais aussi du plutonium, qui lui même sert à fabriquer des bombes.

    L’indépendance nationale par la possession de la bombe atomique est une position qui peut se défendre. Mais les nucléophiles doivent l’assumer comme telle, plutôt que se cacher derrière la gentille notion de "service public".

    • Excusez mes interventions répétées mais quelques remarques me semblent nécessaires.

      1. Le Plutonium servant à la fabrication d’armes atomiques peut parfaitement se produire dans des réacteurs de recherche, même de faible puissance (quelques MW thermiques). Point n’est besoin de bâtir pour cette raison des centrales à 4000 MW thermiques.

      2. Toute production d’énergie (comme toute activité humaine d’ailleurs) comporte des risques. On peut s’étonner que traditionnellement, seuls les risques du nucléaire soient mis en avant. Prenons un barrage hydroélectrique ; quel danger représentent ces millions de tonnes d’eau suspendues au dessus d’une vallée, généralement habitée car fertile ? Personne n’en parle. Et pourtant, il y a eu dans l’histoire des destructions de barrages. Un séisme fort ou une action malveillante sur un barrage peuvent créer infiniment plus de victimes que tout accident survenu ou escompté sur une centrale nucléaire.

      3. Pour avoir une idée claire de la dangerosité d’une filière énergétique donnée, il faut procéder méthodiquement et avec du sang-froid. Pour ce faire, il faut commencer par choisir des indicateurs fiables d’évaluation du risque. Un tel indicateur pourrait être le « nombre de décès par kW électrique produit » (au comptage sinistre des décès il faut tout inclure, par exemple les accidents de travail survenus lors de la fabrication de l’acier servant à construire les machines qui travailleront dans la mine d’extraction de la matière première pour la filière examinée). Si l’on utilise cet indicateur, nous verrons que la filière électronucléaire est des moins dangereuses, loin derrière –par exemple- la filière « charbon » mais derrière aussi certaines filières réputées « écologiques » ou « sûres ». Pourquoi utiliser cet indicateur plutôt qu’un autre ? Parce qu’il est le moins « subjectif » ou « émotionnel ». C’est avec un indicateur équivalent, en l’occurrence le « nombre de décès par km-passager » que l’on compare par exemple le risque présenté par les différents moyens de transport, justement pour éviter des appréciations subjectives du genre « oui mais moi j’ai très peur dans l’avion ; dans la voiture je me sens plus en sécurité ».

      Pour ce qui concerne le coût de chaque filière, c’est une grande discussion mais, là aussi, il est évident que le coût de chaque étape du cycle énergétique doit être pris en compte. Dans tout ce qui précède, il n’a pas été question d’autres facteurs extrêmement importants tels la continuité et régularité de l’approvisionnement et le degré d’indépendance qu’acquiert un pays donné en choisissant une filière énergétique donnée.

      Pour finir, le cas de Chernobyl n’est pas probant : il s’agissait d’un Etat en décomposition, victime des coups assenés par l’Ouest depuis sa création mais aussi victime de ses erreurs politiques et d’une cinquième colonne redoutable. Le plus illustre des représentants de cette dernière, fête son 80ieme anniversaire à Londres, a la fin de ce mois. Pour ceux qui sont intéressés, les festivités auront lieu au luxueux Royal Albert Hall, en présence d’Arnold Schwarzenegger, de Sharon Stone, de Kevin Spacey de Mel C (du groupe Spice Girls), du groupe Scorpions, de John Major (ancien premier ministre Britannique) et de Shimon Peres (ancien premier ministre Israélien). La présence de la « dame de fer » Margaret Thatcher n’est pas encore confirmée. Il y aura projection d’un documentaire sur la vie de la personne en question et suivra la lecture de messages de félicitation de Bill Clinton, de Dmitri Medvedev, de Sting et de Bono (du groupe U2).

  • Il y a effectivement deux sujets concernant notre energie éléctrique : l°) la renetionalisation d’EDF comme tous les autres services indispensables à la vie des citoyens de France, afin de permettre un accès de tous à des prestations de qualité pour un prix coûtant c’est à dire hors du système des bénéfices d’actionnaires (hors du système capitaliste donc ! Le 2°) Que veulent les français comme source de production d’électricité, autrement dit : des dynamos sur tricycles dans chaque foyer, des barrages hydroélectriques, des éoliennes dans nos champs ou sur les toits, des panneaux solaires à des prix abordables donc hors du circuit commercial à plus- value ou le nucléaire que même dans le meilleur des cas, nous devrons bien endurer en attendant que les autres systèmes nous alimentent suffisamment ? J’ai omis encore quelques autres possibles mais j’ai autrechose sur le gaz ! Bien à vous, éliane pessel
    • Je vois personnellement plutôt 3 questions :

      1) Electricité publique ou privée ?

      Certes, une entreprise privée cherche uniquement le profit, mais une entreprise publique monopolistique peut très bien se comporter comme un Etat dans l’Etat, qui prend des décisions en fonction de son propre agenda (être toujours plus grosse, plus puissante, plus incontournable), et sans rendre de comptes à personne, pas même au Parlement.

      2) Que voulons nous exploiter comme source d’énergie ? En tenant compte :

      a) des vrais coûts : en amont et en aval, parfois cachés ou tout simplement négligés, car de toute façon, comme avec les banques, finalement le contribuable sera bien obligé de payer !

      b) des vrais risques : qui pour le nucléaire sont totalement imprévisibles puisqu’ils ne concernent pas seulement les quelques décennies d’exploitation mais aussi et surtout les siècles suivants de radioactivité des déchets.

      c) des conséquences sociales : du fait de sa dangerosité et de ses implications militaires, le nucléaire est le modèle parfait de production qui doit forcément être centralisée et hyper-contrôlée par un Etat fort. Ni locale, ni à la portée des citoyens, elle est au contraire un facteur majeur d’hétéronomie (le contraire de l’autonomie) d’une population.

      [Au même chapitre, la loi dite "Grenelle 2", destinée à saboter les énergies renouvelables pour favoriser le nucléaire, prévoit d’interdire les petits projets éoliens de moins de 5 éoliennes et d’une production théorique de 15 mégawatts. Ce qui supprimerait la moitié des projets en cours et a surtout pour objectif de maintenir l’énergie dans les mains de gros groupes puissants et d’empêcher l’autonomie locale des populations.]

      3) Et enfin et surtout : devons nous continuer à consommer-gaspiller toujours plus d’énergie (quelle que soit sa source, et que les exploitants soient publics ou privés) ?

      Le "tout électrique" dans des bâtiments mal isolés, prôné par EDF (même du temps où elle était publique) pour faire consommer-gaspiller le maximum d’électricité (et ainsi rentabiliser son programme nucléaire) a-t-il été un choix démocratiquement discuté par des citoyens contradictoirement éclairés ?...

      L’éloignement croissant des lieux de production et de consommation des marchandises, comme des lieux d’habitation, de travail, de loisirs des personnes provoque une dépense délirante de pétrole, dont on pourrait décider qu’il serait mieux utilisé autrement, y compris en étant transformé en électricité.

      Aucune source d’énergie n’est exempte de problèmes ! Mais ce qui manque, ce n’est pas seulement un référendum sur la nature privée ou publique des fabricants d’électricité, c’est d’abord un débat public et de longue haleine sur toute la question énergétique. Débat absent à ce jour et sur lequel pèse forcément toujours le lobby des industriels (publics ou privés). Les citoyens doivent identifier et résister aussi à ce lobby.

  • Bonjour, Oui il faut maintenir le nucléaire et le moderniser. Les réacteurs de nouvelles générations présentent une sécurité incomparable à ceux qui menassent le Japon. Plutôt que de cultiver la peur à des fins d’exploitation politique il conviendrait de mener une enquête sérieuse sur tous les manquements à la sécurité de l’exploitant Japonais. Enfin il faut en finir avec la litanie sur la « nécessité » de faire des profits qui ne servent qu’à gaver des actionnaires parasitaires. Il faut donc renationaliser en totalité ce formidable outil qu’était EDF. Et enfin, sortir de ce carcan totalitaire qu’est l’Europe. Les énergies renouvelables c’est du pipeau. Il faut lancer la recherche sur la fusion contrôlée, sa mise en œuvre couperait l’herbe sous les pieds des impérialistes US qui exterminent à tour de bras pour contrôler les sources d’énergie, ce qui leur permet pour le moment de jouer aux maîtres du monde pour notre plus grand malheur. Roland M

    Voir en ligne : Energie nucléaire


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