COMITE VALMY

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Source : DECAP’ACTU

Catastrophe nucléaire = faillite d’un système

dimanche 13 mars 2011, par Comité Valmy


La catastrophe nucléaire japonaise démontre de manière aussi magistrale que dramatique à quel point il est délirant de soumettre les technologies nucléaires aux seules lois du marché, fût-il libre et non faussé.

Comment a t-on pu construire et maintenir pendant 40 ans des centrales dangereuses à quelques kilomètres d’une faille tectonique dans un pays qui se préparait par ailleurs à un énorme risque sismique ? La réponse est simple : seule la logique financière a été considérée, aucun processus démocratique impliquant les populations n’aurait permis cette aberration qui a conduit à la catastrophe.

Comment accepter que se produise une telle catastrophe dans une usine qui avait été arrêtée par décision du gouvernement japonais quand il avait été découvert que l’opérateur fraudait pendant les inspections en injectant de l’air pour passer les tests des enceintes de confinement ?

C’est ce qu’il pourtant ressort du communiqué ci-dessous trouvé sur le site officiel de l’opérateur TEPCO :

Rapport final concernant le problème des essais de détection sur la cuve de confinement primaire à Fukushima Daiichi Station Unit-1 présenté à la ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie

11 décembre 2002

Tokyo --- Tokyo Electric Power Co. (TEPCO) a présenté aujourd’hui (ndlr : 11/12/2002) le rapport final concernant le problème des essais de détection sur la cuve de confinement primaire à Fukushima Daiichi Nuclear Power Station Unit-1 du ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie.

Dès que la suspicion a été émise que de l’air aurait été injectée dans l’enceinte de confinement primaire, TEPCO demandé à une équipe externe composée de cinq avocats experts indépendants chargée d’enquêter sur la situation. L’enquête a duré environ deux mois et après son achèvement l’équipe a rapporté à TEPCO ses conclusions. Le rapport de TEPCO démontre sa reconnaissance des résultats de l’équipe d’enquête, et décrit les mesures qu’il prendra à l’avenir.

Les conclusions de l’équipe d’enquête sont les mêmes que celles du rapport intérimaire publié le 25 Octobre :

1. Il a été confirmé que des actes malhonnêtes avaient eu lieu, y compris l’injection d’air dans la cuve de confinement primaire afin de réduire le taux de fuite alors que les travailleurs de TEPCO ont participé aux 15e et 16e inspections périodiques à Fukushima Daiichi, Station Unit-1 .

2. Mis à part les actes mentionnés ci-dessus, à Fukushima Daiichi Station Unit-1 aucune autre pratique malhonnête n’a été trouvée dans tous les autres tests d’étanchéité effectués dans le passé dans toutes les centrales nucléaires.

TEPCO tiens à exprimer ses sincères excuses, tant pour ceux dans le voisinage de ses centrales nucléaires et à tous les membres de la société, pour la conduite des pratiques malhonnêtes durant les inspections de sûreté nucléaire du gouvernement.

Nous, TEPCO, ferons de grands efforts pour prévenir la répétition de telles erreurs et pour regagner la confiance du public dans notre société et dans l’énergie nucléaire.

Nous ferons cela en créant "un système qui ne permettra jamais à des travailleurs de s’engager dans des pratiques malhonnêtes » et en créant « un climat dans lequel les travailleurs ne devront jamais s’engager dans une pratique malhonnête ».


Nous constatons aujourd’hui que tous les contrôles d’état sont inefficaces pour empêcher des industriels privés de faire courir des risques insensés aux populations.

C’est la même logique néolibérale imposée par les traités européens qui a conduit l’état français à perdre le contrôle de l’ensemble du secteur énergétique, y compris du parc nucléaire français.

Tous les peuples du monde doivent tirer la seule conclusion qui vaille : eux seuls doivent décider à quels risques ils s’exposent pour produire l’énergie qu’ils veulent consommer. C’est maintenant une urgence et une question de survie. Aucun traité européen ni aucun accord de l’OMC - ou d’autres instances supranationales illégitimes - ne peuvent primer sur le droit fondamental des peuples à vivre en sécurité, partie essentielle, s’il en est, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.


"Il faut que la collectivité, c’est à dire l’État, prenne la direction des grandes sources de la richesse commune et qu’il contrôle certaines des autres activités, sans bien entendu exclure les grands leviers que sont, dans l’activité des hommes, l’initiative et le juste profit". Charles de Gaulle, le 1er octobre 1944 à Lille.
Reproduction autorisée avec ce lien : Source : Decapactu 572

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